Re: Recrutement de 40000 profs.....
Posté : 24 septembre 2012 12:02
Donc pas le nombre.Fonck1 a écrit : le problème en france c'est la répartition.
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Donc pas le nombre.Fonck1 a écrit : le problème en france c'est la répartition.
http://www.rue89.com/2012/09/22/penurie ... ive-235544Pénurie de profs dans le 93 : une situation bientôt « explosive »
Face au manque d’enseignants et aux classes surchargées, les professeurs de Seine-Saint-Denis déplorent la politique du « bricolage » appliquée au département.
Face au manque d’enseignants et aux classes surchargées, les professeurs de Seine-Saint-Denis déplorent la politique du « bricolage » appliquée au département.
Dans une lettre adressée à Vincent Peillon datée du 18 septembre, les inspecteurs de l’Education nationale de Seine-Saint-Denis déplorent une pénurie d’enseignants du 1er degré dans le département.
Ils insistent sur le caractère « préoccupant » de la situation – « qui deviendra vite explosive », selon le syndicat SGEN – et réclament un recrutement d’urgence :
« Elles [les écoles de Seine Saint-Denis, Ndlr] connaissent une telle pénurie d’enseignants qu’il leur est désormais difficile d’assurer leurs missions les plus fondamentales. La politique de réduction de postes qui a caractérisé ces dernières années conduit à ne plus pouvoir assurer la continuité du service public d’éducation : certaines classes ne disposent pas d’enseignants et, dans la plupart des circonscriptions, aucun remplacement ne peut être assuré. »
Statistiques alarmantes
Si cet été, le gouvernement a crée 1 000 postes de professeurs dans le 1er degré, Sophie Zafari, directrice d’école à Montreuil et membre de la Fédération syndicale unitaire (FSU), estime la mesure largement insuffisante. Tout comme les 90 postes d’urgence promis ce jeudi par Vincent Peillon pour « les académies déficitaires » en septembre :
« Sur les 1 000 postes, nous [la Seine-Saint-Denis] en avons eu à peine une vingtaine. Ce n’est pas assez pour encadrer un nombre d’élèves qui augmente chaque année.
Pour cette rentrée, le taux d’encadrement par élèves est d’ailleurs en baisse par rapport aux années précédentes. »
Face au manque d’enseignants et aux classes surchargées, les professeurs de Seine-Saint-Denis déplorent la politique du « bricolage » appliquée au département.
Dans une lettre adressée à Vincent Peillon datée du 18 septembre, les inspecteurs de l’Education nationale de Seine-Saint-Denis déplorent une pénurie d’enseignants du 1er degré dans le département.
Ils insistent sur le caractère « préoccupant » de la situation – « qui deviendra vite explosive », selon le syndicat SGEN – et réclament un recrutement d’urgence :
« Elles [les écoles de Seine Saint-Denis, Ndlr] connaissent une telle pénurie d’enseignants qu’il leur est désormais difficile d’assurer leurs missions les plus fondamentales. La politique de réduction de postes qui a caractérisé ces dernières années conduit à ne plus pouvoir assurer la continuité du service public d’éducation : certaines classes ne disposent pas d’enseignants et, dans la plupart des circonscriptions, aucun remplacement ne peut être assuré. »
Statistiques alarmantes
Si cet été, le gouvernement a crée 1 000 postes de professeurs dans le 1er degré, Sophie Zafari, directrice d’école à Montreuil et membre de la Fédération syndicale unitaire (FSU), estime la mesure largement insuffisante. Tout comme les 90 postes d’urgence promis ce jeudi par Vincent Peillon pour « les académies déficitaires » en septembre :
« Sur les 1 000 postes, nous [la Seine-Saint-Denis] en avons eu à peine une vingtaine. Ce n’est pas assez pour encadrer un nombre d’élèves qui augmente chaque année.
Pour cette rentrée, le taux d’encadrement par élèves est d’ailleurs en baisse par rapport aux années précédentes. »
A Aubervilliers par exemple, six classes de primaire n’avaient pas d’enseignants à la rentrée, tandis que l’école maternelle Robert Doisneau à Saint-Denis – la plus importante de la ville – n’a pas encore de directeur.
Un cas qui n’a rien d’exceptionnel au regard des chiffres cités par le député de Seine Saint-Denis Daniel Goldberg : il manquerait 250 enseignants du 1er degré dans le 93.
Autre statistique alarmante, les écoles ont dû accueillir 2 200 élèves en plus que l’année précédente, pour seulement 16 profs de plus sur le département selon le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard.
Des profs qui « font tout pour s’en aller »
Pour justifier leur demande, les inspecteurs évoquent également le profil spécifique des enfants qu’ils accueillent, notamment leur milieu socio-économique précaire et donc les inégalités engendrées par des facteurs extra-scolaires. La nécessité, pour eux, d’avoir les moyens « de contribuer aux ambitions d’une école égalitaire ».
« Nous avons besoin de renforts mais aussi d’une politique adaptée au 93 », étaye Sophie Zafari, dont le constat est alarmiste :
« Quand bien même des postes seraient créés, peut-être que nous n’aurions pas assez d’enseignants qui voudraient enseigner ici, refroidis par la réputation de la Seine-Saint-Denis : sa pauvreté, ses élèves réputés difficiles...
D’ailleurs, beaucoup de jeunes, quand ils sont titularisés, font tout pour s’en aller. En fait, c’est un cercle vicieux. »
Professeurs non remplacés au moment de la rentrée des classes, formation tronquée pour les enseignants stagiaires – dont certains jettent l’éponge en cours d’année –,classes surchargées pour absorber la hausse de la population scolaire... Si la Seine-Saint-Denis n’est pas le seul département concerné, il est celui qui compte la proportion de jeunes la plus importante.
