spacedan a écrit :
le match retour au Camp Nou l'Inter a reussi à faire un match ultra défensif là où Arsennal n'a pas su le faire.
il ne restait plus que 34 mn à jouer et Arsennal pendant 1 heure n'avait rien montré.
Mais honêtement Arsennal était venu pour garder le résultat sinon ils auraient clairement jouer d'avantage,ils espéraient tenir en défense et aller planter un but en contre. Cela aurait pu fonctionner mais cela n'a pas été le cas.
n'empêche que ça a vraiment failli marcher je pense. je trouve que les commentateurs vont un peu vite, à dire "de toute façon, exclusion ou pas exclusion, barcelone était mille fois meilleur, se serait qualifié".
la domination de barcelone était énorme, mais assez stérile, exactement comme... l'année dernière contre l'inter.
moi je suis fan de barcelone (j'étais pour barcelone).
mais je suis vraiment pas fan des journalistes, qui passent leur temps à "lisser" la complexité du réel dans leurs commentaires d'après-match. dans le foot, y a de la logique, mais y a aussi beaucoup d'aléas. et on dirait que les journalistes se donnent pour mission de donner du sens, après coup, à quelque chose qui est hyper aléatoire : le résultat.
l'équipe a titre "incontestable". il aurait suffi que arsenal finisse à onze et que la domination de barcelone reste stérile, les éditos de l'équipe aurait dit en gros "dominer n'est pas gagner, barcelone vient encore de l'apprendre à ses dépens, arsenal a bien joué le coup", etc.
je trouve que ce serait plus humble de la part des journalistes d'écrire de temps en temps "ça s'est joué sur un coup de dé, le résultat, à un rien près, aurait pu être inversé".
parce que c'est ça le foot : typiquement un sport où, + encore qu'au tennis, au rugby ou au hand, de (toutes) petites causes peuvant avoir de (très) grands effets.
(c'est d'ailleurs peut-être en partie ce qui explique la popularité de ce sport, où le moins fort dans 90 % des compartiments du jeu a quand même une chance. et c'est aussi ce qui explique que c'est un sport qui fait parfois s'arracher les cheveux aux milliardaires qui y investissent : dans la durée, les plus riches finissent par gagner, mais sur qq matches, c'est beaucoup moins simple (cf. les échecs répétés d'abramovitch à gagner la ligue des champions).