Guerre des gangs à Marseille : trois morts de plus
Les corps de trois hommes carbonisés dans une voiture ont été retrouvés le 25 décembre, peu avant minuit. Sans doute un règlement de comptes entre trafiquants de drogue.
La guerre des cités a fait trois morts de plus, au terme d'une semaine particulièrement sanglante, à Marseille.
Dimanche, peu avant minuit, les voisins d'une pinède des Pennes-Mirabeau, au nord de la ville, entendent une violente explosion. Les policiers arrivent et découvrent une puissante Audi A 3 calcinée. À l'intérieur, trois corps carbonisés, tous à l'arrière. Deux sont assis, le troisième allongé.
En examinant en détail la carcasse du véhicule, les experts de la police vont retrouver deux impacts de balles. Quant aux cadavres, ils ont été transférés à l'hôpital de la Timone pour autopsie. D'une part pour pratiquer des tests ADN qui pourraient permettre l'identification. D'autre part pour repérer si les victimes ont été exécutées par balle, avant l'incendie du véhicule. Ce qui est vraisemblable. Depuis les années 2000, les règlements de comptes dans le milieu marseillais se terminent souvent avec une « voiture barbecue », où il est très difficile de retrouver des indices.
Cette exécution intervient six jours après la découverte d'un autre corps calciné dans une voiture, le lundi 19 décembre, et l'exécution d'un garçon de 17 ans au pied de son immeuble jeudi : un suspect âgé de 18 ans, vient d'ailleurs d'être arrêté.
Pour les policiers, il s'agit de règlements de comptes entre les trafiquants des cités marseillaises. Une véritable guerre dans un contexte où les malfaiteurs n'ont plus peur de rien ni de personne et sont armés jusqu'aux dents.
Ceux la couteront pas cher à l'état
