Posté : 24 mai 2008 16:23
donc un mal entendant , un muet , non voyant , ne pense pas ? :roll:
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Si bien sûr tout le monde pense dans le cas des personnes que tu cites, il existe pourtant une différence si ces handicaps sont de naissance ou apparaissent plus tard; en effet si tu n'as jamais vu ou entendu de ta vie, tu ne peux pas être influencé par des souvenirs sensoriels donc à mon avis la pensée est plus objectivetisiphoné a écrit :donc un mal entendant , un muet , non voyant , ne pense pas ? :roll:
non,je ne crois pas,en tout cas pas s'il n'a pas été sociabiliser regardes "l'enfant sauvage " de truffaut.tisiphoné a écrit :donc un mal entendant , un muet , non voyant , ne pense pas ? :roll:
L'origine de la pensée serait plutôt le destin évolutif de l'espèce humaine ! Le besoin de se protéger et de se pérenner par rapport à son statut de grande fragilisation physique. Cela va dans le sens d'une évolution Darwinienne de la "chose nouvellement pensante" humaine. La pensée résulterait donc d'un besoin de se mettre à l'abri, tout comme la socialisation ! La pensée ne serait donc pas la fille de la socialisation mais sa sÅ“ur ! Il est donc inexact de dire que le seul fait de la pensée est le besoin de communiquer avec autrui... D'ailleurs Kant a montré qu'un tel raisonnement (argument ontologique) s'assimile à un paralogisme, c'est- à -dire à un raisonnement fallacieux énoncé de bonne foi. Il s'est intéressé au concept du cogito de Descartes, en particulier dans la Critique de la raison pure. Kant montre les illusions de la raison lorsqu'elle prétend conna àtre les noumènes (Dieu, la liberté, l'âme). La raison « pense » par principes et lorsque l'application des principes se fait hors de l'expérience, c'est- à -dire dans le champ des noumènes (par opposition aux phénomènes), cela risque de se manifester par des antinomies, des paralogismes, etc. Kant critique ainsi l'application qui peut être faite du cogito de Descartes, et le risque que certaines applications entra ànent des raisonnements fallacieux.Les successeurs de Descartes s'imaginèrent quelquefois qu'il suffisait de penser scientifiquement pour aboutir à la certitude. Par exemple, Nietzsche ou les structuralistes dénoncent le cogito comme une illusion historiquement constituée, et en aucun cas comme un invariant universel.sanz a écrit :Si l'origine de la pensée serait la socialisation avec les autres, pourquoi alors, parfois, pour penser faut-il prendre du recul par rapport aux autres?.
Tu m'étonnes que tu as mal aux cheveux toitisiphoné a écrit : L'origine de la pensée serait plutôt le destin évolutif de l'espèce humaine ! Le besoin de se protéger et de se pérenner par rapport à son statut de grande fragilisation physique. Cela va dans le sens d'une évolution Darwinienne de la "chose nouvellement pensante" humaine. La pensée résulterait donc d'un besoin de se mettre à l'abri, tout comme la socialisation ! La pensée ne serait donc pas la fille de la socialisation mais sa sÅ“ur ! Il est donc inexact de dire que le seul fait de la pensée est le besoin de communiquer avec autrui... D'ailleurs Kant a montré qu'un tel raisonnement (argument ontologique) s'assimile à un paralogisme, c'est- à -dire à un raisonnement fallacieux énoncé de bonne foi. Il s'est intéressé au concept du cogito de Descartes, en particulier dans la Critique de la raison pure. Kant montre les illusions de la raison lorsqu'elle prétend conna àtre les noumènes (Dieu, la liberté, l'âme). La raison « pense » par principes et lorsque l'application des principes se fait hors de l'expérience, c'est- à -dire dans le champ des noumènes (par opposition aux phénomènes), cela risque de se manifester par des antinomies, des paralogismes, etc. Kant critique ainsi l'application qui peut être faite du cogito de Descartes, et le risque que certaines applications entra ànent des raisonnements fallacieux.Les successeurs de Descartes s'imaginèrent quelquefois qu'il suffisait de penser scientifiquement pour aboutir à la certitude. Par exemple, Nietzsche ou les structuralistes dénoncent le cogito comme une illusion historiquement constituée, et en aucun cas comme un invariant universel.
Dans ce cas on peut donc dire que le postulat : "[...] pourquoi alors, parfois, pour penser faut-il prendre du recul par rapport aux autres?" n'a pas lieu d'être dans la problématique ci-dessus tristement énoncée, puisqu'elle ne repose plus sur une mécanique de contradiction didactique ! CQFD
je suis jamais aussi bonne que lorsque je suis dans le comadurdur1 a écrit : Tu m'étonnes que tu as mal aux cheveux toi
Parfois une reflexion brève aide plus à l'avancement d'un raisonnement qu'une longue explication !sanz a écrit :Je ne suis pas une machine à developper et je prefère être brefs et consis mais j'apprecie beaucoups vos développements contre lesquels il n'y a pas grand chose à dire tant ils sont bien formulés.