scorpion3917 a écrit : 20 septembre 2026 18:09Que Poutine titille nos nerfs, certes mais de là à craindre une invasion russe me semble hallucinant.
Une invasion russe où ça ? Je vous pose la question. C'est où que vous la jugeriez "hallucinante" ?
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 20 septembre 2026 21:06
par lepicard
papibilou a écrit : 20 septembre 2026 20:16
[quote=scorpion3917 post_id=1063686438
Que Poutine titille nos nerfs, certes mais de là à craindre une invasion russe me semble hallucinant.
Invasion de la France, sans doute pas mais des pays baltes ne devrait pas vous sembler hallucinant. Ça devrait vous apparaître, au contraire, comme éminemment probable. Et l'invasion de la Pologne comme une possibilité forte.
[/quote]
la pologne est la 1ere économie de l'Europe ,en plus ce sont des teigneux (à raison) ,comme les ukrainiens , donc ce serait une folie , et il le sait
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 20 septembre 2026 21:23
par Yaroslav
J'ai eu une bonne surprise en écoutant Dominique DE VILLEPIN interviewé aujourd'hui sur France Info.
Alors je le cite :
"Arrêter l'aide à l'Ukraine, c'est totalement irresponsable. En gros, ça veut dire à Moscou, ben écoutez, continuez vos avancées et ne vous gênez pas, donc je trouve cela complètement irresponsable."
(interview en entier)
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 21 septembre 2026 04:39
par UBUROI
Faire taire les Déat, c'est voter contre Lepen, Dupont Nian Nian, Philippot, Roussel, et la clique des "pacifistes" abjects.
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 21 septembre 2026 06:32
par Corvo
En Russie, Poutine rattrapé par ses guerres
Tout va-t-il vraiment si bien en Russie ? A force de multiplier les fronts et au gré des failles identifiées, le président russe montre qu’il n’est pas invulnérable, malgré des élections législatives jouées d’avance.
A l’horizon de la Russie, rien d’autre que la guerre. Opération spéciale en Ukraine, attaques hybrides vers l’Europe, envois de drones dans les pays limitrophes, tentatives d’ingérence… Vladimir Poutine entretient le conflit sur tous les fronts. Pour le premier scrutin depuis le lancement de son «opération spéciale», il devait donc dormir tranquille, certain que rien ne peut ébranler le pouvoir absolu qu’il a étendu sur la Russie en plus d’un quart de siècle. C’est si vrai qu’on en aurait presque oublié que la Russie ne se résume pas à Poutine et qu’il y a là-bas un peuple, à même de s’exprimer par les urnes. De son plein gré, ou pas. Mais à force de multiplier les fronts, tout va-t-il vraiment si bien en Russie ?
Poutine n’est pas invulnérable, le week-end l’a tout de même rappelé : les Ukrainiens ne manquent pas d’exploiter les failles russes, comme en témoignent les dernières attaques de drones massives contre tout le pays, et en particulier la capitale, au dernier jour du scrutin. Des cyberattaques ont aussi perturbé le processus. Au quotidien, l’impact économique de la guerre se fait ressentir dans le pays, sans compter la perspective d’une nouvelle mobilisation sur le front ukrainien, alors que le vivier de «volontaires» s’épuise.
Deux journalistes en exil, interrogés par Libération, décrivent dans un livre avec précision le système mafieux que le dirigeant russe a mis en place ainsi que son penchant matérialiste. Ce qui n’empêche pas de nombreux Russes de le soutenir, dans un contexte où toute forme d’opposition à visage découvert a disparu. Que veulent dire des élections dans ces conditions ? Une étrange validation démocratique d’un système qui ne l’est plus. Poutine tient. Y a-t-il pour la Russie un autre horizon ? Les événements récents laissent entrevoir un «peut-être».
D’ici là, ne sombrons pas dans l’illusion que ce qui se passe aux confins de l’Europe ne nous concerne pas. L’ombre de la Russie de Poutine, plus ou moins tangible dans les déclarations des candidats à la présidentielle, pèsera sur notre propre scrutin d’avril, dans des proportions qu’on ne mesure pas encore.
papibilou a écrit : 20 septembre 2026 20:16
[quote=scorpion3917 post_id=1063686438
Que Poutine titille nos nerfs, certes mais de là à craindre une invasion russe me semble hallucinant.