« Un bricolage systématique »
Les syndicats ont d’ores et déjà lancé un préavis de grève pour le 11 octobre prochain, soutenus par les élus locaux. « De notre hiérarchie proche au Ministère, nous ne semblons pas entendus », lance Sophie Zafari, qui assure que « le bricolage systématique » au moment des rentrées pourrait être évité :
« Depuis des années, nous tirons la sonnette d’alarme. Mettez-vous à la place d’un parent qui arrive à la rentrée dont l’enfant n’a pas de classe et à qui on ne donne aucune explication.
Mettez-vous à la place d’un élève de CP ou de CM2, deux classes charnières, qui ratent sur une année des dizaines et des dizaines de jours de cours, à la place d’un prof qui doit composer avec les moyens du bord pour assurer à chacun un enseignement de qualité. »
Les inspecteurs, comme les enseignants, réclament l’ouverture immédiate des listes complémentaires : le renfort de ces étudiants, qui ont réussi le concours pour devenir professeur, mais qui par manque de postes à pourvoir, ont été mis en attente. Ils sont généralement appelés en cours d’année, en cas de remplacement d’urgence.
« C’est un préalable », dit Sophie Zafari, avant de nuancer :
« Il faudra faire en sorte de les fidéliser, pour qu’ils restent avec nous, en Seine-Saint-Denis. Donc nous donner les moyens de les garder. »
Je pense aussi.Johan a écrit :J'crois que des recrutements de profs, ce serait pas du luxe...
Après, de là à les envoyer en ZEP dès leur première affectation, ce serait suicidaire mais inciter des profs plus expérimenté à aller y bosser et mettre à leur poste à eux ces nouveaux profs, j'crois que ce serait pas un mal...
alors là c'est complexe, de tout temps, la majorité des premières affectations passe par les Zep, c'est incontournable, un peu comme un bizutage, en même temps ça te permet après d'avoir l'affectation souhaité.Johan a écrit :
Après, de là à les envoyer en ZEP dès leur première affectation, ce serait suicidaire mais inciter des profs plus expérimenté à aller y bosser et mettre à leur poste à eux ces nouveaux profs, j'crois que ce serait pas un mal...
ça dépends ou,ça dépends des académie,de la gestion.tout est compliqué dans l'administration.Jarod1 a écrit : Donc pas le nombre.
D'accord, mais tout cela concerne toujours la réparitition et pas le nombre global.Fonck1 a écrit : ça dépends ou,ça dépends des académie,de la gestion.tout est compliqué dans l'administration.
A noter que nous avons un territoire plus vaste que d'autres pays,comparer par exemple la pologne,les pays bas la belgique ou la france serait une belle bêtise.
Actuellement, les profs en ZEP ont, en plus de leur salaire, une indemnité mensuelle de 100€. Faut beaucoup plus que ça : 300€ voire 500€, que financièrement, celà deviennent réellement intéressant.tisiphoné a écrit : alors là c'est complexe, de tout temps, la majorité des premières affectations passe par les Zep, c'est incontournable, un peu comme un bizutage, en même temps ça te permet après d'avoir l'affectation souhaité.
on pourrait imaginer de rendre attractif et sous forme de volontariat ces affectations dans des quartiers sensibles, les résultats seraient certainement meilleurs dans les deux sens, pas d'enseignants résignés, donc des élèves qui bénéficieraient aussi de cet engagement gagnant/gagnant
Ok pour une augmentation de l'indemnité, mais si l'indemnité fait 1/3 du salaire, ça représente déjà beaucoup. C'est pas comme si le prof était un militaire qu'on envoyé en zone à risque pour sa vie.Johan a écrit : Actuellement, les profs en ZEP ont, en plus de leur salaire, une indemnité mensuelle de 100€. Faut beaucoup plus que ça : 300€ voire 500€, que financièrement, celà deviennent réellement intéressant.
Et pour encourager le profs à rester dans ces zones un certain temps, une indemnité qui augmenterait chaque année, genre 5% par an.
Et des "paliers" (3 ans, 5 ans, 10 ans) au delà desquels les prof garderaient une partie de cette indemnité (3 ans : 25%, 5 ans : 50%, 10 ans : 75%) même après avoir quitté la ZEP.
ben la répartition,ca peut être aussi un problème de logistique,pas forcément de prof/classe.Jarod1 a écrit : D'accord, mais tout cela concerne toujours la réparitition et pas le nombre global.
Fonck1 a écrit : d'un autre coté,il est normal qu'un prof qui ait "15 ans d'expérience" ait des avantages qu'un de 23 n'a pas.c'est une question d'évolution dans son poste.
C'est exactement cela. Le nombre y est déjà au vu des ratios. Inutile d'embaucher davantage. On connait bien la raison obscure de ces postes.Jarod1 a écrit :D'accord, mais tout cela concerne toujours la réparitition et pas le nombre global.
Fonck1 a écrit : ils était évident que je comparais un prof de 15 ans d'expérience avec un prof qui a 23 ans et qui n'en a pas.
dans l'administration,il n'y a d'évolution que dans la longueur.
ya pas de bonus pour bosser mieux.
ya pas de primes,ou très peu,parce que t'a mieux bossé qu'un autre.
tu finis par avoir des avantages parce que tu as de la durée, c'est a dire points, considérations, places, ect ect....
donc,quand ya un boulot de merde,on le file au dernier arrivé.
un prof qui commence,on lui file le boulot de merde.