AAAgora a écrit : 19 avril 2020 14:08
jabar a écrit : 19 avril 2020 13:47
- Les patients ont été testés sur la base de ceux qui avaient des symptômes ressemblant à la grippe. On ne sait pas si ce sont des patients réellement atteints du covid-19 ou même s'ils sont malades en premier lieu. Leu suivi s'est effectué par ........ téléphone et vidéo-conférence:
- Les difficultés de respiration ont été évaluées par une "expérience subjective":
- Ils ont utilisé comme groupe de contrôle, des individus qui ont refusé le traitement, ce qui est une aberration méthodologique. Un groupe de contrôle est constitué d'individus présentant une homogénéité avec le groupe testé afin d'en tirer des comparaisons valides.
- L'étude n'a porté que sur 7 jours,
- Toutes les évaluations se sont faite à distance, aucune mesure réelle. Par exemple, ils ont constaté par vidéo la respiration de chaque patient pour évaluer la sévérité de la maladie:
- Ils n'ont pas testé la plupart des gens après l'étude mais les ont inclus comme succès, sans qu'on sache s'ils étaient encore malade ou si même ils étaient atteints par le covid 19 en premier lieu.
- On ne sait absolument rien des individus qui ont été testés (détail des conditions préexistantes, on a juste quelques pourcentages, NEWS etc). Cette menée par un groupe privé ("Prevent Senior", spécialisé dans le traitement des personnes âgées), envoie des traitements par courrier à des gens qui ne sont jamais testés. Car au Brésil, on est testé (en général) que si on est admis dans un hôpital.
- Et plein d'autres choses (données de l'étude très incomplètes; à part la mention de 2 décès, aucun chiffre sur les décès au total etc).
Et ça, c'est ce qu'on appelle de la "junk science". Une étude parfaitement bidon que tout le monde a ignoré à juste titre.
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Merci jabar pour votre contribution.
Donc on le jette lui aussi à la poubelle.
Ce n'est pas un argument de vous considérer un VRP d'un laboratoire médicale privé (et pas pharmaceutique), c'est une intuition non fondée (peut être) de ma part.
Mais bon là n'est pas le sujet.
Alors maintenant que vous avez démoli l'étude brésilienne, que fait on ? Apparemment la science n'avance pas trop et surtout aucun traitement n'a l'air de sortir de la boîte à outils.
Devons nous nous résigner et compter seulement sur la fatigue à nous cogner dessus de notre adversaire ( monsieur le coronavirus) ?
Je ne crois pas qu'il y ait lieu de démolir cette étude, même si elle n'est pas dans les clous scientifiquement parlant
Il s'agit là encore d'une approche empirique bien expliquée dans l'étude, justifiée par le souci d'éviter les hospitalisations et de traiter au plus tôt ;
ici, en France, on demande aux gens de rester chez eux jusqu'à la détresse respiratoire en prescrivant du Doliprane ; là bas, on a voulu tester la prescription base hydroxychloroquine à domicile, justement, pour vérifier si cela évite les complications et l'hospitalisation.
La seule question qu'on pourrait se poser, c'est sur les différences de posologie par rapport au protocole Raoult : plus forte au 1er jour, et sur une durée plus courte ...
Dans une situation de pandémie critique, de nombreuses personnes sont infectées en peu de temps de temps, ce qui peut alourdir considérablement le système de santé.
En supposant que l'hydroxychloroquine plus l'azithromycine aux premiers stades de COVID-19 pourrait inhiber la réplication virale et prévenir la progression vers des formes sévères de la maladie, il est rationnel d’émettre l’hypothèse que le traitement les patients au début de l'infection virale pourraient avoir des avantages potentiels et une diminution possible du besoin d'hospitalisation
Néanmoins, l’offre limitée de tests pour la détection du COVID-19 et le temps le diagnostic peut constituer un obstacle sérieux au traitement des patients en début d’infection.
Donc oui, télémédecine .... mais avec dossier médical de chaque patient (antécédents, analyses de sang, ECG, scanners ...), exclusion des contre-indications, scanner pulmonaire effectué si besoin, 2 consultations vidéo par jour avec évaluation des problèmes respiratoires pendant 5 jours, et contacts 2 fois par jour jusqu'au 14ème jour après les 1ers symptômes.
Il faut se mettre dans le contexte de pénuries de tests, de masques, de lits, de respirateurs ... pour comprendre l'intérêt de cette méthode. C'est d'ailleurs ce que réclament les médecins Français, pouvoir traiter leurs malades selon le protocole.
Qu'est ce qu'on sait aujourd'hui des malades qui décèdent chez eux parce qu'ils n'ont pas pu être pris en charge assez tôt ? rien ...