Invasion de la France, sans doute pas mais des pays baltes ne devrait pas vous sembler hallucinant. Ça devrait vous apparaître, au contraire, comme éminemment probable. Et l'invasion de la Pologne comme une possibilité forte.
la pologne est la 1ere économie de l'Europe ,en plus ce sont des teigneux (à raison) ,comme les ukrainiens , donc ce serait une folie , et il le sait
[/quote]
Devons nous nous préparer à la guerre contre la Russie puisque la menace est si sérieuse ?
Et pourquoi ne pas l'avoir fait avant ?
Allons y donc puisque tout le monde tremble.
D'un côté Trump qui a mis l'Europe à genoux et de l'autre Poutine qui veut où rêve de nous envahir....
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 21 septembre 2026 15:30
par papibilou
scorpion3917 a écrit : 21 septembre 2026 15:18
Devons nous nous préparer à la guerre contre la Russie puisque la menace est si sérieuse ?
Et pourquoi ne pas l'avoir fait avant ?
Allons y donc puisque tout le monde tremble.
D'un côté Trump qui a mis l'Europe à genoux et de l'autre Poutine qui veut où rêve de nous envahir.
Si nous ne nous sommes pas préparés, c'est précisément parce que les USA ont toujours admis qu'ils étaient le parapluie atomique de l'Europe contra toute agression russe. Trump, a, lui, décidé que les USA devaient s'occuper des USA et pas vraiment de l'Europe et les pays européens ont compris, tardivement, qu'ils devaient se réarmer sans compter sur les américains. C'est un peu tard, mais on voit que la Pologne qui possède peut-être l'armée la plus puissante d'Europe et l'Allemagne qui a lancé un programme militaire sans précédent (150 milliards prévus en 2029) l'ont compris.
scorpion3917 a écrit : 21 septembre 2026 15:18
Devons nous nous préparer à la guerre contre la Russie puisque la menace est si sérieuse ?
Et pourquoi ne pas l'avoir fait avant ?
Allons y donc puisque tout le monde tremble.
D'un côté Trump qui a mis l'Europe à genoux et de l'autre Poutine qui veut où rêve de nous envahir.
Si nous ne nous sommes pas préparés, c'est précisément parce que les USA ont toujours admis qu'ils étaient le parapluie atomique de l'Europe contra toute agression russe. Trump, a, lui, décidé que les USA devaient s'occuper des USA et pas vraiment de l'Europe et les pays européens ont compris, tardivement, qu'ils devaient se réarmer sans compter sur les américains. C'est un peu tard, mais on voit que la Pologne qui possède peut-être l'armée la plus puissante d'Europe et l'Allemagne qui a lancé un programme militaire sans précédent (150 milliards prévus en 2029) l'ont compris.
Il faut arrêter avec tout ça et prendre du recul.
Trump s'occupe très bien de l'Europe avec ses taxes contrairement à Poutine le dictateur.
Van der layen s'est littéralement couchée devant lui.
Oui oui, il s'occupe très bien de nous. Ça c'est factuel et tout le monde se couche. Mais ce sont des américains, donc nos alliés....
Qui aurait intérêt d'une guerre contre la Russie et pourquoi agiter ce chiffon rouge en permanence ?
Oui, ce sale type a envahi un pays indépendant, du moins tente t-il de le faire depuis 4 ans ...
Nous aidons militairement et financièrement l'Ukraine.
L'Ukraine de défend courageusement, les ukrainiens restent soudés contre l'envahisseur.
Dont acte et l'étape d'après ?
Et l'étape encore après ?
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 21 septembre 2026 16:25
par Fonck1
vous pensez sérieusement que depuis 30 ans, poutine prends du recul?
nous avançons avec trop de petits pieds, faut trancher et montrer que il y a des lignes à ne pas franchir, poutine depuis 40 ans va toujours plus loin, tant que il n'y aura pas eu provocation sérieuse et réponse, pas la peine de faire d'élucubrations.
ses techniques ne sont pas nouvelles.....
mais la Russie y perdra, elle y perds déjà.
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 21 septembre 2026 16:50
par scorpion3917
Fonck1 a écrit : 21 septembre 2026 16:25
vous pensez sérieusement que depuis 30 ans, poutine prends du recul?
nous avançons avec trop de petits pieds, faut trancher et montrer que il y a des lignes à ne pas franchir, poutine depuis 40 ans va toujours plus loin, tant que il n'y aura pas eu provocation sérieuse et réponse, pas la peine de faire d'élucubrations.
ses techniques ne sont pas nouvelles.....
mais la Russie y perdra, elle y perds déjà.
