Après plusieurs reports, le lanceur européen a décollé depuis Kourou pour son premier vol commercial avec un satellite militaire d’observation de la Terre pour le compte de la France.
Un «lancement parfait» et «une nouvelle ère» pour l’Europe, se félicite-t-on chez Arianespace. La fusée Ariane 6 a placé jeudi en orbite un satellite militaire embarqué pour le compte de la France, un premier vol commercial lourd d’enjeux pour la souveraineté spatiale européenne. La manoeuvre a été effectuée à l’heure prévue, un peu plus d’une heure après le décollage réalisé depuis Kourou, en Guyane française.
En Europe, seules la France et l’Italie disposent de satellites militaires, respectivement cinq avec celui lancé jeudi et deux, alors que les Etats-Unis comme la Chine comptent «des centaines» de satellites militaires ou civils et militaires, selon Philippe Steininger, auteur du livre «Révolutions spatiales» et consultant du Cnes, l’agence spatiale française. Le satellite CSO-3 attendait depuis 2022 d’être lancé; ses deux prédécesseurs, CSO-1 et CSO-2, ont été envoyés en 2018 et 2020 par des vaisseaux russes Soyouz.
Mais on ne parle pas là d'un lanceur comme Ariane 6 mais d'un second étage de fusée très lourd, destiné à propulser du voyage habité interplanétaire inutile pour se la péter.
Ariane 6 a réussi sa première mise en orbite et c'est de très bonne augure pour placer des centaines de satellites en orbite. Chaque lancement est un peu plus couteux qu'un lancement par SpaceX ( de mémoire 85 millions, 130 pour les gros lanceurs, contre 65). Mais il est important de ne plus avoir à se reposer sur les 6000 satellites de Musk car les mouvements militaires sont fortement impactés par l'observation de l'ennemi et c'est ( ou c'était) un point capital qui a permis aux ukrainiens très inférieurs en nombre et en matériel de résister au rouleau compresseur russe.
Il va falloir quand même accélérer la cadence.