papibilou a écrit : ↑17 juin 2021 10:45
On ne mélange pas la mortalité par pays qui n'a d'autre intérêt que de fournir un élément comparatif entre pays de populations et de tailles différentes avec la létalité. La létalité, c'est autre chose. C'est une mesure de gravite d'un virus en fonction de sa contagion. Esbola est infiniment plus létal que le covid mais touche peu de monde; en revanche quand il touche un village les habitants on du souci à se faire.
Je ne vous reproche pas cette petite erreur, je la précise. Mais rien ne vous oblige à y adhérer. Vous soulignez à juste titre la létalité plus importante selon le type de population (comorbidités, âge) , et c'est bien la raison pour laquelle il serait erroné de comparer le taux de létalité en France et en Afrique. Mais cela a du sens dans un pays homogène comme le notre.
Vous avez souligné la marge d'erreur et vous pensez qu'elle peut être importante. Je crois exactement l'inverse. Par principe, on ne connait pas la marge d'erreur, sinon on la corrigerait. Mais il y a suffisamment d'observations hospitalières pour ne pas avoir de gros doutes sur les statistiques. Même si les chiffres réels étaient non de 110 000 décès, mais de 100 000 ou de 120 000 la létalité varierait peu (0.6 à 0.

et qu'est-ce que ça changerait ? Mais je ne peux, et vous non plus apporter quelque preuve que ce soit pour étayer notre avis respectif. Les arguments selon lesquels les tests ne sont pas fiables sont de vieux arguments sans beaucoup d'intérêt attendu que le temps et l'expérience sont passés par là et que je ne crois pas que les labos soient moins en mesure que vous ou moi de savoir comment les mesurer et à partir de combien de cycles il convient de se méfier des résultats et d'en refaire éventuellement un nouveau quelques jours plus tard. J'ai une bonne confiance dans leurs capacités à lire des résultats et à savoir traiter les tests en respectant les modes d'emplois selon les réactifs. Je les crois au moins aussi intelligents que nous et bien plus expérimentés. Mais vos doutes, parfois justifiés mais beaucoup trop systématiques, vous conduisent à douter de tout et de tous et d'en généraliser les erreurs trouvées.
Et, je vais vous faire un aveu: notre avis n'a aucun espèce d'importance.
Normal, un virus ne peut pas être fortement létal et en même temps fortement contagieux ; c'est logique
Le 0.15% n'est pas une erreur mais une façon de présenter les choses, remettez mes propos dans leur contexte et vous comprendrez que je choisis sciemment de mesurer la létalité sur la population entière pour mettre en lumière le fait que 99.85% de la population survit à ce virus, pour souligner que ça ne me semble avoir aucun sens de généraliser une expérimentation dangereuse pour un risque aussi faible ;
que ce soit parce qu'ils n'ont pas été infectés ou parce qu'ils ne sont pas décédés n'a pas d'importance, je ne suis pas dans une définition stricte de la létalité même si j'en ai fait un raccourci.
D'ailleurs si on va par là, la létalité globale en France n'aurait pas plus de sens, il faudrait encore zoomer sur les catégories d'âge pour comprendre que c'est quasi 0 de 1 à 60 ans globalement, et que tout est concentré sur les tranches d'âge les plus élevées ; c'est pourquoi je dis que chaque indicateur a un sens, on n'utilisera pas les mêmes selon qu'on cherche à évaluer la létalité propre du virus, la comparer par rapport à d'autres pays ou d'autres virus, d'une tranche d'âge à l'autre, évaluer une stratégie de soins hospitaliers ou des traitements ...
Pour le reste, nos opinions sont opposées parce que je vois bien plus les choses sous l'angle politique que sanitaire ; avec forcément un degré de confiance moindre dans les chiffres communiqués mais pas que ... c'est un fait que le test PCR n'est pas conçu pour détecter une infection réelle et que les procédures ne sont ni homogènes ni constantes ; ça n'a pas grand chose à voir avec la compétence des labos dont je ne doute pas, mais avec la signification de ces tests dès lors qu'ils ne distinguent pas le fragment vivant du mort, l'ancien du récent, et peut être même la spécificité du virus.
Or il y a dévoiement de la notion de cas, qui est au sens épidémiologique une personne qui a des symptômes
Evidemment, on ne peut pas avoir de preuves d'un côté comme de l'autre, mais la procédure en cours initiée par l'avocat allemand R.Fuellmich a bien approfondi le sujet
Quant à la létalité propre du virus, il me parait évident qu'elle est bien inférieure au chiffre officiel, parce qu'ellle doit être déterminée dans un "cours normal des choses" et toutes choses égales par ailleurs ; il va de soi qu'elle sera plus faible dans des pays bien dotés en moyens hospitaliers, ou qui ont traité les malades au stade précoce (selon les opinions bien sûr), ou choisi de tester/isoler systématiquement ... ces facteurs n'ont pas à être intégrés dans un taux de létalité standard parce qu'ils sont indépendants de la dangerosité du virus, et par définition perfectibles ...