Poutine dieu merci n'est pas éternel mais il n'est pas si fou que cela en qualité de chef suprême.
Sa disparition serait ressentie comme un grand soulagement mais attention au successeur....qui pourrait être pire que lui et avoir la tentation d'appuyer sur un petit bouton rouge.
D'ailleurs Poutine n'est même pas courageux. Il a une frousse bleue de tout. Rappelons nous l'épisode du covid....
Peur de se faire pendre, empoisonné, trahi par un coup d'état...
Par contre ce que je redoute est la réaction d'un homme acculé devant une telle pression....et la surenchère des uns et des autres.
Et là on ne sait pas.....
Fonck1 a écrit : 21 septembre 2026 16:25
vous pensez sérieusement que depuis 30 ans, poutine prends du recul?
nous avançons avec trop de petits pieds, faut trancher et montrer que il y a des lignes à ne pas franchir, poutine depuis 40 ans va toujours plus loin, tant que il n'y aura pas eu provocation sérieuse et réponse, pas la peine de faire d'élucubrations.
ses techniques ne sont pas nouvelles.....
mais la Russie y perdra, elle y perds déjà.
Poutine dieu merci n'est pas éternel mais il n'est pas si fou que cela en qualité de chef suprême.
Sa disparition serait ressentie comme un grand soulagement mais attention au successeur....qui pourrait être pire que lui et avoir la tentation d'appuyer sur un petit bouton rouge.
D'ailleurs Poutine n'est même pas courageux. Il a une frousse bleue de tout. Rappelons nous l'épisode du covid....
Peur de se faire pendre, empoisonné, trahi par un coup d'état...
Par contre ce que je redoute est la réaction d'un homme acculé devant une telle pression....et la surenchère des uns et des autres.
Et là on ne sait pas.....
personne n'a dit qu'il était fou, il est même plutôt brillant, comme dictateur.
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 21 septembre 2026 18:03
par vivarais
Nous avons aujourd'hui 3 fous qui gouvernent 3 pays ; les USA : la Russie et l'Iran
d'autres comme en Corée du nord ne cherchent qu'à survivre en montrant les crocs
papibilou a écrit : 21 septembre 2026 15:30
Si nous ne nous sommes pas préparés, c'est précisément parce que les USA ont toujours admis qu'ils étaient le parapluie atomique de l'Europe contra toute agression russe. Trump, a, lui, décidé que les USA devaient s'occuper des USA et pas vraiment de l'Europe et les pays européens ont compris, tardivement, qu'ils devaient se réarmer sans compter sur les américains. C'est un peu tard, mais on voit que la Pologne qui possède peut-être l'armée la plus puissante d'Europe et l'Allemagne qui a lancé un programme militaire sans précédent (150 milliards prévus en 2029) l'ont compris.
Il faut arrêter avec tout ça et prendre du recul.
Trump s'occupe très bien de l'Europe avec ses taxes contrairement à Poutine le dictateur.
Van der layen s'est littéralement couchée devant lui.
Oui oui, il s'occupe très bien de nous. Ça c'est factuel et tout le monde se couche. Mais ce sont des américains, donc nos alliés....
Qui aurait intérêt d'une guerre contre la Russie et pourquoi agiter ce chiffon rouge en permanence ?
Oui, ce sale type a envahi un pays indépendant, du moins tente t-il de le faire depuis 4 ans ...
Nous aidons militairement et financièrement l'Ukraine.
L'Ukraine de défend courageusement, les ukrainiens restent soudés contre l'envahisseur.
Dont acte et l'étape d'après ?
Et l'étape encore après ?
Il ne faut surtout pas "arrêter avec tout ça", mais prendre conscience qu'il faut continuer à aider l'Ukraine, car c'est le courage des ukrainiens et l'aide que nous leur apportons qui sont notre bouclier.
Je vous rappelle que Poutine multiplie les actes de guerre hybride pour pousser l'OTAN et l'UE vers un acte de rétorsion qui sera considéré par Moscou comme un acte de guerre délibéré et justifiera que la Russie réplique. Je vous rappelle aussi que Poutine a installé des bases de lancements de drones à la frontière de l'UE (on peut supposer que ce n'est pas pour jouer au Monopoly). Et des bases de blindés à la frontière de la Finlande. etc..
