scorpion3917 a écrit : 30 décembre 2025 15:48
jeandu53 a écrit : 28 décembre 2025 19:47
Il en va des boulangers comme des médecins, des pharmaciens, des profs, des artisans, des stations-essence... Il y a une pénurie de plus en plus grave, et les campagnes sont les principales touchées.
Ce pays n'est plus ce qu'il était.
Des petites fermes dans chaque village, le facteur avec sa vieille bécane qui buvait le petit rouge avec vous, le toubib qui venait vous rendre visite chez vous, j'ai connu le préposé aux allocations familiales qui venait avec sa petite valise vous payer en espèces à la maison. Chose amusante, valise attachée à son poignet par une chaîne ! Et oui je n'invente pas .
Des gares bien plus nombreuses qu'aujourd'hui...
Des écoles de 15/20 maxi par classe...
La messe tous les dimanches...
Le respect pour les profs et la police.
Des gens qui se disaient bonjour, qui discutaient...
Des filles à qui on pouvait dire qu'elles étaient simplement jolies sans risquer un procès....
De la solidarité, des toubibs à tous les coins de rue.
Un chômage moins important.
Une dette souveraine pratiquement nulle.
Des politiques respectueux et respectables...
Ça c'était la France d'avant.
Aujourd'hui, le facteur est tracé au GPS, interdit de boire de l'alcool sous peine d'être licencié, le toubib n'a plus le temps de se déplacer car il doit prendre un rdv toutes les 15 mn, les seuls préposés CAF que l'on peut voir c'est pour relever une fraude, les petites gares ont été supprimées au nom de la rentabilité et du tout bagnole.
L'instituteur ( fonction noble) était respecté, tout comme le gendarme et le curé. Adolescent, on allait soit au lycée soit en apprentissage, puis adulte on allait bosser pour gagner sa croute, il n'y avait pas de chômage ou de temps partiel, mais plus des heures supplémentaires à rallonge, donc très peu d'oisiveté. Ceux qui étaient au chômage étaient soit des handicapés soit de vrais fainéants volontaires. Et tout ce petit monde patron, paysan, ouvrier, employé, étudiant, se retrouvaient le soir au bistro du village, c'était le réseau social d'antan.
Chacun se disait bonjour, on complimentait les jolies filles et bien entendu, ce qui nous intéresse, le boulanger passait chaque matin dans els hameaux à grands coups de klaxon et on pouvait acheter son pain à l'arrière de la camionnette. Des flutes, des gros pains très cuits à la croute bien épaisse et dure, avec une mie bien ferme qui tenait 4 5 jours sans sécher.
Mais maintenant nos vies sont à l'image de la baguette de supermarché, insipide, molle, pleine de vent, éphémère. pas cher à acheter, rapidement bonne à jeter.