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Posté : 26 novembre 2007 18:24
par JoeBAR
tisiphoné a écrit :
C'est très romantic-goth dans l'esprit , encore faut - il faire un mort présentable , j' entend par l à , mourir jeune , sinon tu n'es pas à l'abri d'une maladie handicapante , et adieu tes rêves de " grandiose ", je crois que nous sommes nombreux à avoir , ou avoir eu , cette envie , résiste -elle aux années qui passent ? on se donne RDV ?
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avec l'age, on a tendance à s'accrocher plus à la vie. C'est bizarre d'ailleurs. J'ai remarqué que les mois passent plus vite aujourd'hui que les jours quand j'avais 15 ans ... Devais m'emmerder ferme.
Posté : 26 novembre 2007 21:55
par Micka
Personnelement, j'imagine ma fin dans un beau costume blanc, une rose rouge accroché a la veste....
Je suis dans une ville, en pleine guerre, je sort mon violon et je joue mon dernier aire en traversant d'un pas calme et mesuré le champs de bataille....
Une balle transperce ma rose et me touche en plein coeur, je meurs le violon dans une main, l'archer dans l'autre, le regard paisible....
Sa se serait une belle fin de vie....
Posté : 26 novembre 2007 22:02
par tisiphoné
Micka a écrit :Personnelement, j'imagine ma fin dans un beau costume blanc, une rose rouge accroché a la veste....
Je suis dans une ville, en pleine guerre, je sort mon violon et je joue mon dernier aire en traversant d'un pas calme et mesuré le champs de bataille....
Une balle transperce ma rose et me touche en plein coeur, je meurs le violon dans une main, l'archer dans l'autre, le regard paisible....
Sa se serait une belle fin de vie....
le décor est signé Enki Bilal .
Posté : 26 novembre 2007 22:11
par vipérine[banni]
j aimerais mourir comme mes arrière grands parents... chacun dans son lit , dans sa pièce mais à 30 sec d intervalles...aucun des deux n a connu le décès de l'autre
Posté : 01 décembre 2007 10:07
par Z4Ck
tisiphoné a écrit :le décor est signé Enki Bilal .
Et le costume, il est signé de qui ?

Posté : 20 décembre 2007 00:12
par tisiphoné
Posté : 12 janvier 2008 01:09
par spacedan
Pour moi parler de force ou de faiblesse, de courage ou de lacheté c'est porter un jugement sur une personne qui est face au suicide.
Pour moi une personne qui tente ou se suicide est une personne en très grande souffrance. Une souffrance telle qu'aucune autre solution n'est envisageable.
Juste un conseil. Si vous rencontrez une personne "suicidaire", essayez de lui démontrer qu'il y a d'autres alternatives car le suicide c'est l'absence de choix. Pour la personne qui se suicide aucune autre solution n'est envisageable. Donc essayez de lui faire prendre conscience qu'il peut y avoir d'autres choses à tenter.
bon j'arrête mon blabla de travailleur social...

Posté : 08 février 2008 18:48
par Saint loup
Si on m'apprends que j'ai une maladie qui fera petit à petit de moi un légume, je penses trouver le courage. Autrement, pas du tout. J'aime bien trop la vie.
Re: suicide
Posté : 25 février 2008 11:28
par durdur1
danom a écrit :
je n y ai jamais pensé.
c est un geste faible et egoiste .
Et ta réponse l'est tout autant, qui es-tu pour te permettre de juger des gens qui n'en peuvent plus, de quel droit peux tu dire qu'ils sont faibles ? Ne crois tu pas que pour passer à l'acte, il faut vraiment ne plus percevoir d'avenir, je ne cautionne pas mais pour juger nous ne sommes pas assez "blancs" nous même
Re: suicide
Posté : 10 janvier 2014 04:00
par Sov Strochnis
J'ai écrit dix longs messages, les dix, les uns après les autres, je les ai supprimés. Dans ces messages je ne cachais pas le mépris que je portais à ceux qui pensent que c'est un geste de "faiblesse" ou d' "égoïsme", car en seulement deux mots on réduit une personne à ce seul geste, la rendant presque indigne d'avoir vécue.
Il n'y a même pas à qualifier le geste, force ou faiblesse, ça n'a pas d'importance. C'est un choix qu'il faut respecter, même si c'est douloureux pour les vivants.
Re: suicide
Posté : 10 janvier 2014 11:40
par avrilou
Sov Strochnis a écrit :J'ai écrit dix longs messages, les dix, les uns après les autres, je les ai supprimés. Dans ces messages je ne cachais pas le mépris que je portais à ceux qui pensent que c'est un geste de "faiblesse" ou d' "égoïsme", car en seulement deux mots on réduit une personne à ce seul geste, la rendant presque indigne d'avoir vécue.
