L'OTAN n'est pas dissout! La complémentarité et la coopération entre les 8 premiers états européens qui participent à la démarche du PDR Macron n'exclut pas la mise en oeuvre de son article 5, dans un premier temps conventionnel puis nucléaire stratégique.djep a écrit : 02 mars 2026 19:54Dans l'immédiat, j'exagère, c'est sûr ! Mais la question du commandement de l'armée européenne se posera tôt ou tard, avec in fine l'obligation qui pourrait être faite à la France de devoir recourir au nucléaire en cas d'attaque d'un pays membre. L'UE nous obligeant déjà aujourd'hui à pas mal de choses qui nous sont défavorables.UBUROI a écrit : 02 mars 2026 19:27
T'as pas tout compris! Le bouton, c'est le PDR français, clair net définitif.
La vrai question, c'est de savoir qui sera capable parmi les candidats d'analyser la situation conflictuelle et le point où elle menacerait les intérêts vitaux de la France, gérer cette responsabilité individuelle écrasante en dernier ressort.
Bien sûr, avant tout, éliminer les collabos de Poutine, notre menace existentielle. Suivez mon regard.
Mais l'OTAN avec Trump semble moins sûr pour les Européens; déjà en 2020, avant Trump et la guerre en Ukraine, Macron avait semé la graine. L'élection de TRump et la guerre ouverte en 2022 ont précipité les choses; l'exemple de la Suède est significatif:
https://www.opex360.com/2026/01/28/la-s ... yaume-uni/La Suède a entamé des discussions sur la dissuasion nucléaire avec la France et le Royaume-Uni
par Laurent Lagneau · 28 janvier 2026
Lors d’un discours prononcé à l’École militaire le 7 février 2020, le président Macron avança que les « intérêts vitaux de la France avaient désormais une dimension européenne », avant de se dire ouvert à un « dialogue stratégique avec nos partenaires européens […] sur le rôle de la dissuasion nucléaire française » dans la sécurité du Vieux Continent. Et d’ajouter : « Les partenaires européens qui [le] souhaitent pourront être associés aux exercices » des forces stratégiques françaises ».
À l’époque, cette proposition de dialogue stratégique tomba à plat car beaucoup de pays européens estimaient que leur protection était garantie par l’Otan, et donc par le parapluie nucléaire américain. Telle fut la position avancée par l’Allemagne qui, par ailleurs, reprochait à la France de ne pas vouloir placer sa force de frappe sous commandement européen.
« On ne peut pas seulement européaniser ce qui est cher aux Allemands [comme la mise en place d’un budget de la zone euro] : il faut aussi européaniser ce qui est cher aux Français et c’est le cas de la force de frappe française », avait résumé Johann Wadephul, un proche de la chancelière Angela Merkel, devenu depuis ministre des Affaires étrangères.
En outre, les pays d’Europe de l’Est accueillirent cette proposition de dialogue stratégique avec d’autant plus de scepticisme que le président Macron avait auparavant plaidé en faveur d’un rapprochement avec la Russie, lors de la Conférence des ambassadeurs d’août 2019.
Quoi qu’il en soit, la donne a depuis changé, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les doutes sur la solidité du lien transatlantique. L’an passé, le locataire de l’Élysée est revenu à la charge, en se disant prêt à discuter d’un éventuel déploiement d’armes nucléaires françaises dans certains pays européens. La Pologne, par la voix de son Premier ministre, Donald Tusk, s’était dite prête à engager une telle discussion.
Puis, en juillet, dans le droit fil des conclusions du sommet de Chequers [octobre 1995] et des accords de défense de Lancaster House [novembre 2010], Paris et Londres, autre puissance nucléaire du continent, firent part de leur intention de coordonner leurs forces stratégiques respectives en cas de menace extrême. « Tout adversaire menaçant les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France pourrait être confronté à la puissance des forces nucléaires des deux nations », avait ainsi résumé Keir Starmer, le Premier ministre britannique. Sécurité nationale
Alors que l’on s’attendait à une coordination entre les forces océaniques stratégiques des deux pays [le Royaume-Uni n’a plus de composante nucléaire aéroportée depuis les années 1990, ndlr], des responsables britanniques ont pu assister à un exercice Poker organisé par les Forces aériennes stratégiques [FAS] en décembre dernier. Et cela à l’issue de la première réunion du « groupe de pilotage nucléaire franco-britannique ».
Mais un autre pays est intéressé par le dialogue stratégique proposé par M. Macron. Désormais membre de l’Otan, la Suède a entamé des discussions préliminaires avec la France et le Royaume-Uni sur une possible coopération dans le domaine de la dissuasion nucléaire. C’est en effet ce qu’a affirmé Ulf Kristersson, son Premier ministre, lors de l’émission Agenda, diffusée par la chaîne de télévision publique SVT, le 25 janvier.

