gare au gorille a écrit : 02 juin 2024 12:13
Corvo a écrit : 02 juin 2024 12:10
Avec quel(s) parti(s) d'extrême droite le RN compte t'il pactiser ?... ?
Attendons d'apercevoir le résultat des urnes et ou sont les bonnes volontés.
Élections européennes : pour le Rassemblement national, la difficile recherche d’alliances au Parlement européen
Largement en tête des sondages en France, le parti de Jordan Bardella pourrait rencontrer des difficultés pour se faire une place au Parlement européen après les élections du 9 juin.
Entre conflits partisans et divergences idéologiques, l’extrême droite européenne est en pleine recomposition.
Selon des projections réalisées mi-mai par EuropeElects, à l’issue des élections européennes, le Rassemblement national pourrait occuper 29 sièges au Parlement européen.
Un tel score serait une victoire pour la liste de Jordan Bardella, qui siège actuellement avec 17 autres eurodéputés au sein du groupe Identité et démocratie (ID), mais aussi le début des ennuis. Car, pour constituer un groupe à Bruxelles, il faut au minimum 23 membres mais aussi rassembler des députés d’au moins sept nationalités différentes.
« Aujourd’hui, si on regarde la composition du groupe Identité et démocratie, ils réunissent tout juste sept pays. Et certaines nationalités ne comptent qu’un eurodéputé dans le groupe : l’Estonie, le Danemark et la République tchèque. Il suffirait qu’un seul de ces élus ne soit pas reconduit pour potentiellement mettre le groupe en péril », explique le maître de conférences en science politique et spécialiste des partis européens Francisco Roa Bastos.
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Conserver deux groupes distincts, c’est une stratégie qui reste intéressante pour Giorgia Meloni »
S’il représenterait de nombreux avantages pour les eurodéputés qui y siègeront, il n’est pas encore certain que ce « super-groupe » européen d’extrême droite puisse voir le jour, nuance tout de même le maître de conférences en science politique : « Certains pays ne comptent qu’une seule formation d’extrême droite, c’est le cas des Pays-Bas ou de l’Espagne. Mais il y a aussi des États où les tensions internes sont fortes, en Belgique, ou en France ». S’il n’est pas encore certain d’obtenir des sièges au Parlement européen, le parti Reconquête, emmené par Marion Maréchal, cherche en effet à concurrencer le Rassemblement national lors de ces élections.
Des tensions politiques qui n’empêcheront pas une éventuelle alliance, affirme pour autant Gilles Pennelle : « Si Reconquête a des élus, ce qui n’est pas encore acquis, ils seront seulement quatre ou cinq. Je ne vois pas comment leur présence pourrait poser un problème dans un groupe aussi grand ». Reste de potentielles divergences idéologiques entre les deux formations, qui persistent malgré les tentatives de rapprochement. «
La question du soutien à l’Ukraine et de la participation active à l’OTAN est un sujet sensible. Les partis rattachés au groupe ID restent plus modérés que le groupe ECR sur cette question », analyse Francisco Roa Bastos.
Autant de sujets de tensions qui compliquent la perspective d’une alliance, alors que le parti de Giorgia Meloni est également courtisé par la droite européenne du PPE. Lors de son premier débat de campagne, l’actuelle présidente de la Commission Ursula von der Leyen, qui brigue un second mandat après le 9 juin, a en effet laissé la porte ouverte à une alliance avec ECR. « Conserver deux groupes d’extrême droite distincts au Parlement, c’est une stratégie qui reste intéressante pour Giorgia Meloni. Elle se retrouverait alors en position de pivot, avec un groupe ECR capable de souffler le chaud et le froid sur le Parlement européen en fonction des textes », estime Francisco Roa Bastos.
Une stratégie qui ne ferait pas les affaires du Rassemblement national. Malgré un score historique en France, il pourrait une nouvelle fois se voir marginaliser à Bruxelles.
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