Re: Ingérence américaine : Trump capture Maduro, et administre le Vénézuéla
Posté : 07 janvier 2026 11:42
"Groenland, Colombie, Iran... Ces autres territoires menacés par Donald Trump après la capture de Nicolas Maduro au Venezuela
À qui le tour? Quelques jours seulement après l'enlèvement du président Nicolas Maduro au Venezuela par des forces américaines, Donald Trump n'a pas caché que d'autres pays étaient dans son viseur. À bord d'Air Force One dimanche dernier, le président américain a évoqué tour à tour devant la presse la Colombie, Cuba, le Groenland, le Mexique ou encore l'Iran.
Celui qui un temps fustigeait l'interventionnisme des États-Unis, affirme à présent appliquer la "doctrine Donroe", jeu de mots avec le nom de la politique du président américain James Monroe qui en 1823 affirmait que l'Amérique latine était la chasse gardée des États-Unis.
• Groenland, le prochain sur la liste ?
L'opération américaine à Caracas à peine achevée, Donald Trump a réitéré ses vues sur le Groenland, île danoise dont il dit avoir "besoin" pour des raisons de "sécurité nationale". Le territoire autonome, riche en minerais et notamment en terres rares, est selon lui entouré de "navires russes et chinois".
"Le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper", a-t-il affirmé devant les journalistes, assurant qu'il allait se pencher sur le sort de l’île "dans 20 jours".
Le président américain, qui exprime régulièrement ses prétentions sur le Groenland depuis son élection en 2024, a accentué la pression fin décembre en nommant Jeff Landry, le gouverneur républicain de Louisiane, au poste d'envoyé spécial pour l'île.
Samedi, quelques heures après l'opération au Venezuela, la femme du conseiller de Donald Trump Stephen Miller, Katie Miller, a partagé une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain avec, comme légende, "bientôt".
Le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, répète pourtant qu’il n’est pas à vendre et que seul le peuple groenlandais peut décider de son avenir. Donald Trump ira-t-il jusqu'à déployer des soldats pour s'en emparer? La Maison Blanche laisse planer le doute. "Bien sûr, utiliser l'armée américaine est toujours une option à la disposition" du président, a déclaré ce mardi 6 janvier la porte-parole du président Karoline Leavitt.
Les déclarations américaines sont prises au sérieux par les Européens, alors que Donald Trump avait promis dans de son discours d’investiture de faire des États-Unis "une nation" qui "étend son territoire". Mardi, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont apporté dans une déclaration commune leur soutien au Danemark face aux revendications de Donald Trump.
Le royaume est pourtant un allié historique et traditionnel des États-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. "Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors c’est la fin de tout. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale”, a mis en garde la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
• La Colombie, un pays "malade" selon Donald Trump
La Colombie, pays frontalier du Venezuela, et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques clés dans la région, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas. Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, leurs deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur les droits de douane ou la politique migratoire.
Le président américain a prévenu dimanche le président de gauche, Gustavo Petro, qu’il devrait "faire gaffe à ses fesses". Le locataire de la Maison Blanche accuse son homologue d’être de mèche avec les narcotrafiquants, des accusations qu’il avait déjà portées à l’encontre de Nicolas Maduro dans les semaines menant à l’opération américaine à Caracas.
"La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps", a menacé le président américain.
Interrogé par un journaliste sur la possibilité d'une "opération" en Colombie à l'avenir, Trump a répondu: "Ça me semble bien." Gustavo Petro, ancien guérillero, a répondu lundi être prêt à "reprendre les armes" s'il le fallait pour sauver "la patrie".
La Colombie est l'un des plus grands producteurs mondiaux de cocaïne, même si son président affirme lutter contre les narcotrafiquants.
• Cuba, "prête à tomber" ?
Communiste, alliée du Venezuela, adversaire historique de Washington: Cuba coche toutes les cases pour s'attirer les foudres de Donald Trump. Le régime de La Havane est également dans le viseur de son secrétaire d’État Marco Rubio, dépeint par les médias américains comme celui qui a préparé le terrain à une intervention américaine au Venezuela.
"Je pense qu'ils sont dans une situation très difficile, oui (...) Si je vivais à La Havane et que je travaillais au sein du gouvernement, je serais inquiet", a déclaré Marco Rubio, dont les parents sont des exilés cubains, sur NBC News.
Donald Trump a cependant estimé qu'une intervention militaire sur l'île, située à quelques dizaines de kilomètres de la Floride, ne serait pas nécessaire, car la perte des ressources en pétrole venant du Venezuela signifierait la chute des dirigeants en place. Selon lui, le gouvernement est "prêt à tomber".
