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Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 01:52
par le parisien
La "théorie du genre", nouvel ennemi de l'ordre "naturel"
Après le mariage gay, sus à la "théorie du genre" ! La Manif pour tous appelle les parents à rejoindre des comités "vigilance gender" dans les établissements scolaires. "Parents ! Attention ! L'école va inciter votre enfant dès 6 ans à choisir sa future orientation sexuelle !" avertissait, lors la rentrée, un collectif de parents devant une école de Pau. En cause, un programme d'éducation à l'égalité entre les sexes, l'ABCD de l'égalité, qui doit être expérimenté dans dix académies à partir de janvier 2014.
Dès décembre 2012, des députés de droite réclamaient la création d'une commission d'enquête sur la diffusion de la "théorie du genre", un "bouleversement de notre contrat social", selon Xavier Breton (UMP). Selon cette "théorie", "rien ne distinguerait un homme de genre féminin d'une femme" ou "une femme de genre masculin d'un homme", poursuivait M. Breton.
De quoi s'agit-il en réalité ? Les chercheurs spécialistes de la question sont unanimes : il n'existe pas une "théorie du genre", mais des "études de genre". Le genre est un concept utilisé dans les sciences sociales. Il désigne "tout ce qui, dans la construction de l'identité dite sexuelle et dans la formation de la division entre les sexes, relève de mécanismes d'ordre social et culturel", résume Anne-Emmanuelle Berger, directrice de l'Institut du genre, créé par le CNRS, qui fédère la recherche dans ce domaine.
"LES CHOSES NE SONT PAS IMMUABLES"
Les premiers à effectuer une distinction entre sexe et genre ont été des médecins américains qui travaillaient, dans les années 1950, sur l'intersexualisme (ou hermaphroditisme) et sur le transsexualisme. "Ils ont montré qu'il n'y avait pas nécessairement coïncidence entre le sexe biologique et le genre d'un individu, explique Mme Berger. Ainsi les transsexuels peuvent-ils affirmer que leur identité de genre ne correspond pas à leur sexe."
Par la suite, dans les années 1970, les féministes se sont emparées de cette distinction. "Elles ont vu le parti qu'elles pouvaient en tirer, poursuit Mme Berger. La notion de genre sert à 'dénaturaliser' la division des rôles dans la société, au travail et au sein de la sphère domestique. Elle permet de montrer qu'elle n'est pas un fait de nature mais de culture. Faire le ménage ou élever des enfants sont des tâches sociales, qu'aucune programmation biologique n'assigne en propre aux femmes…"
"Les études de genre s'intéressent à la façon dont la société façonne les identités et les comportements, ajoute la sociologue Laure Bereni. Elles postulent qu'il n'y a pas de déterminisme biologique en la matière. Dès lors, si les choses sont socialement construites, c'est qu'elles ne sont pas immuables, qu'on peut les contester."
SUITE LOGIQUE À L'OPPOSITION AU MARIAGE POUR TOUS
Il ne s'agit pas pour autant de nier la différence des sexes. " C'est absurde, aucun universitaire ne dit cela, observe Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof). C'est confondre la déconstruction des inégalités avec celle des différences."
La lutte contre la "théorie du genre" est une suite logique à l'opposition au mariage pour tous. Dans les cortèges et les débats parlementaires, les opposants n'ont cessé d'en appeler au respect d'un ordre "naturel", à la "différence" et à la "complémentarité" entre les sexes, piliers de la famille composée d'un père, d'une mère et des enfants (toujours cités dans cet ordre). La crainte d'une indifférenciation sexuelle rampante était sur toutes les lèvres. La lutte contre "le genre" relève de la même crainte de voir l'ordre familial traditionnel bouleversé.
La lutte contre les stéréotypes sexistes, nouvel objectif fixé par le gouvernement pour arriver à l'égalité entre les sexes, découle d'un certain point de vue de ces études de genre – bien que les politiques prennent soin de rester à distance de ce champ de recherche.
OUVRIR LE CHAMP DES POSSIBLES AUX DEUX SEXES
L'objectif de programmes comme l'ABCD de l'égalité est de remettre en question les normes qui font que chaque sexe adopte, dès le plus jeune âge, un certain comportement. Par exemple, les filles, encouragées à jouer à des jeux plus doux, sont plus sages alors que chez les garçons, il est considéré comme normal qu'ils soient plus turbulents.
Par la suite, elles se tournent davantage vers les métiers de soins peu qualifiés et moins payés, elles délaissent les filières scientifiques malgré de bons résultats scolaires, ce qui perpétue la division traditionnelle des rôles…
Lutter contre ces réflexes dès le plus jeune âge pourrait effectivement changer les choses. L'objectif est d'ouvrir le champ des possibles aux deux sexes afin de leur donner les mêmes chances ultérieurement. Pas de les encourager à changer de sexe ou à "choisir" une orientation sexuelle qui, même si elle est assumée, ne relève jamais d'un choix.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 01:56
par Sov Strochnis
En même temps si les stéréotypes sont bleu pour les garçons et rose pour les filles, c'est un peu ridicule de prolonger ces stéréotypes avec un garçon qui choisirait le stéréotype opposé, le rose (en l'occurrence une robe et un maquillage moches)...alors que la véritable émancipation résiderait dans le choix de couleurs comme le vert, le violet, le orange... De même je trouve tout aussi ridicule une lesbienne qui prend des manières exagérément masculines tirées des stéréotypes qui sont habituellement (et artificiellement) opposés aux femmes.
Bref, chaque individu est assez unique pour se personnaliser et éviter ce genre de mauvais goûts. Après si un homme veut s'habiller aussi mal que la première pimbêche venue c'est son problème

Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 03:13
par le parisien
Sov Strochnis a écrit : En même temps si les stéréotypes sont bleu pour les garçons et rose pour les filles, c'est un peu ridicule de prolonger ces stéréotypes avec un garçon qui choisirait le stéréotype opposé, le rose (en l'occurrence une robe et un maquillage moches)...alors que la véritable émancipation résiderait dans le choix de couleurs comme le vert, le violet, le orange...
L'idée, c'est plutôt de dire que "oui, les garçons peuvent s'habiller en rose sans être des
pédales et oui les filles peuvent s'habiller en bleu sans être des
bonhommes".
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 07:13
par Crapulax

On se croirait revenu dans le début des années 80,là ou les "nouveaux romantiques" sont apparus.
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 08:12
par NSC
Johan a écrit : L'idée, c'est plutôt de dire que "oui, les garçons peuvent s'habiller en rose sans être des pédales et oui les filles peuvent s'habiller en bleu sans être des bonhommes".
Cela existe deja , je ne vois pas l'interet d'enseigner ca en primaire, un age ou on a surtout besoin de repere pour preparer les moment difficiles de l'adolescence.
Cést deja ce laxisme qui forme les echecs scolaires pour encore aggraver cette situation pour fair plaisir au Lobbying LBGT
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 10:24
par gemmill
depuis hier , je n'entends que des complaintes contre cette rumeur.
je rappellerais quand méme que les mots "pére" et "mére" ont disparu du carnet de famille.
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 10:33
par le parisien
gemmill a écrit : depuis hier , je n'entends que des complaintes contre cette rumeur.
je rappellerais quand méme que les mots "pére" et "mére" ont disparu du carnet de famille.
Ca n'a rien à voir avec la supposée "théorie du genre".
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 10:52
par Panzer Kunst
Johan a écrit : Et si ça lui plait, à ce garçon, de s'habiller comme ça, de se maquiller, qui est-ce que ça dérange ?!
Le genre, ce n'est rien d'autre qu'un ensemble de stéreotypes de convention sociales complètement artificielle si ancrées dans les moeurs qu'elles nous semblent naturelles : Papa travaille, maman fait la cuisine. Les garçons font du foot, les filles de la danse. Les hommes sont forts et les femmes sont douces. Les filles aiment les films d'amour et les garçon aiment les films d'action. Policier c'est un métier d'homme et instit c'est un métier de femmes. Le patron c'est un homme par contre sa secrétaire, c'est une femme.
Tout ça, ce sont des concepts d'un autre âge qui, ne vous en déplaisent, vont voler en éclats
PS : Panzer kunst, j'(ai un film à te conseiller : Billy Elliot
Faux, tout ceci relève du
paléolithique en terme de pensée. Il y a bien longtemps que la femme est affirmée dans son rôle de leader. Pour avoir eu une autorité hiérarchique féminine à de nombreuse reprise dans le cadre de ma carrière professionnelle, les rapports ont toujours été sains et sans ambiguïté. La politique et l'idéologie actuelle agissent telles des pompiers pyromanes en ravivant des flammes qui étaient très largement attisées. Qui s'offusque, à part quelques nervis machistes, de voir une femme pratiquer le sport à haut niveau, d'écouter du métal, de prendre plaisir à reluquer un
slasher movie, de mener une entreprise composée majoritairement d'hommes, à l'heure actuelle ? Non, tout cela est une réorchestration conflictuelle des genres organisée par un égalitarisme forcené pour ne pas dire qui confère dans la plus belle des crétineries. Idéologie des plus ridicules quand on a compris le principe que la dualité homme-femme intrinsèquement relève de la plus pure complémentarité.
