Re: qu'est ce que "les marchés"?
Posté : 06 juin 2018 16:39
Oui, et ?
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............Victor a écrit :Ben non, t'as pas remarqué comme tout le monde que l'Allemagne est particulièrement sourcilleuse sur les déficits et la dette publique ?AAAgora a écrit :
.
On ne berne pas ses gens là, nous sommes à 27 en Europe et au moins la moitié ne remplissent pas les conditions requises pour y être.
Pourquoi sommes nous aussi nombreux ?
Tout simplement pour que le marché soit le plus grand possible, avec la bénédiction de l'économie allemande, dont le 50% de ses exportations se fait dans le "grand marché européen".
L'UE et la BCE voulaient que la Grèce rentre et Goldman Sachs n'a fait qu'apporter la carte d'une fausse légitimité , contestée par personne.
Quel est le pays absolument intransigeant sur ces questions ?
L'Allemagne ...
Et tu prétends que l'Allemagne a donné sa bénédiction pour faire entrer un pays "pourri" dans la zone euro ... ???
La banque centrale a aussi un taux d'intérêt, si est plus faible le coût existe aussi, de plus il faut savoir que les bénéfices sont reversés principalement à de l'investissement ( 95% sur les derniers chiffres vus)sur les autoroutes que l'état devrait pratiquer aussi pour maintenir et améliorer l'infrastructure.AAAgora a écrit :
......
Un exemple est bien plus parlant :
L'Etat veux construire une autoroute.
Il fait des appels d'offre aux entreprises privées, il choisi celle qui lui convient le mieux.
Il connait le prix, supposons 10 milliards.
Avant il demandait à la BDF (sa banque) de lui imprimer 10 milliards, sans taux d'intérêts.
L'autoroute réalisée il rembourse progressivement les 10 milliards par le biais des péages des utilisateurs.
Il ne fait pas de la plus value, il rend un service payant à hauteur de 10 milliards.
Quand les 10 milliards sont totalement remboursés, il y destruction de la monnaie, comme si l'opération n'avait été pas réalisée.
Aujourd'hui, si l'Etat veut faire la même opération, il est obligé d'acheter les 10 milliards au privé, qui ne se prive pas de les prêter, moyennant des intérêts (la plus value de la banque), qui s'ajouteront au 10 milliards de départ et donc les usagers mettront plus de temps pour rembourser les coûts de réalisation de l'autoroute.
Autre cas de figure :
Une entreprise privée construit la même autoroute.
Elle fait payer les utilisateurs, pas pour un service rendu mais comme une vente d'un produit (elle ajoute aux couts de production les taux d'intérêts et la plus value (bénéfices).
Au final les utilisateurs payeront bien plus que les 10 milliards.
.......Labrecche a écrit :.AAAgora a écrit :
......
Un exemple est bien plus parlant :
L'Etat veux construire une autoroute.
Il fait des appels d'offre aux entreprises privées, il choisi celle qui lui convient le mieux.
Il connait le prix, supposons 10 milliards.
Avant il demandait à la BDF (sa banque) de lui imprimer 10 milliards, sans taux d'intérêts.
L'autoroute réalisée il rembourse progressivement les 10 milliards par le biais des péages des utilisateurs.
Il ne fait pas de la plus value, il rend un service payant à hauteur de 10 milliards.
Quand les 10 milliards sont totalement remboursés, il y destruction de la monnaie, comme si l'opération n'avait été pas réalisée.
Aujourd'hui, si l'Etat veut faire la même opération, il est obligé d'acheter les 10 milliards au privé, qui ne se prive pas de les prêter, moyennant des intérêts (la plus value de la banque), qui s'ajouteront au 10 milliards de départ et donc les usagers mettront plus de temps pour rembourser les coûts de réalisation de l'autoroute.
Autre cas de figure :
Une entreprise privée construit la même autoroute.
Elle fait payer les utilisateurs, pas pour un service rendu mais comme une vente d'un produit (elle ajoute aux couts de production les taux d'intérêts et la plus value (bénéfices).
Au final les utilisateurs payeront bien plus que les 10 milliards.
