Victor a écrit :
C'est bien une réflexion de fonctionnaire !
Si tu travaillais dans l'économie réelle de ton pays, n'importe quel emploi sauf fonctionnaire, tu ne dirais pas cela !
Et je ne parle même pas des chômeurs qui eux savent très bien que la création de leur futur emploi est lié à la croissance.
Sais-tu, que les impôts et taxes (déjà au plus haut en France) ne suffisent pas à payer le salaire des fonctionnaires ?
Que l'état est obligé de s'endetter pour payer ton salaire mensuel ?
Si tu n'a rien à faire de la croissance, cela veut dire que tu te moques de l'économie de ton pays et donc que tu est prêt à accepter de travailler gratuitement.
Parce que s'il n'y a plus d'économie marchande, on ne plus payer les fonctionnaires.
1) Ce n'est pas une réponse de fonctionnaire.
Je suis bien d'autres choses qu'un fonctionnaire: en particulier, je suis un salarié (avec sécurité de l'emploi).
Je sais c'est intolérable pour un libéral, avide de pouvoir total sur la vie des subalternes.
Je suis un citoyen, un contribuable qui a plus de deux neurones.
Je paie des impôts sur le revenu et la TVA sur ce que je consomme.
Des impôts (notamment les locaux) qui servent ,entre autres choses, à aider les entreprises.
2) Si l'Etat est "obligé" d'emprunter (et pas seulement pour payer les fonctionnaires) c'est parce que les partis dits de gouvernement ont construit l'UE avec le traité de Maastricht, qui prévoit l'obligation pour les états d'emprunter sur les marchés financiers, à des taux qui dépendent des agences de notation, contrairement à tous les autres acteurs financiers.
Et il emprunte principalement pour payer...les intérêts de la Dette: c'est le PREMIER POSTE du Budget.
Les libéraux dans votre genre pensent que les fonctionnaires sont une "charge" dont il faudrait se débarrasser pour augmenter encore les revenus du Capital, ce qui vous l'avouerez est une absurdité de plus.
Plus la Dette se creuse, plus les intérêts augmentent.
Quand les libéraux reportent per capita (par individu) le poids de la dette, ils se f.... de nous.
La Dette, ils l'ont voulue et ça rapporte.
C'est d'ailleurs pour cela que l'investissement est faible dans ce que vous avez le culot d'appeler économie réelle.
Le taux de profit est moins élevé et c'est pour cela que le chômage augmente.
La loi El Khomri ne vise qu'à restaurer ce taux de profit, avant qu'il ne s'effondre à nouveau, les "sacrifices" demandés aux travailleurs n'étant jamais suffisants.
Tout ce que je dis est parfaitement conforme à ce que l'on observe depuis des décennies.
C'est la seule perspective du système capitaliste, basé sur la libre entreprise et la concurrence jusqu'à l'explosion finale: guerre avec ou sans fascisme ou...révolution communiste.
Bien évidemment , l'augmentation du chômage, les cadeaux fiscaux aux entreprises ne peuvent aussi que créer une tendance au déficit du budget de l'Etat
2) UNE raison de ne pas prêter grande importance à la croissance du point de vue du Travail
En 2015, la croissance a été de 1,1 %.
Le chômage AURAIT baissé de 0,1 %.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html

Chômage et croissance ne sont pas corrélés.
Cela se voit très bien dans les années 80 à 90, avec une croissance en hausse et un chômage en hausse, mais aussi sur la quasi totalité du reste des deux courbes. Quand la croissance augmente, le chômage augmente le plus souvent aussi.
Etonnant non? :roll:
Cela s'explique très bien avec l'analyse marxiste.
Je suis curieux de savoir comment va l'expliquer un libéral comme vous.
3) Une autre raison de ne pas prendre pour étalon du "MIEUX" le taux de croissance.
C'est sa composition:
Les accidents de la route, avec leurs destructions de de véhicules et leur remplacement, ou leur réparation entrent dans le calcul du taux ainsi que l'activité d'inhumation (l'économie réelle) ou les soins médicaux.
La production et la vente des produits traitant le cancer ou la dépression sont "bons pour la croissance".
Faut-il s'en féliciter?
Moi, je ne m'en facilite pas, chers fabricants réels de bibelots et de gadgets qui "nous font vivre".
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"