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Re: Les moines de Tibéhirine, saura t-on un jour la vérité?

Posté : 08 juillet 2009 07:07
par tisiphoné
genius31 a écrit : Sarko vient d'annoncer qu'il allait demander la levée du secret défense ....a suivre :roll:
si au passage , ils mouillent certains , il serait cap d'aller au bout notre pourfendeur au karcher ! :mrgreen:

Re: Les moines de Tibéhirine, saura t-on un jour la vérité?

Posté : 08 juillet 2009 16:48
par Fonck1
trinity a écrit : si au passage , ils mouillent certains , il serait cap d'aller au bout notre pourfendeur au karcher ! :mrgreen:
va t-il ouvrir la boite a pandore le petit? une balle perdue peut arriver....

Re: Les moines de Tibéhirine, saura t-on un jour la vérité?

Posté : 08 juillet 2009 17:02
par dinosaure
Pour que la vérité soit faite, il faudrait que les moines trouvent du pétrole.

la défense de Charles Millon

Posté : 14 juillet 2009 14:59
par tisiphoné
Ministre de la Défense lors de l'assassinat des sept moines français à Tibéhirine, Charles Millon affirme n'avoir été informé de la piste d'une bavure de l'armée algérienne.

Charles Millon, ministre de la Défense de 1995 à 1997, à l'époque de l'assassinat des moines de Tibéhirine, affirme n'avoir pas eu connaissance de la nouvelle piste suivie par la justice. Un témoin, le général Buchwalter, a déclaré au juge avoir transmis des notes écrites au ministère de la Défense sur une éventuelle implication de l'armée algérienne dans la mort des sept religieux.

"Je n'ai jamais été informé de l'existence d'une note de l'attaché militaire de l'ambassade de France à Alger concernant le sort des moines, affirme Millon. Je ne connais pas le général Buchwalter, dont le nom même m'est inconnu. S'il a fait un rapport, il n'est jamais remonté jusqu'à moi. Pour la France, à cette époque-là, la clef de la tragédie des moines se trouvait en Algérie. Si mes souvenirs sont exacts, elle n'a d'ailleurs pas été examinée en conseil de Défense. On ne m'a jamais parlé d'une 'bavure' de l'armée algérienne et je ne comprends pas bien pourquoi cette affaire ressort maintenant. "

Re: Les moines de Tibéhirine, saura t-on un jour la vérité?

Posté : 14 juillet 2009 15:57
par mum401
Tant que toutes ces "nouvelles" ne seront pas plus appronfondies, tant que le gouvernement algérien (premier concerné !) ne fera pas de plus amples commentaires, je trouve tellement facile de taper sur le gouvernement français...c'est sur on est sur place et comme on ne connait rien de cette affaire, si ce n'est des oui-dire des médias, autant se farcir la France. Elle a de tellement larges épaules.
Remettez les pendules à l'heure et rappelez-vous ou ont été tué ces moines !

l'ex-juge Bruguière dénonce "une polémique purement idéologi

Posté : 14 juillet 2009 20:38
par tisiphoné
L'ex-magistrat antiterroriste Jean-Louis Bruguière est attaqué sur la manière dont il a instruit l'affaire des moines tués en 1996 en Algérie. Il répond à l'avocat des proches des victimes.
L'avocat des proches des moines de Tibéhirine, Me Patrick Baudouin, critique violemment, en particulier sur le site Mediapart, la façon dont vous avez instruit ce dossier. Vous auriez refusé d'entendre le général Buchwalter, qui affirme que les religieux ont été victimes d'une bavure de l'armée algérienne. Que répondez-vous?

Je ne voulais pas évoquer cette affaire encore à l'instruction, mais ne peux me taire devant les propos mensongers et injurieux de Me Baudouin. Il affirme, par exemple, qu'il m'avait fourni le nom du général Buchwalter: c'est entièrement faux. L'avocat des parties civiles m'avait adressé une longue liste de personnes à entendre, allant d'Alain Juppé à un spécialiste belge du terrorisme. Le responsable de la DGSE et l'attaché militaire de l'ambassade de France en Algérie figuraient sur la liste, mais sans leurs noms. Le second, à l'époque, n'a jamais évoqué une participation de l'armée algérienne comme il le fait aujourd'hui. Je rappelle que le général Buchwalter pouvait à tout moment me contacter, je l'aurais entendu sur-le-champ. Il a tout de même mis treize ans pour se manifester auprès de la justice. J'ai entendu à l'époque le général Rondot, mais sa déposition n'a pas, selon toute vraisemblance, plu à Me Baudouin, qui a ses bons et ses mauvais généraux!

Comme l'affirme Me Baudouin, avez-vous délibérément orienté l'enquête pour écarter la responsabilité des autorités algériennes?

Encore une formule inacceptable et mensongère! En réalité, depuis le début, cet avocat veut démontrer que les services algériens sont impliqués dans ces meurtres avec la participation de la France; la droite, alors au pouvoir, étant évidemment complice... Me Baudouin ne défend pas l'intérêt des victimes en se faisant de la publicité avec une polémique purement idéologique.

Qu'avez-vous fait ?

Il fallait étayer ce dossier. J'ai entendu le père Veilleux, le supérieur des moines. Ensuite, je me suis rendu en Algérie pour recueillir des éléments d'enquête. Cela n'a pas été facile, car Alger a refusé en 2005 une première commission rogatoire internationale, et j'ai dû batailler pour m'y rendre l'année suivante. J'ai ainsi récupéré notamment les communiqués du Groupe islamique armé (GIA), qui reconnaissait avoir enlevé et assassiné les moines. A mon retour, j'ai entendu les quatre personnes au plus près des événements. D'abord l'ambassadeur de France à Alger, Michel Lévêque, ce qui a aussi été difficile, car le diplomate à la retraite ne voulait pas se déplacer. Il a fallu que j'insiste pour qu'il change d'avis. J'ai aussi entendu Hubert Colin de Verdière, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères de l'époque, Hervé de Charette. J'ai ensuite reçu le général Rondot, parti à Alger pour le compte de la DST, et enfin Jacques Dewatre, le responsable de la DGSE. Me Baudouin a visiblement à peine regardé ces procès-verbaux, au point qu'aujourd'hui il parle du "général Dewatre", alors qu'il était préfet!

Dans son interview, Me Baudouin déclare que vous étiez à l'époque "intouchable", que vous faisiez "régner l'omerta" au palais de justice de Paris et que vous auriez fait "des pieds et des mains" pour obtenir ce dossier auprès de la chancellerie...

Autre déclaration délibérément calomnieuse et outrancière. L'omerta fait référence à la mafia italienne. De plus, cet avocat, pour les besoins de sa démonstration selon laquelle j'étais à la solde du pouvoir, va jusqu'à commettre une erreur de procédure qu'aucun avocat, même débutant, ne pourrait faire: ce n'est pas le ministère de la Justice qui attribue des dossiers aux juges d'instruction, mais le président du tribunal et, en l'espèce, celui de Paris. Me Baudouin n'a jamais déposé de requête en suspicion légitime pour obtenir un changement de juge, ce qui était son droit le plus absolu. Il aurait voulu choisir son juge, le service enquêteur et les faits qui vont dans le sens de sa démonstration politique. Ce n'est pas ainsi qu'on défend les intérêts des victimes ni ceux de la justice. Contrairement à ce que tente de faire croire Me Baudouin, je n'ai jamais été de parti pris et toujours ouvert au dialogue. Me Baudouin est un imposteur qui tente d'abuser de la crédulité de l'opinion publique.