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Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 10:16
par barbara
dinosaure a écrit : C'est une bonne question. Dans beaucoup de pays de tradition anglo-saxonne (USA, GB, Canada ...) il existe des partis nazis officiels.
Pourrais-tu préciser, j'ai seulement trouvé mention d'un groupuscule néo-nazi aux USA qui a la liberté de parole conformément à la Constitution mais il ne dispose d'aucun élu et de plus serait surveillé par le FBI. Canada et GB, rien.

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 11:33
par Fouchtra
Moi, je l'aime bien cette femme (Fadela) ...J'ai vécu pas loin du quartier où elle a passé son enfance, à Clermont Ferrand.. Il y avait là beaucoup de musulmans algériens...aussi tièdes avec leur religion, que moi avec la mienne. Les femmes n'y étaient pas brimées autant qu'on l'imagine... Foulard entre la puberté et la ménopause et après basta... Pire, les machos s'écrasaient quelques fois devant les grands mères. Une autre époque !

Fadela est donc tout à fait légitime dans le rôle qui est le sien, et parfaitement respectable, au point que je me demande ce qu'elle fout dans ce gouvernement de faux culs...

Quant à l'autre... à part surfer sur la mode actuelle... récupérer l'ambiance imbécile du moment ... applaudie comme il se doit par ce monde, à gerber, de la peopeloserie.... que fait-elle pour la condition féminine...?
Je prends le pari qu'avant 6 mois tout le monde aura oubliée cette "tache"...

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 11:36
par véra
+1 +1 +1 +1

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 11:39
par dinosaure
Fouchtra a écrit : Quant à l'autre... à part surfer sur la mode actuelle... récupérer l'ambiance imbécile du moment ... applaudie comme il se doit par ce monde, à gerber, de la peopeloserie.... que fait-elle pour la condition féminine...?
Rien mais est-ce que c'est le boulot d'une chanteuse ?

Quant à Amara elle sert de paillasson à Sarko depuis tellement longtemps qu'elle a perdu toute crédibilité.

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 11:47
par Fouchtra
véra a écrit : +1 +1 +1 +1

Et, en plus, pour la "gouaille"...je crains que cet ersatz de "Rita Mitsouko" ..ne fasse pas le poids devant la "vieille"..... :content36 :content36

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 11:56
par Fonck1
Fouchtra a écrit : Moi, je l'aime bien cette femme (Fadela) ...J'ai vécu pas loin du quartier où elle a passé son enfance, à Clermont Ferrand.. Il y avait là beaucoup de musulmans algériens...aussi tièdes avec leur religion, que moi avec la mienne. Les femmes n'y étaient pas brimées autant qu'on l'imagine... Foulard entre la puberté et la ménopause et après basta... Pire, les machos s'écrasaient quelques fois devant les grands mères. Une autre époque !

Fadela est donc tout à fait légitime dans le rôle qui est le sien, et parfaitement respectable, au point que je me demande ce qu'elle fout dans ce gouvernement de faux culs...

Quant à l'autre... à part surfer sur la mode actuelle... récupérer l'ambiance imbécile du moment ... applaudie comme il se doit par ce monde, à gerber, de la peopeloserie.... que fait-elle pour la condition féminine...?
Je prends le pari qu'avant 6 mois tout le monde aura oubliée cette "tache"...
+1

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 12:05
par dinosaure
Fouchtra a écrit :
Et, en plus, pour la "gouaille"...je crains que cet ersatz de "Rita Mitsouko" ..ne fasse pas le poids devant la "vieille"..... :content36 :content36
Le vieux est l'avenir de la France sarkozienne. :content85 :content85 :content85

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 12:22
par Louisa
j'ai entendu un peu Badinter sur france inter. Différents aspects de la lutte pour l'avancer de l'égalité homme femme ont été abordé, la question de la maitrise du corps du corps des femmes. Avec par exemple les questions actuelles sur le retour à l'allaitement, où les femmes qui ne souhaitent pas pour différentes raisons allaiter. j'ai plusieurs copines qui m'ont raconté que elles ont vraiment été largement pousser à allaiter leur enfant. que celles qui ne le souhaitait pas été vraiment traité comme des moins que rien.
la question des couches culottes écolo lavable a été aussi abordé. avec tout le temps de travail que ça donne en plus.
une femme a appelé également pour parler de sa petite retraite. elle a arrêté de travailler pour élever ces six enfants. elle aidait également son mari médecin dans son travail, en faisant du travail de secrétariat, ou du ménage. aujourd'hui son mari est parti et elle va se retrouver avec une retraite de quelques 250 euros....

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 13:09
par Fouchtra
Fouchtra a écrit :
Et, en plus, pour la "gouaille"...je crains que cet ersatz de "Rita Mitsouko" ..ne fasse pas le poids devant la "vieille"..... :content36 :content36

Je tiens à m'excuser pour la comparaison entre cette....comment déja...? Ha oui..."diams"... (tu parles d'un pseudo.... :content36 ) et Rita Mitsouko.... Pas très sympa pour cette dernière.... même si j'ai traitée l'autre nullité d'"Ersatz" ...c'est à dire de "vil produit de remplacement" ...censé tromper le CONsommateur sur les qualités du produit.... :content36 :content36

Re: le féminisme, les féministes, qu'est-ce que c'est donc?