On ne fait pas voler en éclat ce qui est instinctif, de surcroît. Ces conditionnements culturels vont juste infecter une stabilité en terme d'identité.
Un homosexuel même conditionné culturellement à l'hétérosexualité restera fondamentalement un homosexuel, idem pour un hétérosexuel. Et c'est bien là que le bas blesse... Le conditionnement culturel idéologisé et dictatorial qui consiste à brouiller les cartes d'une identité comportementale ou sexuelle risquent d'amener bien des nécroses psychologiques.
PS : Perso', j'ai adoré le film... Et ?
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 10:55
par gemmill
Johan a écrit : Ca n'a rien à voir avec la supposée "théorie du genre".
si.
tu ne peux plus dire a un enfant qu'il sera pére ou mére.
de fait , il devient asexué et perméable a toutes les dérives comportementales , et une victime prédisposée.
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 11:01
par haluck-horth
Pourtant si, c'est extrêmement lié !
Pour justifier leur accession à l'adoption, voire à la procréation médicalement assistée et à la location d'utérus, les lobbies LGBT veulent faire admettre que hommes et femmes sont strictement égaux, et que par corollaire les concepts de père et mère sont désuets, que l'existence de repères féminins et masculins est inutile à l'enfant pour se construire socialement.
Le problème des conclusions de ces pseudo-études sociologiques très orientées c'est que celles-ci sont sans appel : le genre n'est pas obligatoirement identique au sexe anatomique. En effet il y a quelques exceptions (qui font beaucoup de bruit).
Maintenant, face à ce constat de La Palisse, ce qui se passe c'est que ces lobbies voudraient, pour se sentir mieux dans leur peau et être mieux acceptés dans la société, que l'on banalise ces exceptions en offrant l'opportunité aux enfants de décider (alors qu'ils n'en ont pas, comme vous disiez, la possibilité en connaissance de cause) s'ils veulent être garçon ou fille dans leur tête.
Moi ce que je réponds à ça, c'est qu'un garçon se sent quand même beaucoup mieux dans sa tête s'il exprime des comportements de garçon, car son genre correspond à son sexe, donc déjà il s'accepte lui-même, et en plus il n'est pas la cible de discriminations diverses. Prenez l'exemple de ce belge, qui, élevé comme une fille depuis sa plus tendre enfance, ne s'est jamais accepté, a changé de sexe, puis à fini par de faire rembourser par la sécu son suicide pour cause de souffrance psychologique insoutenable et incurable.
Pour reprendre l'argument phare des pro-IVG vis-à-vis des anti : si vous vous sentez femme en étant homme, ou inversement, alors agissez comme tel, mais n'obligez pas les autres à faire pareil.
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 11:06
par véra
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 11:11
par gemmill
homophone , c'est devenu un genre.

Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 11:14
par véra
gemmill a écrit :
homophone , c'est devenu un genre.

c'est ton genre !!!

Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 11:14
par Panzer Kunst
Johan a écrit : L'idée, c'est plutôt de dire que "oui, les garçons peuvent s'habiller en rose sans être des pédales et oui les filles peuvent s'habiller en bleu sans être des bonhommes".
Genre... Garçons et filles, adolescents, adolescentes sont incapables de maîtriser leurs aspirations et leurs choix en terme de goût sans être béquillé par un dogme...
Dites-moi,
cher Jojo, c'est votre cher môman qui vous imposait ces frusques que vous alliez vous coller contre le fondement, quand vous étiez tout jeune adolescent ? Vous étiez le larbin des goûts et de la volonté des autres à ce point ? (sourire)
Re: La rumeur qui vide les écoles
Posté : 29 janvier 2014 11:17
par gemmill
véra a écrit :
c'est ton genre !!!

qui de nous deux est homophobe ??