Première partie
Cela fait trois fois que je me rends sur l’île de Crète.
Plus exactement dans la petite ville Irapétra dans un hôtel en bordure de mer.
Des vacances surprenantes à plus d’un titre…
Mes commentaires sont issus de mes observations.
Cet hôtel Grec accueille une majorité de touristes polonais en couple avec des enfants, le restant est composé de 15 % de touristes français.« Pour l’instant rien d’étonnant ! »
J’ai l' habitude pendant un séjour à l’étranger de louer une voiture pour visiter les rivages de l’île et son arrière pays.
Les décors sont fabuleux, la cote est découpée en petites criques.
Idéale pour nager dans une eau d’une rare transparence avec mon tuba.
Le soleil ardent est rendez-vous…
La nature est grandiose dans toute sa splendeur, pas de grands immeubles défigurant l’horizon bleu.
Première anomalie, des débuts constructions d’ossature bétonnée en ciment à l’abandon….
Ne pouvant plus financer les travaux les édifices sont abandonnés en cours de construction et aussi échapper à l'impôt, car toute construction pas finie n'est pas imposable.
Il semblerait que les grecs vivent de pas grand-chose…
Visiblement ils tirent « le diable par la queue » ce qui n’arrange rien, ils ont subis récemment une augmentation de la TVA de 20 %
Peu circulation routière dans les zones agricoles.
Deuxième partie
Revenons à l’hôtel, le soir à l’ouverture du restaurant à 19 heures tous les polonais sont agglutinés terriblement impatients devant la porte.
A peine ouvert, Nos polonais se jettent comme des malades sur les buffets, de hors-d’œuvre, de plat de viandes, desserts en les empilant dans leurs assiettes en monticule de nourriture.
Dans cet hôtel tout tourne à l’économie, peu de personnel, les mêmes plats tous les jours, les mêmes légumes juteux, melon en permanence comme seul dessert…
Curieusement, seul les touristes français ont râlés avec virulence auprès de la direction sur tous les petits impondérables et des prestations insuffisantes de l’hôtel.
« Les français sont chroniquement des mécontents de tout, même en vacance, ils ne peuvent s’empêcher de râler. »
Pendant ce temps les polonais s’envoyaient verre après verre d’alcool et bière au bar de la piscine, buvant jusqu'à plus soif en compagnie de leurs jolies femmes…
Curieux les décalages!
Des polonais contents piliers de bars, leurs belles femmes blondes à croquées et des français dans leurs coins entrain de ruminer leurs futures vengeances en dénonçant des pires maux sur le Net, leur séjours de vacance.
Curieuse ambiance générale, les grecs sont impassibles aux critiques.
« Mais pourquoi donc, les touristes polonais étaient si affamés ? »
Un touriste bien informé me raconte que les groupes de polonais sont des ouvriers de chez DACIA en Pologne.
Suite aux mouvements de grèves pour une augmentation de salaire, afin de calmer leurs revendications, la direction de leur usine leurs a payé un séjour gratuit de 15 jours en Crête.
Ce qui explique que toutes les prestations de l’hôtel étaient sur le mode économique.
Personnellement, cela ne m a nullement gêner.
L’important dans les voyages, c’est la découverte…
Trois mondes différents : Les grecs en faillite, les polonais au pouvoir d'achat médiocre et les français râleurs qui ne cessent de geindre comme des enfants gâtés pour n’importe quoi.
Les signes avant coureurs sont nettement visibles de la prochaine crise financière mondiale.
Dans l’attente de la catastrophe finale…
L’ouvrier polonais boit jusqu'à plus soif, vide sa vessie en plongeant dans la piscine de l’hôtel.
Le français râle allongé sur son transat.
Et moi je repique une tête dans la mer, observer les poissons, la seule race vivante qui ne souffrent pas d’une crise
« d’a-mer-tune ! »
La suite:
Les effets collatéraux "des révolutions arabes" sur les prix, les destinations et l'industrie des vacances où la clientèle française est exclus, car trop revendicatif sur les forums.