L'île de 9,7 millions d'habitants est engluée depuis cinq ans dans une sévère crise économique, sous les effets conjugués d'un renforcement des sanctions américaines, d'une faible productivité de son économie centralisée, d'une chute du tourisme et de l'échec d'une réforme monétaire. Le pays, qui souffre de graves pénuries, a connu cinq coupures électriques générales depuis fin 2024, certaines plongeant les habitants dans le noir pendant plusieurs nuits.
Successeur de Raul Castro, le président Miguel Diaz-Canel a appelé samedi les pays d'Amérique latine à "serrer les rangs" après l'opération militaire des États-Unis contre Nicolas Maduro.
• Le Mexique appelé à "se ressaisir"
Pour Donald Trump, le Mexique doit "se ressaisir", a-t-il dit dimanche, après des mois de pression sur le voisin du sud sur les questions de lutte contre le narcotrafic et de balance commerciale.
Le président américain a qualifié son homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, de "personne formidable", quelques semaines après leur échange à Washington en marge du tirage au sort du Mondial-2026 de football, qui aura lieu conjointement aux États-Unis, au Mexique, et au Canada.
Mais Donald Trump a aussi déclaré qu'il avait exhorté Claudia Sheinbaum à laisser Washington envoyer des forces américaines lutter contre les cartels de la drogue qui opèrent au Mexique, une proposition qu'elle avait déjà rejetée par le passé, a-t-il dit.
L'Amérique "n'appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance", a riposté lundi la présidente du Mexique.
• De nouvelles frappes contre l'Iran?
L'Iran, cible de frappes américaines contre son programme nucléaire en juin, se trouve à présent la cible de pressions réitérées de la part de Donald Trump pour sa répression de manifestations. Le président américain a menacé dimanche de "frapper" l'Iran si ses autorités "commencent à tuer des gens comme ils l'ont fait par le passé".
Le mouvement a commencé le 28 décembre à Téhéran quand des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de prendre une tournure politique.
Manifestations en Iran: Téhéran considère comme une "menace" les déclarations de Donald Trump et Benjamin Netanyahu et "répondra"
Jean-Noël Barrot affirme qu'une intervention par la force des États-Unis au Groenland "n'aurait aucun sens"
Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, selon un bilan basé sur des annonces officielles. Il s'agit des plus importantes manifestations depuis celles qui avaient secoué l'Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin."
https://www.bfmtv.com/international/ame ... 70491.html
S'il continue son impérialisme, il finira par se prendre une guerre en pleine face. A quand les prochains sur la liste ?
À qui le tour? Quelques jours seulement après l'enlèvement du président Nicolas Maduro au Venezuela par des forces américaines, Donald Trump n'a pas caché que d'autres pays étaient dans son viseur. À bord d'Air Force One dimanche dernier, le président américain a évoqué tour à tour devant la presse la Colombie, Cuba, le Groenland, le Mexique ou encore l'Iran.
Celui qui un temps fustigeait l'interventionnisme des États-Unis, affirme à présent appliquer la "doctrine Donroe", jeu de mots avec le nom de la politique du président américain James Monroe qui en 1823 affirmait que l'Amérique latine était la chasse gardée des États-Unis.
• Groenland, le prochain sur la liste ?
L'opération américaine à Caracas à peine achevée, Donald Trump a réitéré ses vues sur le Groenland, île danoise dont il dit avoir "besoin" pour des raisons de "sécurité nationale". Le territoire autonome, riche en minerais et notamment en terres rares, est selon lui entouré de "navires russes et chinois".
"Le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper", a-t-il affirmé devant les journalistes, assurant qu'il allait se pencher sur le sort de l’île "dans 20 jours".
Le président américain, qui exprime régulièrement ses prétentions sur le Groenland depuis son élection en 2024, a accentué la pression fin décembre en nommant Jeff Landry, le gouverneur républicain de Louisiane, au poste d'envoyé spécial pour l'île.
Samedi, quelques heures après l'opération au Venezuela, la femme du conseiller de Donald Trump Stephen Miller, Katie Miller, a partagé une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain avec, comme légende, "bientôt".
Le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, répète pourtant qu’il n’est pas à vendre et que seul le peuple groenlandais peut décider de son avenir. Donald Trump ira-t-il jusqu'à déployer des soldats pour s'en emparer? La Maison Blanche laisse planer le doute. "Bien sûr, utiliser l'armée américaine est toujours une option à la disposition" du président, a déclaré ce mardi 6 janvier la porte-parole du président Karoline Leavitt.
Les déclarations américaines sont prises au sérieux par les Européens, alors que Donald Trump avait promis dans de son discours d’investiture de faire des États-Unis "une nation" qui "étend son territoire". Mardi, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont apporté dans une déclaration commune leur soutien au Danemark face aux revendications de Donald Trump.