Posté : 12 février 2010 13:21
par Louisa
une petite interview de badinter très intéresssante.
PASCALE FREY | 12.02.2010 | 00:03

Trente ans après la parution de son premier livre, L’amour en plus, dans lequel elle affirmait que l’instinct maternel n’existe pas, Elisabeth Badinter publie Le conflit. Cet essai, qui confirme ses positions, lui vaut, avant même que son ouvrage ne soit sorti en librairie, toutes sortes d’attaques de la part des écologistes et des féministes. Un comble pour celle qui depuis toujours se bat aux côtés et pour les femmes.

Que s’est-il passé durant ces trente ans qui séparent vos deux livres, «L’amour en plus» et «Le conflit»?

Il y a d’abord eu une crise économique majeure, avec un pic au début des années 90. Le travail des femmes a changé. Il est devenu plus stressant, précaire, avec des horaires flexibles. Et des études montrent qu’elles n’étaient pas employées au niveau de leurs compétences. Bref, le travail a perdu de son attrait. Les femmes moins favorisées ont accepté l’indemnité que le gouvernement français leur offrait pour rester à la maison durant les trois premières années de leur enfant. Indemnité qui correspondait à un demi-SMIG. Et les plus favorisées se sont montrées sensibles à l’air du temps. Mais ce qu’aucune d’elles ne semble avoir imaginé, c’est qu’après avoir arrêté quelques années, il serait si difficile de retrouver du travail.

Quelles sont ces idées dans l’air du temps dont vous parlez?

On a vu l’émergence d’un discours naturaliste tenu par les écologistes, les féministes et les pédiatres. Ils se demandaient si on n’avait pas fait fausse route en tournant le dos aux lois de la nature et estimaient qu’il fallait consacrer davantage de temps à ses enfants. Ils n’hésitaient pas à remettre en cause des progrès comme la pilule, les biberons, la péridurale… Il faudrait accoucher dans la douleur, allaiter à tout prix! Et l’ancienne ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet nous a même menacé de créer une taxe sur les couches jetables.

Mais que viennent faire les féministes dans ce combat?

En 1980, il s’est produit une scission au sein du MLF américain. Ces dissidentes prétendaient que l’on avait échoué parce que l’on avait imité les hommes. Et elles affirmaient que pour prétendre à l’égalité, il fallait que les femmes retrouvent leur fierté maternelle. Qu’elles étaient destinées depuis toujours aux soins des plus faibles de la société et qu’il ne fallait plus partager les tâches, mais que chacun devait agir en fonction de sa nature.

C’est-à-dire, pour résumer, la carrière aux hommes et la maternité aux femmes?

Nous sommes loin en tout cas de notre objectif, qui était de tout concilier: avoir des enfants et travailler. Mais aujourd’hui, à force de charger la barque maternelle, le conflit intérieur entre la femme et la mère devient de plus en plus aigu, et l’on risque d’arriver à deux situations extrêmes. Soit elles resteront à la maison, soit elles ne feront plus d’enfants.

Pour vous, la situation s’est donc dégradée en trente ans?

Mon livre, en tout cas, constitue une sorte d’avertissement. Nous avons l’exemple du XVIIIe siècle, époque pendant laquelle les femmes étaient très libres et où l’on estimait légitime qu’elles aient d’autres intérêts que leurs enfants. Mais le taux de mortalité infantile était si élevé qu’il fallait réagir. Et Rousseau s’est fait le porte-parole d’un changement radical. Il a écrit Emile, traité d’éducation dans lequel il affirmait qu’une femme devait être dans sa maison comme une nonne dans un couvent! La Révolution française a entériné ces idées en interdisant aux femmes toute activité extérieure. Ce que je veux dire, c’est que les libertés féminines ne sont pas inscrites dans le marbre et qu’il faut rester vigilant.

Mais continuez-vous vraiment à penser que l’instinct maternel n’existe pas?

Oui, dans le sens où je ne crois pas que des processus hormonaux définissent la maternité. Je pense en revanche que l’amour se tricote au jour le jour. On peut avoir un coup de foudre immédiat pour son bébé ou pas. Il y a des femmes pour lesquelles ce n’est pas si simple. Si le véritable instinct maternel existait, on saurait immédiatement quoi faire avec un nourrisson et on ne se sentirait pas si démunie. Et lorsqu’on voit le nombre de maternités ratées, ces enfants abandonnés moralement, et cela dans toutes les classes de la société…

Que préconisez-vous pour régler ce conflit entre la femme et la mère?

Accepter d’abord qu’il n’y a pas de maternité parfaite ni d’enfant idéal. Et puis garder un pied dans l’emploi à tout prix. Le retrait du monde du travail est très dangereux. Aujourd’hui, un couple sur deux divorce et les femmes se retrouvent parfois dans une grande précarité. Et s’il faut rester avec un homme que l’on n’aime plus pour des raisons financières, c’est terrible.

Comment expliquez-vous les polémiques que vous suscitez, assez violentes, il faut le reconnaître?

Ce choix intime que doivent faire les femmes est fondamental et forcément passionnel. Avec L’amour en plus, il y a trente ans, j’avais le vent derrière moi. Aujourd’hui, au contraire, je l’ai devant moi.

❚ «Le conflit, la femme et la mère» d’Elisabeth Badinter, Editions Flammarion, 254 p.