Re: DEFICIT ET DETTES PUBLIQUES
Posté : 18 avril 2017 22:53
Au fait, les nihilistes et autres dégagistes, ça vous interpelle pas QQpart comme disait mon colopathe préféré tous ces chiffres inquiétants.
D'autant plus que je ne parle ici que la dette visible, celle qui relève des critères de Maastrich, mais il y a aussi cela
D'autant plus que je ne parle ici que la dette visible, celle qui relève des critères de Maastrich, mais il y a aussi cela
Pour en revenir à l'Europe et aux US, moins orthodoxes, on peut se poser la question de la pression allemande sur la BCE, sans doute la hantise des crises monétaires (inflation) de son passé et des conséquences politiques avec la montée du Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei...celle hors bilan, plus dissimulée, atteint 3 200 milliards € ; les dettes totales des administrations françaises, au sens des normes comptables internationales (IFRS) atteignent donc plus de 5 200 milliards € ; les engagements hors bilan représentent 158 % du PIB et ont été multipliés par 3,5 en dix ans42. Le rapport de la Cour des comptes sur la certification des comptes de l'État pour l'exercice 2014 contient un inventaire des principaux engagements hors bilan43 :
engagements de retraite : 1 753 M€, dont 1 561 M€ pour les fonctionnaires de l'État ;
dette garantie par l'État : 194 M€ ;
garanties liées à des missions d'intérêt général : 519 M€, dont 412 M€ pour les livrets d'épargne réglementés et 85 M€ au titre de la COFACE ;
garanties de passif : 181 M€, dont 126 M€ de quote-part française au capital appelable du MES ;
engagements financiers de l'État : 183 M€, dont 51 M€ d'engagements envers le FMI ;
engagements découlant de la mission de régulateur économique et social de l'État : 492 M€, dont 274 M€ de subventions d'équilibre aux régimes spéciaux (SNCF, RATP,...) et 164 M€ d'engagements au titre des aides au logement.
Si la plupart de ces engagements ne deviendront exigibles qu'à long terme et de façon progressive (en particulier les retraites), le risque principal réside dans leur dynamique : leur croissance rapide met en danger l'équilibre budgétaire futur ; c'est particulièrement visible dans le cas des retraites.