La banque centrale a aussi un taux d'intérêt, si est plus faible le coût existe aussi, de plus il faut savoir que les bénéfices sont reversés principalement à de l'investissement ( 95% sur les derniers chiffres vus)sur les autoroutes que l'état devrait pratiquer aussi pour maintenir et améliorer l'infrastructure.
Il y a une donnée que vous occultez complétement c'est l'effet de l'inflation, qui réduit le pouvoir d'achat de la monnaie, chose que subit tous les acteurs économiques, dans le cas de l'investissement, comme il reste une valeur elle est acceptable, mais que ce soit pour la Gréce ou l'Italie la création servirait à payer des fonctionnaires et des retraités dans le premier cas, et financer plus de dépenses sociales avec moins d'impôt, c'est-à-dire des dépenses de consommation qui détruisent la monnaie ce qui fait que 1 euro créés par un processus de relance se fait avec 2 euros de détruits, il est donc nécessaire de la conserver surtout pour des cas exceptionnels comme Keynes l'a défini en réponse à une crise.
et toi le roi nu néant en matière de post sans pertinence.Kelenner a écrit : Non Fonck, je t'assure que tu ne comprends rien à rien à l'économie, c'en est même gênant par moments.
quand on dépense pas comme un abruti, on a pas besoin de demander d'argent à qui que ce soit.AAAgora a écrit :
.........
Mais ce n'est pas une faute..... car c'était intentionnel de la part de Goldman Sachs, pour présenter un dossier acceptable et signée par un institut financier de prestige, dont la parole personne n'a mis en doute.
Au passage ils se sont sucrés une jolie commission et ils ont ouvert les portes de la Grèce à leurs amis.
Donc pas de faute, mais une manoeuvre menée de main de maître.
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Sur la deuxième phrase soulignée je n'ai rien à ajouter, tellement elle est incompréhensible et donc insignifiante.
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Le reste c'est de la rigolade......
ben les grecs, au lieu de s'acheter des BMW ou des wv,ils feraient mieux de rembourser leurs dettes....AAAgora a écrit :............Victor a écrit :
Ben non, t'as pas remarqué comme tout le monde que l'Allemagne est particulièrement sourcilleuse sur les déficits et la dette publique ?
Quel est le pays absolument intransigeant sur ces questions ?
L'Allemagne ...
Et tu prétends que l'Allemagne a donné sa bénédiction pour faire entrer un pays "pourri" dans la zone euro ... ???
Bien sur que l'Allemagne est très à cheval sur les déficit et la dette.
Ce qui ne l'empêche pas de vendre sa production à tous ceux qui en veulent.
Quelqu'un a dit " il vaut mieux soutenir des pays qui achètent vos produits, plutôt que de les laisser sombrer".
Et tant que les exportations allemandes vers la Grèce sont 8 fois supérieurs aux importations en provenance de la Grèce, Merkel n'a aucun intérêt à considérer l'investissement négatif.
La Grèce fait parti de l'OTAN et l'armement grec est assuré par l'Allemagne et la France, la Grèce payant évidemment les fournitures.
Mais attention à la Chine qui est devenu le premier pays exportateur vers la Grèce.
IL y a enfin le dossier privatisations, que la Grèce doit honorer en échange de soulagement de la dette, et les allemands sont au premier rang.
http://www.leparisien.fr/economie/grece ... 018213.php
oui, c'est ça que kelenner a du mal a comprendre, et qui se permet de donner des leçons d'économies aux autres....Labrecche a écrit :La banque centrale a aussi un taux d'intérêt, si est plus faible le coût existe aussi, de plus il faut savoir que les bénéfices sont reversés principalement à de l'investissement ( 95% sur les derniers chiffres vus)sur les autoroutes que l'état devrait pratiquer aussi pour maintenir et améliorer l'infrastructure.AAAgora a écrit :
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Un exemple est bien plus parlant :
L'Etat veux construire une autoroute.
Il fait des appels d'offre aux entreprises privées, il choisi celle qui lui convient le mieux.
Il connait le prix, supposons 10 milliards.
Avant il demandait à la BDF (sa banque) de lui imprimer 10 milliards, sans taux d'intérêts.
