latresne a écrit : 30 juin 2026 00:53
L'Algérie c'est pas lui c'est 1830.
Qu'est ce que la France est allée faire dans ce désert à cette époque ?
Conçue au départ comme une expédition punitive contre les forces barbaresques, la prise d'Alger a vite ouvert la voie à une politique de conquête plus vaste du territoire algérien. Pure et simple.
Dès 1830, la conquête de l'Algérie est accompagnée d'une colonisation de peuplement forcée par la nécessité de ravitailler en vivres les forces militaires grandissantes : les militaires français deviennent des colons en s'installant et aménageant le territoire conquis. Et tout cela s'est produit dans le cadre d'une guerre atroce des deux côtés avec des dizaines de milliers de morts des deux côtés. Puis, quand les forces de resistance algérienne ont été vaincues il y a eu un objectif de "pacification" de la part de la France.
Oui mais, quelle "pacification" ?
L'objectif de la « pacification » est comme le déclare le colonel de Montagnac
d'« anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ».
La politique de la terre brûlée, décidée par le gouverneur général Bugeaud, a des effets dévastateurs sur les équilibres socio-économique et alimentaire du pays : «
nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes ; l'ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux »
Il y a eu aussi les enfumades de triste mémoire : du 18 au 20 juin 1845, une semaine après la déclaration de la doctrine Bugeaud, le lieutenant-colonel Pélissier fait périr par asphyxie quasiment toute une tribu (les Ouled-Riah, alliés au cheikh Boumaza), qui avait trouvé refuge dans les grottes de Ghar-el-Frechih près de Nekmaria dans le massif du Dahra. Ce sont entre 700 et 1 200 personnes, selon les sources, guerriers, mais aussi femmes, enfants et vieillards, qui moururent après que Pélissier eut fait allumer de grands feux devant les entrées des grottes. Il n'y eut que quelques survivants.
(...)
Ce massacre suscita une vive indignation en France et en Europe. Le journal anglais Times du 14 juillet 1845 écrit :
« Il est impossible de réprimer la plus forte expression de l'horreur et du dégoût à propos des atrocités d'un acte commis par le général Pélissier, commandant un détachement français en Algérie... Ceci n'est pas une guerre mais le massacre d'une population par celui qui a assumé le pouvoir de gouverner cette région, un monstre qui déshonore son pays, son époque et sa race. »
Quand on voit comment ce pays nous remercie de leur apporter la civilisation et ses infrastructures ,routes ,chemins de fer ,écoles ,hopitaux etc etc.
Les infrastructures, les routes, les chemins de fer, les écoles, les hôpitaux ont été construits pour servir d'abord et avant tout les intérêts de la France coloniale et des Français d'Algérie. Pas pour les beaux yeux des autochtones.