Les valeurs de Droite (suite).
De ce que j'ai déjà dit, il découle bien évidemment qu'un droito a infiniment de respect pour l'argent, surtout les sommes énormes.
Par exemple si un projet d'aménagement, manifestement nuisible aux hommes et à l'intérêt général est en jeu, il pensera d'abord à la masse d'argent engagée...ou à gagner, même par d'autres.
Ainsi, il ne pourra s'empêcher d'être beaucoup plus indulgent (voire admiratif) avec un voleur en col blanc (situé hiérarchiquement/idéologiquement au-dessus de lui) qui vole ou détourne des millions qu'avec un citoyen pauvre "d'origine étrangère" qui vole ou trafique pour quelques milliers d'euros (par jalousie bien sûr).
Il peut même voter pour un repris de justice, genre Balkany ou Juppé ou Le Pen.
Pour lui tout passe par l'argent et s'il lui arrive de "s'indigner" contre la dégradation des moeurs il trouvera normal que tout se vende désormais et que même les gens apprennent à SE vendre pour "gagner" dans la compétition entre individus.
Se vendre, cela veut dire se mettre en valeur, se faire passer pour qui on n'est pas, dire et faire ce qu'il faut pour plaire à quelqu'un dont on attend quelque chose.
Il ne s'indignera pas contre la médiocrité des chaînes privées (le privé, c'est sacré, c'est toujours mieux) qui diffusent et rediffusent des séries violentes, vulgaires où le nombre de mots échangés est très inférieur à celui des coups de feu et des injures).
Ni contre les ressorts sur lesquels joue la publicité.
Une cause toute trouvée: mai 68...et son célèbre slogan "Il est interdit d'interdire".
On ne voit pourtant pas trop le rapport entre mai 68 et la télé "réalité", Steven Seagal, Touche pas à mon poste, Jean Marie Bigard ou les Chevaliers du fiel.
Le Droito veut bien interdire, lui.
Mais quoi?
Surtout interdire les interdictions et les droits qui entravent l'économie de marché en défendant les humains contre la cupidité de ceux qui les exploitent.
Eventuellement aussi les droits sociétaux des minorités : il s'accommode d'ailleurs très bien des inégalités.
L'inégalité est d'ailleurs fondamentalement une valeur de droite...bien que de nombreux droitos (quasiment tous ) se RECLAMENT de l'idée de nation, du drapeau BBR et de la république aux valeurs pourtant contraires (Liberté, Egalité, Fraternité, dzim boum, fermez le ban).
Voyez vous, il y aurait une nature humaine contre laquelle il est vain de lutter.
C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a des inégalités.
Il y a les plus forts qui réussissent (allo, Darwin?) et les plus faibles, les mauvais qui ne réussissent pas.
Ils picolent, jouent leur paie (bien trop élevée pour l'usage qu'ils en font, au lieu de la placer et de devenir entrepreneur...comme tout le monde) volent et détestent les riches: ils sont jaloux. Les ratés bien sûrs, pas ceux qui rêvent de grimper en marchant sur les autres.
C'est pour cette raison que les droitos sont en général peu enclins à condamner leurs crimes ou ceux de leurs ancêtres. C'est naturel (donc HUMAIN) de réduire en esclavage et de coloniser. Par contre, ceux qui tuent, torturent, violent font du tort aux maîtres du monde ne peuvent pas être humains.
Le communisme, dit le droito, serait une utopie qui finit nécessairement en dictature car il forcerait l'Homme à devenir meilleur.
C'est très précisément le contraire qui s'est produit: les dictateurs staliniens (Staline, Mao, Ceaucescu etc) ont contraint leurs peuples à la médiocrité obséquieuse et à la soumission vénale.
Autant dire que le droito n'a pas grand chose à faire des faits et de la vérité.
La nation.
Qu'est-ce que c'est?
Un attrape-couillon?
A suivre (ou pas, pour ceux qui ont les tripes sensibles)
