Jarod1 a écrit :
1/ Je ne vois pas très bien comment un Président fraichement élu pourrait se maintenir si quelques semaines après une assemblée d'opposition était élue, la crise de régime serait évidente et une nouvelle présidentielle organisée. Enfin, souhaitons-le.
2/ Par contre, je ne vois pas de quelle "manoeuvre" tu parles, s'il est réélu, ce sera simplement parce que 50 % des votants +1 auront voté pour lui.
3/ Quant aux affaires, c'est quand même très léger : les emplois fictifs à Paris ne le concernent pas, ça concerne la "chiraquie"; Bettencourt ce sont les paroles en off d'une infirmière à une greffière qui aurait démenti les propos d'une comptable qui se serait ensuite rétractée, bref, du vent ; quant à Karachi, il s'agit là encore des paroles d'une femme d'un "proche" du Président qui dit le contraire de sa fille, etc etc etc..encore du vent.
Bref, si un Président doit être empêché pour ça, personne ne pleurera cette fois d'avoir le Pen au premier plan.
1/ Cela s'est déjà produit, jusqu'à un changement de l'Assemblée à terme. Cependant, ici, le quinquennat présidentiel est superposé à celui des députés. Donc soit Sarko devient président, reste et espère que la gauche devienne très impopulaire pour dissoudre l'Assemblée et faire un tour de force, soit oui, il se peut qu'il démissionne, mais ce serait assez surprenant (bien que pas impossible).
2/ Par manœuvre, je parle des alliances possibles avec des partis supposés ne pas proposer théoriquement d'alliance, sans compter l'éventualité d'un second tour Marine/Sarko (bien que la probabilité semble aujourd'hui quasi nulle). Ce serait une façon de s'assurer de la présidence, mais pas forcément l'assemblée qui pourrait basculer à gauche (les contradictions politiques existent).
3/Les affaires jusqu'à présent stigmatisent pas uniquement Sarkozy, mais son camp, quelque soit l'orientation dans le parti de chaque personnalité (chiracien, balladurien, etc...). Certes, certains n'hésitent pas à tout lui mettre sur le dos à tort, mais il est cependant la personnalité qui obligatoirement sera la première à abattre en vu de son impopularité (réformes, discours, polémiques) et de son appartenance à une famille politique qui en ce moment est fortement suspectée d'avoir fait des magouilles par le passé et qui en période de crise sont devenues encore plus insupportables qu'en période économique stable...