Sur la question de l’immigration, l'UK applique désormais sa propre politique. Et avec Starmer, dont les positions sont à peu près alignées sur l’UE, nous allons grosso-modo dans la même direction que les Anglais, mais avec le boulet bruxellois au pied.Kabé a écrit : 22 juin 2026 12:49djep a écrit : 22 juin 2026 12:40
Il y a une grosse différence entre l'UK et la France. Les Britanniques sont sortis de l'UE, ils décident désormais librement de leur politique, tandis que la France, en tant que membre de l'UE, doit s’aligner sur ses directives et réglementations communes, ce qui limite énormément la marge de manœuvre du parti qui prendra le pouvoir.
En guise de réponse à ça, je cite quelques paragraphes d'un article (et d'un site) intéressant à ce sujet :Le Brexit a toujours été un compromis économique. Il s'agissait d'une décision de s'éloigner de l'intégration profonde avec l'UE en échange d'un plus grand contrôle interne sur la migration, la réglementation et la politique commerciale. La question n'a jamais été de savoir si cela entraînerait des coûts. C'était l'importance de ces coûts, la rapidité avec laquelle ils apparaîtraient et si les gains d'autonomie les compenseraient.
Près d'une décennie après le référendum, la réponse large est maintenant plus claire. Le Brexit a rendu l’économie britannique plus petite qu’elle ne l’aurait été autrement. L'effet n'a pas été un effondrement soudain, mais un frein progressif et cumulatif du commerce, de l'investissement et de la productivité.
(...)
Le problème plus large est que le Brexit a rendu les défis économiques existants du Royaume-Uni plus difficiles à résoudre. Le pays a déjà connu une faible croissance de la productivité, un faible investissement, des finances publiques tendues et d'importantes inégalités régionales. La réduction de l'intensité commerciale et l'affaiblissement des investissements aggravent ces problèmes. Une économie plus petite signifie également une baisse des recettes fiscales, ce qui limite la marge de manœuvre fiscale pour les gouvernements afin d'améliorer les services publics ou de réduire les impôts.
Qu’en est-il des gains d’autonomie ? En principe, le Royaume-Uni peut désormais réglementer différemment, définir sa propre politique commerciale et concevoir son propre système de migration. En pratique, les avantages économiques ont jusqu'à présent été limités. La divergence réglementaire peut créer des opportunités dans des domaines spécifiques, mais elle augmente également les coûts dans de nombreux autres. De nouveaux accords commerciaux avec des pays tiers peuvent apporter certains avantages, mais les estimations officielles suggèrent que ceux-ci sont faibles par rapport aux coûts d'une intégration réduite de l'UE.
(...)
Le Brexit n’a donc pas produit de crise économique au sens conventionnel. L'économie britannique a continué de croître, le chômage reste relativement faible et de nombreuses entreprises se sont adaptées. Mais l'adaptation n'est pas la même chose que l'absence de coût. Le contrefactuel le plus pertinent n'est pas de savoir si l'économie fonctionne encore, mais combien elle aurait pu être meilleure; sur cette question, les preuves sont de plus en plus établies.
https://ukandeu.ac.uk/brexit-ten-years-on-the-economy/
D'ailleurs, voilà où nous en somme si l'on veut comparer la France au RU:
Classement dans le G20 en 2010
États-Unis
Chine
Japon
Allemagne
France (PIB : ~2 580 milliards $)
Royaume-Uni (PIB : ~2 417 milliards $)
Italie
Brésil...
Classement dans le G20 en 2025
États-Unis
Chine
Allemagne
Japon
Inde (dépassant le Royaume-Uni et la France)
Royaume-Uni (PIB : ~3 645 milliards $)
France (PIB : ~3 162 milliards
Italie...
Bref en 2026 le RU a dépassé la France, en PIB et en classement/G20.