Il n'y a même pas à qualifier le geste, force ou faiblesse, ça n'a pas d'importance. C'est un choix qu'il faut respecter, même si c'est douloureux pour les vivants.
Je ne ferai que reprendre le conseil de Spaceman:
"Juste un conseil. Si vous rencontrez une personne "suicidaire", essayez de lui démontrer qu'il y a d'autres alternatives car le suicide c'est l'absence de choix. Pour la personne qui se suicide aucune autre solution n'est envisageable. Donc essayez de lui faire prendre conscience qu'il peut y avoir d'autres choses à tenter "
Je pense que quand la douleur ou la souffrance deviennent insupportables, on se laisse aller à opter pour la dernière solution...
Pas toujours facile pour l'entourage d'intervenir si la personne montre des signes de désespoir mais ne se confie jamais vraiment.
Pourtant il faut tenter le dialogue par tous les moyens, on regrette trop ensuite de ne pas avoir insisté sur les différentes manières d'affronter les terribles épreuves de la vie.
Re: suicide
Posté : 10 janvier 2014 16:15
par mordred
La personne suicidaire est difficile à détecter. J'avais un copain de travail, parti en pré-retraite. Il était alcoolique mais sa femme ne lui donnait pas d'argent et fermait les placards à clé. Ils avaient un petit de trois ans en garde qui est tombé gravement malade. Mon collègue a emprunté un fusil à un voisin. Il a tué sa femme, le petit et s'est suicidé. Le couple venait d'acheter une nouvelle voiture.
Un autre collègue de travail a été licencié un mois d'octobre. Fin décembre, il reçut son chèque de licenciement (cadre). Il le remit en banque puis alla se tirer une balle à l'hôpital pour que son corps serve à la science. Il était en instance de divorce. Je l'ai vu quelques jours avant sa mort. Il semblait normal.
Le cousin de ma femme, lui, était malade (une maladie du sommeil). Il s'était mis à boire. Problèmes avec son employeur; impossibilité d'exercer son premier métier à cause de la maladie (il était maitre d'hôtel dans un resto étoilé Michelin). Et sa femme a commencé à le délaisser, mais sans trop savoir où elle allait. Ce cousin, par contre, sous l'emprise de l'alcool (au cours d'un repas), déclara qu'il allait mettre fin à ses jours; tout en montrant un tesson de bouteille. Tout se calma; mais un mois plus tard, il se pendit. Je lui avais dit d'aller se soigner. Mais nous étions à une heure de route les uns des autres.
J'avais un copain du week-end qui alla chez sa mère à l'apéro un dimanche midi, accompagné de sa copine. Il s'absenta. Ne le voyant pas revenir, sa mère alla voir où il était. Il s'était pendu à la poignée de la fenêtre de sa chambre.
C'est l'horreur des affaires comme ça. Mais on n'y peut pas grand chose.
Pour ma part; si la Faucheuse ne me surprend pas; ce sera cachets et whisky si j'ai envie.
Re: suicide
Posté : 26 juillet 2014 08:20
par Coraline
mordred a écrit :
Pour ma part; si la Faucheuse ne me surprend pas; ce sera cachets et whisky si j'ai envie.
De même pour moi, car n'étant pas croyante, j'estime que ma vie m'appartient. Bien sûr, dans la mesure du possible, j'éviterais d'en arriver à cette extrémité si j'avais des enfants en bas âge. Mais si je devenais un fardeau pour tout le monde en cas de maladie grave et invalidante faisant de moi un fardeau pour l'entourage, je choisirais sans hésiter cette solution.
Re: suicide
Posté : 26 juillet 2014 09:17
par tisiphoné
Sov Strochnis a écrit : J'ai écrit dix longs messages, les dix, les uns après les autres, je les ai supprimés. Dans ces messages je ne cachais pas le mépris que je portais à ceux qui pensent que c'est un geste de "faiblesse" ou d' "égoïsme", car en seulement deux mots on réduit une personne à ce seul geste, la rendant presque indigne d'avoir vécue.
Il n'y a même pas à qualifier le geste, force ou faiblesse, ça n'a pas d'importance. C'est un choix qu'il faut respecter, même si c'est douloureux pour les vivants.
c'est ce que je pense aussi.
Re: suicide
Posté : 15 août 2014 23:09
par gerlem
S'il n'y avait pas la peur de la souffrance (hypothétique? lors de mon ulcère, j'ai l'impression d'avoir bien supporté la douleur.), c'est dans la joie et l’allégresse que je le tenterais. La vie n'est pas désirable dans les conditions que nous ont concocté nos ancêtres. Se rater! c'est surtout ça qui m’arrête. Mais ne pas en déduire que c'est de la lâcheté. J'ai en horreur la morale des humains.
à plus.