gare au gorille a écrit : 04 septembre 2024 19:32
Mesoke a écrit : 04 septembre 2024 19:20
Obélix mangeait des sangliers, pas des cochons, et les vrais gaulois n'en mangeaient pas. Surtout que le sanglier n'était à l'époque gauloise pas un animal commun comme aujourd'hui, vu que les chasseurs du XXe siècle n'en avait pas encore introduit plein dans la nature pour avoir plus de gros gibier à chasser.
Sangliers et cochons ont exactement les mêmes interdits face à la religion musulmane et je détesterais qu'on en arrive à devoir retirer les sanglier des banquets des gaulois d'Astérix comme on en arrive à vouloir faire retirer le cochon du banquet d'Hayange.
Dans la France rurale d'avant, chaque famille paysanne possédait un ou plusieurs cochons car ces derniers fournissaient de la viande toute l'année. De plus, ils mangeaient les restes de cuisine et les déchets organiques. Ce n'est pas pour autant que chaque village a sa fête du cochon.
Quand sur l'affiche de 2017, était indiqué, bien en grand, "nos traditions d'abord", cela voulait tout dire, une manière d'annoncer que les traditions étrangères, surtout musulmanes, n'avaient pas leur place (exemple : aïd). Le maire aurait très bien pu choisir la fête du poulet ou de la truite, mais non, c'est le cochon.
Et quand vous lisez sur l'affiche de 2019, dans le lien ci-dessous, on peut lire "Vivre ensemble A LA FRANCAISE".
Dans le texte, on peut lire, entre autre "Venez donc fêter l
’identité marquée et le terroir de notre pays, avec des stands de restauration pour tous, une exposition de vieux métiers et des animations populaires". Les mots "identité" "à la française", "terroir" font parti du répertoire du RN.
https://www.fdesouche.com/2016/08/29/ha ... du-cochon/
Voici l'interview du maire de Hayange en 2016, dont je ne mets qu'une partie :
"F. E. : notre fête est populaire et identitaire, oui, c’est un terme qui ne me dérange pas. J’estime que lorsqu’un pays vous accueille, on doit respecter ses coutumes, et donc ses spécialités culinaires. J’ai des amis à Riposte laïque (un site web islamophobe, ndlr) et au Bloc identitaire (renommé en juillet Les identitaires, un mouvement d’extrême-droite connu pour ses soupes identitaires au cochon, qui refuse « l’islamisation » de la société comme « l’immigration extra-européenne », ndlr). Je trouve que ce sont des gens courageux.
Concernant de prétendus skinheads, c’est comme ça, notre fête est ouverte à tout le monde. On ne va pas stigmatiser les gens parce qu’ils ont le crâne rasé, sont barbus ou ont les cheveux verts. Je ne crois pas être d’extrême-droite. Ni moi ni Riposte laïque ni le Bloc identitaire. Nous sommes des patriotes, amoureux de la France."
https://www.lasemaine.fr/notre-fete-du- ... entitaire/
Le mot "identitaire" fait également parti du répertoire du RN. Par ailleurs, cela ne vous surprend pas que ce maire défend des groupuscules identitaires et islamophobes dont certains de ses bons amis font partis.
3F. E. : je crois que nous sommes trop allés vers ce multiculturalisme, et qu’il ne fonctionne pas. En France, la viande halal voit ses rayons s'agrandir dans les supermarchés et s'invite même dans les cantines de certaines zones de non-droit. Il faut rester vigilant et, dans ce contexte, notre fête du cochon est une manière d’expliquer aux personnes d’autres origines qu’il faut respecter les traditions françaises. Je rejoins Riposte laïque dans cette idée d’un vivre-ensemble à la française, où la population doit se plier aux coutumes du pays.3
Ou voit-il que les musumans ne respectent pas les traditions françaises ? Des fêtes traditionnelles, il y en a partout en France chaque année, et aucun musulman n'a tenté de les empêcher.
Dans mon carrefour Market, la viande halal ne tient qu'une petite place. Et ce qu'il oublie est, que si la viande halal devient de plus en plus présent dans les supermarchés, c'est aussi parce qu'elle représente une manne financière pour les fournisseurs et les distributeurs. Je ne me rappelle pas que les musulmans ont exigé de la viande halal dans les magasins.
Dans mon village natal, en Alsace, chaque année se déroule une fête mettant en avant les métiers d'autrefois. Et jamais, le maire et les organisateurs ont eu ce type de discours, en insistant sur le côté identitaire, à la française, de leur fête.