avec les beaux jours qui reviennent, on assiste à une émergence de petites tenues légères, pas toujours adaptées à une tenue décente demandée dans l'enceinte d'un organisme scolaire.
Aujourd'hui, dans un collège de la région toulousaine, l'administration reprend le refrain sur un autre ton. « La mini, c'est plutôt la micro jupe chez certaines élèves », ironise le principal en expliquant : « Elles vont au collège comme on va en discothèque. Il y a des limites à l'indécence ».
À combien de centimètres du genou, ce pan de tissu prisé par les adolescentes devient-il synonyme d'exhibitionnisme ?
Dans cet établissement, au-dessus de 10 centimètres, les filles deviennent « provocatrices » et on suggère aux adolescentes de bannir désormais de leur garde-robe les jupes au-dessus du genou.
« Mettez les jupes le week-end et vous n'aurez pas de problème », conseillent des professeurs, tandis que la direction du collège rappelle filles et garçons à l'ordre : « Le règlement précise une tenue correcte et adaptée aux activités scolaires. On ne vient pas en cours en tongs et en bermuda, comme si on allait à la plage ».
Reste que « la question sensible, c'est bien la longueur de la jupe (ou du short) » reconnaît le principal en racontant : « La semaine dernière, j'ai demandé à un père de famille de venir rhabiller sa fille. Celle-ci est arrivée en cours en short »
Et celui-ci ajoute avec une pointe de sarcasme : « en short avec des collants opaques. Sauf qu'on voit tout à travers. » Le parent d'élève, ce jour-là, n'a pas apprécié le dérangement et il n'a pas mâché ses mots, non plus. « Vous cherchez quoi au juste ? À leur mettre la burqa ? » a-t-il rétorqué avec agacement.