Le royaume est pourtant un allié historique et traditionnel des États-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. "Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors c’est la fin de tout. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale”, a mis en garde la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
• La Colombie, un pays "malade" selon Donald Trump
La Colombie, pays frontalier du Venezuela, et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques clés dans la région, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas. Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, leurs deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur les droits de douane ou la politique migratoire.
Le président américain a prévenu dimanche le président de gauche, Gustavo Petro, qu’il devrait "faire gaffe à ses fesses". Le locataire de la Maison Blanche accuse son homologue d’être de mèche avec les narcotrafiquants, des accusations qu’il avait déjà portées à l’encontre de Nicolas Maduro dans les semaines menant à l’opération américaine à Caracas.
"La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps", a menacé le président américain.
Interrogé par un journaliste sur la possibilité d'une "opération" en Colombie à l'avenir, Trump a répondu: "Ça me semble bien." Gustavo Petro, ancien guérillero, a répondu lundi être prêt à "reprendre les armes" s'il le fallait pour sauver "la patrie".
La Colombie est l'un des plus grands producteurs mondiaux de cocaïne, même si son président affirme lutter contre les narcotrafiquants.
• Cuba, "prête à tomber" ?
Communiste, alliée du Venezuela, adversaire historique de Washington: Cuba coche toutes les cases pour s'attirer les foudres de Donald Trump. Le régime de La Havane est également dans le viseur de son secrétaire d’État Marco Rubio, dépeint par les médias américains comme celui qui a préparé le terrain à une intervention américaine au Venezuela.
"Je pense qu'ils sont dans une situation très difficile, oui (...) Si je vivais à La Havane et que je travaillais au sein du gouvernement, je serais inquiet", a déclaré Marco Rubio, dont les parents sont des exilés cubains, sur NBC News.
Donald Trump a cependant estimé qu'une intervention militaire sur l'île, située à quelques dizaines de kilomètres de la Floride, ne serait pas nécessaire, car la perte des ressources en pétrole venant du Venezuela signifierait la chute des dirigeants en place. Selon lui, le gouvernement est "prêt à tomber".
L'île de 9,7 millions d'habitants est engluée depuis cinq ans dans une sévère crise économique, sous les effets conjugués d'un renforcement des sanctions américaines, d'une faible productivité de son économie centralisée, d'une chute du tourisme et de l'échec d'une réforme monétaire. Le pays, qui souffre de graves pénuries, a connu cinq coupures électriques générales depuis fin 2024, certaines plongeant les habitants dans le noir pendant plusieurs nuits.
Successeur de Raul Castro, le président Miguel Diaz-Canel a appelé samedi les pays d'Amérique latine à "serrer les rangs" après l'opération militaire des États-Unis contre Nicolas Maduro.
• Le Mexique appelé à "se ressaisir"
Pour Donald Trump, le Mexique doit "se ressaisir", a-t-il dit dimanche, après des mois de pression sur le voisin du sud sur les questions de lutte contre le narcotrafic et de balance commerciale.
Le président américain a qualifié son homologue mexicaine, Claudia Sheinbaum, de "personne formidable", quelques semaines après leur échange à Washington en marge du tirage au sort du Mondial-2026 de football, qui aura lieu conjointement aux États-Unis, au Mexique, et au Canada.
Mais Donald Trump a aussi déclaré qu'il avait exhorté Claudia Sheinbaum à laisser Washington envoyer des forces américaines lutter contre les cartels de la drogue qui opèrent au Mexique, une proposition qu'elle avait déjà rejetée par le passé, a-t-il dit.
L'Amérique "n'appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance", a riposté lundi la présidente du Mexique.
• De nouvelles frappes contre l'Iran?
L'Iran, cible de frappes américaines contre son programme nucléaire en juin, se trouve à présent la cible de pressions réitérées de la part de Donald Trump pour sa répression de manifestations. Le président américain a menacé dimanche de "frapper" l'Iran si ses autorités "commencent à tuer des gens comme ils l'ont fait par le passé".
Le mouvement a commencé le 28 décembre à Téhéran quand des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de prendre une tournure politique.
Manifestations en Iran: Téhéran considère comme une "menace" les déclarations de Donald Trump et Benjamin Netanyahu et "répondra"
Jean-Noël Barrot affirme qu'une intervention par la force des États-Unis au Groenland "n'aurait aucun sens"
Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, selon un bilan basé sur des annonces officielles. Il s'agit des plus importantes manifestations depuis celles qui avaient secoué l'Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin."
https://www.bfmtv.com/international/ame ... 70491.html
S'il continue son impérialisme, il finira par se prendre une guerre en pleine face. A quand les prochains sur la liste ?