dinosaure a écrit :
Apparemment les clients ne sont pas blanc-bleu. Il serait question de torpiller un sous-traitant pour racheter à bas prix pièces et machines...
Des preuves ? Des faits ?
Si cela est avéré, il sera facile d'attaquer en justice les coupables, et d'obtenir réparation sonnante & trébuchante.
cyrus a écrit : disons que le but n'est pas de détruire l'usine mais la production (2millions d'€uros) et le machine essentielle (2millions d'€uros) à cette même production...
Vi vi vi....
Mode "Michel Chevalet" ON :
Alors, la liquidation judiciaire, comment ça marche ?
Une entreprise a été déclarée non viable par un tribunal de commerce, et doit donc, faute de repreneur sérieux, mettre la clé sous la porte, ce qui implique le licenciement de tous ses employés.
A partir de là, tout s'enchaîne : les créanciers se manifestent et se font inscrire dans un registre. On y trouve pêle-mêle :
- l'Etat (pour de faire payer les divers impôts & taxes auxquels les entreprises, même largement déficitaires, sont soumises),
- les banques (qui généralement ont prêté de l'argent avant la banqueroute),
- les salariés (pour d'éventuels arriérés de salaires, et surtout les primes de licenciements),
- et les pigeons (tous les fournisseurs qui seront payés s'il reste quelque chose après que les précédents se soient servis).
Comment fait-on pour payer tous ces gens-là ? On vend tout ce qu'il est possible de vendre le peu appartenant encore à l'entreprise liquidée, que ce soient les stocks, les machines, les bâtiments, les founitures, tout ce qui trouvera un acheteur, et quel qu'en soit le prix (généralement très bas).
Mode "Michel Chevalet" OFF
Et les gentils salariés, qui réclament plus d'argent que ce qu'on leur propose (sinon je ne vois pas pourquoi ils ne sont pas contents) ne trouvent rien de mieux à faire que de menacer de détruier pour 2 millions de stock et autant de machines. 4 millions d'€uros au total.
Même en admettant que le tout ne soit revendu, allez, qu'à 50 % de sa valeur, ça fait un potentiel de 2 millions d'€uros de prime foutu en l'air !
2 millions, divisé par les 366 employés, ça fait 5 464 € chacun. C'est loin des 30 000 demandés, mais ça fait un bout du chemin...
Lançons une cotisation nationale pour leur offrir une calculatrice.