N'attendons pas un geste de paix de Poutine, Depuis son accession au pouvoir il n'a cessé de faire la guerre. https://www.lesechos.fr/monde/europe/uk ... ne-1389471
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 02 octobre 2026 10:57
par Mesoke
Une vidéo qui résume la vie de Poutine et son accession et sa mainmise sur le pouvoir russe
Re: Où va Poutine ? L’Europe en danger
Posté : 02 octobre 2026 13:48
par Cépajuste
Deux articles dans le Figaro d'aujourd'hui à propos du livre de Mikhaïl Epstein "l'Antimonde russe". https://www.lefigaro.fr/international/v ... e-20261002 https://www.lefigaro.fr/vox/monde/mikha ... e-20261002
Ces deux articles développent une thèse très forte, voire provocatrice : la guerre menée par Vladimir Poutine ne serait pas seulement un calcul géopolitique ou impérial classique, mais l'expression d'un fond culturel et historique russe marqué par une dimension " apocalyptique ", " nihiliste " et " anti-occidentale ". Il faut cependant distinguer soigneusement ce qui relève de la description de la Russie actuelle, de l'interprétation philosophique de Mikhaïl Epstein et de ce qui est historiquement contestable.
L'idée fondamentale est assez originale : la Russie comme " antimonde ". La Russie aurait été " occidentalisée " de force par Pierre le Grand. Elle aurait adopté les techniques, l'organisation, les idéologies et même les concepts occidentaux. Mais cette imitation aurait produit un profond ressentiment. Elle chercherait donc périodiquement à retourner contre l'Occident ce qu'elle lui a emprunté.
Cette analyse paraît convaincante à beaucoup d'observateurs parce qu'elle semble expliquer plusieurs contradictions russes : fascination pour l'Europe et haine de l'Europe, utilisation de technologies occidentales tout en dénonçant la décadence occidentale, dirigeants possédant souvent villas, enfants ou intérêts économiques en Occident tout en le présentant comme ennemi existentiel.
De ce point de vue, la guerre d'Ukraine serait moins un accident qu'un aboutissement.
Le chantage au nucléaire est probablement le point le plus intéressant de l'article. Pendant longtemps, l'analyse dominante occidentale était : les menaces nucléaires russes sont essentiellement un instrument de dissuasion psychologique. Epstein ne nie pas cette dimension. Mais il ajoute un élément : une partie des élites russes pourrait réellement considérer la confrontation avec l'Occident comme existentielle. Et c'est là qu'intervient : Alexandre Douguine, certains cercles eurasistes, le rapprochement Église orthodoxe-État, la glorification du sacrifice et de la mort héroïque. Il suggère donc que le discours apocalyptique n'est pas toujours purement cynique.
Là où je serais plus prudent qu'Epstein, c'est lorsqu'il tend à essentialiser la Russie. Lorsqu'il affirme : " La Russie a toujours été un anti-Occident " ou " La volonté de confrontation est inhérente à la Russie ", on entre davantage dans la philosophie historique que dans l'analyse scientifique. On peut même soutenir que la Russie a toujours été traversée par deux pôles : le courant occidentaliste et le courant slavophile/eurasiste. Le poutinisme représenterait alors la victoire provisoire du second, non une essence éternelle de la Russie.
Une question essentielle : la Russie est-elle devenue une puissance révolutionnaire ? C'est peut-être ce que ces textes mettent le mieux en lumière. Durant les années 2000, beaucoup voyaient la Russie comme une puissance conservatrice attachée à l'ordre international et soucieuse surtout de préserver sa sphère d'influence. Aujourd'hui, certains analystes la voient davantage comme une puissance révisionniste contestant l'ordre international né de 1991 et prête à accepter des risques très élevés pour le renverser. C'est cette évolution qui inquiète Epstein plus encore que le nationalisme russe lui-même.
Cela dit, ces textes posent une question importante : à partir de quel moment un discours de menace nucléaire répété pendant des années cesse-t-il d'être seulement un outil de communication pour devenir une représentation sincère du monde chez ceux qui le tiennent ? C'est probablement le point le plus inquiétant soulevé par Epstein.