Re: Extrême droite Municipales 2026 : «Libé» suit le RN à la carte
Posté : 07 janvier 2026 10:33
Flop Municipales 2026 : dans les Bouches-du-Rhône, les maires boudent un label RN
Lancée il y a un an, l’étiquette «la Provence qu’on aime !», censée ouvrir le champ des possibles pour le parti à la flamme aux municipales, n’a pas encore séduit les sortants, persuadés que le scrutin se jouera hors des enjeux nationaux.
Ça sonne comme un slogan pour du savon de Marseille, d’ailleurs c’est un peu du blanchiment d’étiquette politique. Vous êtes candidat sans parti aux municipales dans les Bouches-du-Rhône et vous craigniez de porter ouvertement les couleurs du RN ? Essayez le label «la Provence qu’on aime !». Lancée en janvier dernier par le délégué départemental du parti Franck Allisio – lui-même candidat RN à Marseille –, l’initiative veut élargir les partenariats du parti au-delà des alliés politiques (UDR et néo-RPR). Pour atteindre son objectif d’une cinquantaine de listes sur le département au scrutin de mars, le parti ouvre son casting à tous profils : opposition en place, challengers parachutés, société civile… et bien sûr maires sortants, souvent sans écurie affichée.
En mars dernier, la plupart ont ainsi reçu un courrier type signé Franck Allisio, leur proposant «en toute simplicité et en toute transparence» d’adhérer au label. Face à ceux qui «pactisent tantôt avec la gauche marseillaise, tantôt avec les macronistes qui ont appelé à voter au second tour des dernières élections législatives pour LFI», «nous voulons des maires et des élus provençaux libres et responsables, qui pourront à nouveau assumer leurs valeurs et leurs convictions en totale liberté», leur promet-il.
Des «preuves d’amour» très politiques
«Libres» ou presque. La charte d’engagement à signer par les aspirants candidats, présentée par les instances nationales début décembre, pose treize conditions en cas de victoire : lutte contre l’insécurité, rejet de «toute subventions aux associations incitant à l’immigration massive», pas de hausse de la fiscalité locale… mais surtout ce que Franck Allisio appelle des «preuves d’amour» très politiques : un soutien aux candidats RN et aux sénatoriales de septembre 2026 et à la présidentielle de 2027. Gagner des villes, c’est bien, gonfler son collège d’élus locaux en vue des échéances nationales, c’est encore mieux.
Près d’un an a passé depuis «l’appel de Provence» du député de Vitrolles et jusqu’ici, aucun sortant n’a mordu à l’hameçon, le RN devant se contenter de labelliser des challengers comme à Fos-sur-Mer ou Carry-le-Rouet. «Franck Allisio est venu me voir et je l’ai éconduit, raconte le maire René-Francis Carpentier, un ancien de la marine nationale élu en 2020. Il a compris que je n’étais pas sensible au chant des sirènes, alors il est allé voir tous les candidats et l’un d’eux a cédé à la tentation…»
Comme lui, certains pestent en sourdine contre un «racolage» à peine déguisé, le RN sudiste s’étant spécialisé dans le débauchage de cadres à droite. D’autres dénoncent carrément un «chantage» pour les contraindre à se soumettre, sous peine de se voir concurrencé par une liste à la flamme. «Ça peut marcher dans les communes où ça boîte, s’inquiète l’un d’eux. Là où il y a plusieurs listes, où les maires ont des problèmes avec la justice… Ils pourraient y voir une image qui, il faut bien le dire, est porteuse.»
https://www.liberation.fr/politique/ele ... 7JRAVRBAA/
Lancée il y a un an, l’étiquette «la Provence qu’on aime !», censée ouvrir le champ des possibles pour le parti à la flamme aux municipales, n’a pas encore séduit les sortants, persuadés que le scrutin se jouera hors des enjeux nationaux.
Ça sonne comme un slogan pour du savon de Marseille, d’ailleurs c’est un peu du blanchiment d’étiquette politique. Vous êtes candidat sans parti aux municipales dans les Bouches-du-Rhône et vous craigniez de porter ouvertement les couleurs du RN ? Essayez le label «la Provence qu’on aime !». Lancée en janvier dernier par le délégué départemental du parti Franck Allisio – lui-même candidat RN à Marseille –, l’initiative veut élargir les partenariats du parti au-delà des alliés politiques (UDR et néo-RPR). Pour atteindre son objectif d’une cinquantaine de listes sur le département au scrutin de mars, le parti ouvre son casting à tous profils : opposition en place, challengers parachutés, société civile… et bien sûr maires sortants, souvent sans écurie affichée.
En mars dernier, la plupart ont ainsi reçu un courrier type signé Franck Allisio, leur proposant «en toute simplicité et en toute transparence» d’adhérer au label. Face à ceux qui «pactisent tantôt avec la gauche marseillaise, tantôt avec les macronistes qui ont appelé à voter au second tour des dernières élections législatives pour LFI», «nous voulons des maires et des élus provençaux libres et responsables, qui pourront à nouveau assumer leurs valeurs et leurs convictions en totale liberté», leur promet-il.
Des «preuves d’amour» très politiques
«Libres» ou presque. La charte d’engagement à signer par les aspirants candidats, présentée par les instances nationales début décembre, pose treize conditions en cas de victoire : lutte contre l’insécurité, rejet de «toute subventions aux associations incitant à l’immigration massive», pas de hausse de la fiscalité locale… mais surtout ce que Franck Allisio appelle des «preuves d’amour» très politiques : un soutien aux candidats RN et aux sénatoriales de septembre 2026 et à la présidentielle de 2027. Gagner des villes, c’est bien, gonfler son collège d’élus locaux en vue des échéances nationales, c’est encore mieux.
Près d’un an a passé depuis «l’appel de Provence» du député de Vitrolles et jusqu’ici, aucun sortant n’a mordu à l’hameçon, le RN devant se contenter de labelliser des challengers comme à Fos-sur-Mer ou Carry-le-Rouet. «Franck Allisio est venu me voir et je l’ai éconduit, raconte le maire René-Francis Carpentier, un ancien de la marine nationale élu en 2020. Il a compris que je n’étais pas sensible au chant des sirènes, alors il est allé voir tous les candidats et l’un d’eux a cédé à la tentation…»
Comme lui, certains pestent en sourdine contre un «racolage» à peine déguisé, le RN sudiste s’étant spécialisé dans le débauchage de cadres à droite. D’autres dénoncent carrément un «chantage» pour les contraindre à se soumettre, sous peine de se voir concurrencé par une liste à la flamme. «Ça peut marcher dans les communes où ça boîte, s’inquiète l’un d’eux. Là où il y a plusieurs listes, où les maires ont des problèmes avec la justice… Ils pourraient y voir une image qui, il faut bien le dire, est porteuse.»
https://www.liberation.fr/politique/ele ... 7JRAVRBAA/