L'autoroute réalisée il rembourse progressivement les 10 milliards par le biais des péages des utilisateurs.
Il ne fait pas de la plus value, il rend un service payant à hauteur de 10 milliards.
Quand les 10 milliards sont totalement remboursés, il y destruction de la monnaie, comme si l'opération n'avait été pas réalisée.
Aujourd'hui, si l'Etat veut faire la même opération, il est obligé d'acheter les 10 milliards au privé, qui ne se prive pas de les prêter, moyennant des intérêts (la plus value de la banque), qui s'ajouteront au 10 milliards de départ et donc les usagers mettront plus de temps pour rembourser les coûts de réalisation de l'autoroute.
Autre cas de figure :
Une entreprise privée construit la même autoroute.
Elle fait payer les utilisateurs, pas pour un service rendu mais comme une vente d'un produit (elle ajoute aux couts de production les taux d'intérêts et la plus value (bénéfices).
Au final les utilisateurs payeront bien plus que les 10 milliards.
Il y a une donnée que vous occultez complétement c'est l'effet de l'inflation, qui réduit le pouvoir d'achat de la monnaie, chose que subit tous les acteurs économiques, dans le cas de l'investissement, comme il reste une valeur elle est acceptable, mais que ce soit pour la Gréce ou l'Italie la création servirait à payer des fonctionnaires et des retraités dans le premier cas, et financer plus de dépenses sociales avec moins d'impôt, c'est-à-dire des dépenses de consommation qui détruisent la monnaie ce qui fait que 1 euro créés par un processus de relance se fait avec 2 euros de détruits, il est donc nécessaire de la conserver surtout pour des cas exceptionnels comme Keynes l'a défini en réponse à une crise.
.Fonck1 a écrit :oui, c'est ça que kelenner a du mal a comprendre, et qui se permet de donner des leçons d'économies aux autres....Labrecche a écrit :
La banque centrale a aussi un taux d'intérêt, si est plus faible le coût existe aussi, de plus il faut savoir que les bénéfices sont reversés principalement à de l'investissement ( 95% sur les derniers chiffres vus)sur les autoroutes que l'état devrait pratiquer aussi pour maintenir et améliorer l'infrastructure.
Il y a une donnée que vous occultez complétement c'est l'effet de l'inflation, qui réduit le pouvoir d'achat de la monnaie, chose que subit tous les acteurs économiques, dans le cas de l'investissement, comme il reste une valeur elle est acceptable, mais que ce soit pour la Gréce ou l'Italie la création servirait à payer des fonctionnaires et des retraités dans le premier cas, et financer plus de dépenses sociales avec moins d'impôt, c'est-à-dire des dépenses de consommation qui détruisent la monnaie ce qui fait que 1 euro créés par un processus de relance se fait avec 2 euros de détruits, il est donc nécessaire de la conserver surtout pour des cas exceptionnels comme Keynes l'a défini en réponse à une crise.
ah ces profs, se permettent toujours de donner des leçons aux autres, mais ils devraient balayer devant leur porte.
Bâle 3 consiste à limiter la capacité d'émission de prêt à 9 fois le capital social de la banque, et non à multiplier des prêts de la BCE, qui n'existent pas à ce stade, mais quand le client retire les sommes attribuées la banque doit avoir un flux de trésorerie en sens inverse, dont l'origine est soit sa propre trésorerie alimentée par les dépôts clients, à partir des disponibilités des autres banques sur le marché interbancaire, et en dernier lieu à la banque centrale si les deux autres solutions sont épuisées.Dans les 3 cas, la banque a bien un coût du crédit(nul actuellement à la BCE).AAAgora a écrit : .......
Oui la banque centrale a des taux d'intérêts, mais c'est parce-que elle est obligée de servir les banques privées, seules dépositaires de la création de monnaie (on parle de la BCE car les autres n'existent plus).
J'ai parlé des autoroutes car il s'agit d'investissements et non de gestion de la fin de mois.
Pourquoi la BCE ne devrait pas prêter de l'argent aux Etats pour des investissements et cela à taux zéro ?
