Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"
Posté : 26 décembre 2025 06:03
Affaire à suivre...
Echange entre Thomas Legrand et Laurence Bloch, l’ex-directrice de France Inter : le journaliste porte plainte contre Europe 1 et CNews
L’ancien chroniqueur de «France Inter», par ailleurs éditorialiste à «Libé», a déposé une plainte ce mercredi 24 décembre auprès du parquet de Paris pour trois délits distincts, dont deux contre les médias bolloréens.
L’affaire prend un tournant judiciaire. Le journaliste Thomas Legrand a déposé ce mercredi 24 décembre après-midi une plainte devant le parquet de Paris pour trois délits distincts dont deux contre Europe 1 et CNews, a-t-il annoncé à Libération, confirmant une information du Parisien. Il reproche aux deux médias de la sphère bolloréenne d’avoir révélé le contenu d’une discussion privée qu’il a eue dans un café parisien le 15 décembre avec l’ancienne directrice de France Inter, Laurence Bloch. Cette dernière compte également saisir la justice rapidement, selon nos informations.
«Tout ce qu’on se dit est enregistré»
En tout, trois délits sont visés, confirme à Libération l’avocat de Thomas Legrand, Antoine Ricard. Une première plainte simple contre X, qui ne concerne pas les deux médias, va être déposée pour la «captation illégale» de la conversation. Dans le droit français, il est interdit d’enregistrer ou de retranscrire les paroles d’une personne sans son consentement.
Deuxième plainte qui vise cette fois Europe 1 et CNews : il leur est reproché d’avoir divulgué le contenu de cet enregistrement obtenu de manière illicite. La radio bolloréenne est accusée d’avoir ainsi publié plusieurs articles sur son site, dès le 16 décembre, relatant en détail le contenu supposé de l’échange entre Thomas Legrand et Laurence Bloch. Idem pour la chaîne d’information en continu qui a cité des propos prêtés à Laurence Bloch notamment dans l’émission L’Heure des pros. L’avocat de Thomas Legrand pointe les propos de l’animateur de l’émission Pascal Praud qui a assuré à ses téléspectateurs : «Tout ce qu’on se dit est enregistré bien sûr. On ne peut pas le passer bien évidemment parce que c’est interdit. Mais tout ce que je vous ai dit, tout cela est codifié.» Preuve, pour Me Antoine Ricard, que CNews possède l’enregistrement illicite, ce qui constitue aussi un délit.
«L’objectif de cette plainte, poursuit Antoine Ricard, c’est également de déclencher une enquête pour éventuellement déceler un lien entre la captation de l’enregistrement et sa diffusion. Qu’une personne passe par hasard, deux fois de suite, au moment où Thomas Legrand a une discussion privée, l’enregistre et la partage de bon cœur à des médias… On n’affirme rien, mais on se pose des questions.» L’avocat fait ici référence à l’enregistrement, en septembre, d’une conversation entre Thomas Legrand, Patrick Cohen et deux responsables du parti socialiste, diffusée par le média conservateur L’Incorrect et qui avait déclenché une vive polémique.
«Ère du trumpisme»
La troisième infraction reprochée à Europe 1 et CNews concerne la diffusion de «fausses nouvelles susceptibles de troubler l’ordre public». Pour l’avocat de Thomas Legrand, au-delà de la captation illégale de la conversation, le contenu a été falsifié et diffusé largement. Selon lui, l’ex-dirigeante à Radio France ne serait pas en aucun cas rendue à ce rendez-vous du 15 décembre pour demander à Thomas Legrand de démissionner de Radio France.
Sauf que cette fake news serait parvenue jusqu’aux oreilles du député ciottiste Charles Alloncle, actuel rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Ce dernier n’avait pas hésité à poser des questions à Thomas Legrand, auditionné le 18 décembre dernier, sur les propos tenus dans ce café parisien avec Laurence Bloch. Le journaliste avait dénoncé une discussion «enregistrée à notre insu», alors qu’il s’agissait d’«un rendez-vous privé entre deux amis». «Nous sommes entrés en France dans l’ère du ‘’trumpisme‘’», avait-il ajouté, évoquant un «espionnage».
