c'est toujours les français qui ont le dernier mot....
Posté : 05 février 2011 11:35
Les Français ne travaillent pas davantage le dimanche
EMPLOI - La part des salariés dominicaux est restée stable depuis la réforme...
Votée en 2009, la loi Maillé n’aura pas changé grand-chose au repos dominical des Français. La part des personnes qui travaille le dimanche est restée stable, selon des données publiées vendredi par le ministère du Travail.
Chiffres stables
Fin 2009, 12% des salariés, soit 2,7 millions de personnes, disaient travailler régulièrement la dimanche. Ils étaient 2,8 millions fin 2008, soit 12,1% des salariés.
Les professions qui travaillent le plus le dimanche sont les ouvriers de la boulangerie, les employés et professions intermédiaires du commerce alimentaire, de la santé, de la surveillance et les ouvriers et employés des transports, les cadres et professions intermédiaires de la culture, les policiers et les militaires. Ils représentent 17% des salariés mais assurent 60% du travail dominical habituel.
Régularisation des situations
Ces chiffres donnent raison au gouvernement qui avait assuré que la réforme ne viendrait pas bouleverser les habitudes professionnelles des Français. La loi Maillé semble donc plus avoir surtout régularisé des situations déjà existantes.
Avec la création de «périmètres urbains d'usage de consommation exceptionnelle» (PUCE), les centres commerciaux de Plan de Campagne (Bouches-du-Rhône) ou de Gonesse (Val d'Oise) peuvent ainsi ouvrir légalement le dimanche sous réserve de payer davantage leurs salariés.
Dérives dominicale
Mais si le travail le dimanche ne s’est pas généralisé, les syndicats en critiquent toujours les dérives. Difficile souvent de refuser le travail dominical à son employeur alors qu’il est censé se faire sur la base du volontariat.
Les travailleurs du dimanche subissent aussi davantage des horaires atypiques. 63% d'entre eux travaillent habituellement aussi le soir et 95% le samedi, selon les données du ministère. Et les femmes représentent 60% des salariés des secteurs d’activités dans lesquels le travail dominical est important.