Mais non, le traité de Lisbonne lui interdit cette pratique, la BCE doit prêter aux banques qui prêtent aux Etats.
Quand elle prête 1 milliard, elles peuvent en prêter 9 avec des taux définis par elles même (Bale III).
Elles ne possèdent pas les 8 milliards qu'elles prêtent et pourtant elles les prêtent en y ajoutant leurs taux d'intérêts (monnaie scripturale, qui représente aujourd'hui le 95% de l'argent en circulation).
La monnaie fiduciaire (billets et pièces ne représente que le 5% de l'argent en circulation.
Cette virtualité de l'argent est une bulle à retardement qui plane sur la planète, bien plus dangereuse que le péril d'inflation.
Nous vivons une époque d'équilibristes sur un fil, il suffit d'une connerie financière comme les sub-primes pour faire tomber l'équilibriste.
.Labrecche a écrit :Bâle 3 consiste à limiter la capacité d'émission de prêt à 9 fois le capital social de la banque, et non à multiplier des prêts de la BCE, qui n'existent pas à ce stade, mais quand le client retire les sommes attribuées la banque doit avoir un flux de trésorerie en sens inverse, dont l'origine est soit sa propre trésorerie alimentée par les dépôts clients, à partir des disponibilités des autres banques sur le marché interbancaire, et en dernier lieu à la banque centrale si les deux autres solutions sont épuisées.Dans les 3 cas, la banque a bien un coût du crédit(nul actuellement à la BCE).AAAgora a écrit : .......
Oui la banque centrale a des taux d'intérêts, mais c'est parce-que elle est obligée de servir les banques privées, seules dépositaires de la création de monnaie (on parle de la BCE car les autres n'existent plus).
J'ai parlé des autoroutes car il s'agit d'investissements et non de gestion de la fin de mois.
Pourquoi la BCE ne devrait pas prêter de l'argent aux Etats pour des investissements et cela à taux zéro ?
Mais non, le traité de Lisbonne lui interdit cette pratique, la BCE doit prêter aux banques qui prêtent aux Etats.
Quand elle prête 1 milliard, elles peuvent en prêter 9 avec des taux définis par elles même (Bale III).
Elles ne possèdent pas les 8 milliards qu'elles prêtent et pourtant elles les prêtent en y ajoutant leurs taux d'intérêts (monnaie scripturale, qui représente aujourd'hui le 95% de l'argent en circulation).
La monnaie fiduciaire (billets et pièces ne représente que le 5% de l'argent en circulation.
Cette virtualité de l'argent est une bulle à retardement qui plane sur la planète, bien plus dangereuse que le péril d'inflation.
Nous vivons une époque d'équilibristes sur un fil, il suffit d'une connerie financière comme les sub-primes pour faire tomber l'équilibriste.
Quand à la monnaie elle n'est pas virtuelle mais dématérialisée, et elle repose sur l'activité de l'ensemble économique, il n'y a aucune différence entre les effets du scriptural et du fiduciaire, et l'équilibre ne vient pas du fonctionnement mais du principe de mise à disposition de monnaie selon les besoins de l'économie, la banque centrale a pour charge de gérer la monnaie en circulation, qu'elle émet directement ou par décisions qui influent sur la capacité de prêt des banques et surtout la dissuasion selon le taux de refinancement pratiqué.
il y a fort longtemps, les choses ont un peu évoluées depuis...AAAgora a écrit : .
Quantitive Easing : Opération interdite par le traité de Lisbonne et pourtant mis en place par la BCE.
je pose des questions.AAAgora a écrit :.Fonck1 a écrit :
oui, c'est ça que kelenner a du mal a comprendre, et qui se permet de donner des leçons d'économies aux autres....
ah ces profs, se permettent toujours de donner des leçons aux autres, mais ils devraient balayer devant leur porte.
Vous faites quoi Fonck, des petites phrases pour faire semblant d'exister sur un fil que vous avez lancé ?
Et les arguments ?
.Fonck1 a écrit :je pose des questions.AAAgora a écrit :
.
Vous faites quoi Fonck, des petites phrases pour faire semblant d'exister sur un fil que vous avez lancé ?
Et les arguments ?
ça vous dérange?