Re: libérer la parole ,le débat sur l'identité nationale dérape
Posté : 03 décembre 2009 14:04
ce maire fait erreur; ce n'est pas 10 mais 15 millions de cpf que compte notre pays... 
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André Valentin, maire UMP de Gussainville (19 habitants), dans la Meuse, avait déclaré publiquement : "Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer. Y'en a déjà dix millions, dix millions que l'on paye à rien foutre". Une déclaration qui a suscité de nombreux commentaires sur le web, beaucoup d'internautes se déclarant choqués. Depuis, le maire a estimé qu'il "n'était pas raciste" car il ne parlait pas des immigrés mais... "des chômeurs".
Jeudi matin, Jean-Pierre Raffarin a estimé sur Canal + qu'il fallait "plus de rigueur intellectuelle dans la menée du débat", jugeant que le gouvernement devait "évoluer sur ce sujet" et ne pas en faire un enjeu des régionales. "La question de l'identité ça ne peut pas être une réflexion de comptoir". "Notre identité est métissée (...) Il faut donc "élargir le débat aux identités au pluriel et d'autre part il ne faut pas mettre les élections régionales dans ce débat" , a-t-il plaidé.
La veille, le député UMP François Baroin avait développé la même critique. Ce débat à "quelques encâblures" des régionales, c'est "gros comme un hippopotame dans une mare asséchée", avait-il ironisé. Et "tout le monde l'a vu comme tel !", a ajouté l'ex-ministre de Jacques Chirac. "Quand on lance un débat il faut déjà dessiner un l'objectif, or je ne vois pas l'objectif de ce débat", a ajouté le maire de Troyes. "Est-ce qu'on veut modifier la déclaration des droits de l'Homme ?", "changer la Constitution ?". "Si c'est ça, dans ce cas-là, il faut le dire", a-t-il poursuivi. Les socialistes ne s'expriment pas autrement.
Cette double salve de personnalités UMP, au ton certes souvent critique, en dit long sur un sentiment partagé par un nombre croissant de personnalités à droite. Ainsi, le patron des députés UMP Jean-François Copé se montre en privé critique contre la démarche d'Eric Besson. "Le truc est loupé. D'abord, parce que, avant les élections, ça fait opération. Ça ne peut pas marcher. Ensuite, le débat risque de se résumer à des gadgets", aurait-il déclaré à des journalistes, selon le Canard Enchaîné de mercredi. Le maire de Meaux réfléchit lui depuis longtemps à la question de l'idendité mais raccroche toujours ce débat à la notion du "vivre-ensemble" et non à l'immigration. Plus inquiétant pour Eric Besson, le secrétaire général de l'Elysée aurait tenu dernièrement, toujours selon le Canard, des propos alarmistes qui n'ont pas été démentis par le Château. "Besson nous a entraînés dans un truc qu'on ne maîtrise plus", aurait-il confié à un ministre.
Bien malheureusement,et tout le monde y perds.Ice a écrit :
N'oublie jamais que la radicalisation engendre fatalement une autre radicalisation.