Cette plainte envoie un signal aux médias de Vincent Bolloré, espère Antoine Ricard : «ce sont des pratiques illégales, qui peuvent potentiellement caractériser des délits pénaux. Elles ont des effets très concrets sur Thomas Legrand.»
https://www.liberation.fr/economie/medi ... R2DYTN6TM/
Echange entre Thomas Legrand et Laurence Bloch, l’ex-directrice de France Inter : le journaliste porte plainte contre Europe 1 et CNews
L’ancien chroniqueur de «France Inter», par ailleurs éditorialiste à «Libé», a déposé une plainte ce mercredi 24 décembre auprès du parquet de Paris pour trois délits distincts, dont deux contre les médias bolloréens.
L’affaire prend un tournant judiciaire. Le journaliste Thomas Legrand a déposé ce mercredi 24 décembre après-midi une plainte devant le parquet de Paris pour trois délits distincts dont deux contre Europe 1 et CNews, a-t-il annoncé à Libération, confirmant une information du Parisien. Il reproche aux deux médias de la sphère bolloréenne d’avoir révélé le contenu d’une discussion privée qu’il a eue dans un café parisien le 15 décembre avec l’ancienne directrice de France Inter, Laurence Bloch. Cette dernière compte également saisir la justice rapidement, selon nos informations.
«Tout ce qu’on se dit est enregistré»
En tout, trois délits sont visés, confirme à Libération l’avocat de Thomas Legrand, Antoine Ricard. Une première plainte simple contre X, qui ne concerne pas les deux médias, va être déposée pour la «captation illégale» de la conversation. Dans le droit français, il est interdit d’enregistrer ou de retranscrire les paroles d’une personne sans son consentement.
Deuxième plainte qui vise cette fois Europe 1 et CNews : il leur est reproché d’avoir divulgué le contenu de cet enregistrement obtenu de manière illicite. La radio bolloréenne est accusée d’avoir ainsi publié plusieurs articles sur son site, dès le 16 décembre, relatant en détail le contenu supposé de l’échange entre Thomas Legrand et Laurence Bloch. Idem pour la chaîne d’information en continu qui a cité des propos prêtés à Laurence Bloch notamment dans l’émission L’Heure des pros. L’avocat de Thomas Legrand pointe les propos de l’animateur de l’émission Pascal Praud qui a assuré à ses téléspectateurs : «Tout ce qu’on se dit est enregistré bien sûr. On ne peut pas le passer bien évidemment parce que c’est interdit. Mais tout ce que je vous ai dit, tout cela est codifié.» Preuve, pour Me Antoine Ricard, que CNews possède l’enregistrement illicite, ce qui constitue aussi un délit.
«L’objectif de cette plainte, poursuit Antoine Ricard, c’est également de déclencher une enquête pour éventuellement déceler un lien entre la captation de l’enregistrement et sa diffusion. Qu’une personne passe par hasard, deux fois de suite, au moment où Thomas Legrand a une discussion privée, l’enregistre et la partage de bon cœur à des médias… On n’affirme rien, mais on se pose des questions.» L’avocat fait ici référence à l’enregistrement, en septembre, d’une conversation entre Thomas Legrand, Patrick Cohen et deux responsables du parti socialiste, diffusée par le média conservateur L’Incorrect et qui avait déclenché une vive polémique.
«Ère du trumpisme»
La troisième infraction reprochée à Europe 1 et CNews concerne la diffusion de «fausses nouvelles susceptibles de troubler l’ordre public». Pour l’avocat de Thomas Legrand, au-delà de la captation illégale de la conversation, le contenu a été falsifié et diffusé largement. Selon lui, l’ex-dirigeante à Radio France ne serait pas en aucun cas rendue à ce rendez-vous du 15 décembre pour demander à Thomas Legrand de démissionner de Radio France.
Sauf que cette fake news serait parvenue jusqu’aux oreilles du député ciottiste Charles Alloncle, actuel rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Ce dernier n’avait pas hésité à poser des questions à Thomas Legrand, auditionné le 18 décembre dernier, sur les propos tenus dans ce café parisien avec Laurence Bloch. Le journaliste avait dénoncé une discussion «enregistrée à notre insu», alors qu’il s’agissait d’«un rendez-vous privé entre deux amis». «Nous sommes entrés en France dans l’ère du ‘’trumpisme‘’», avait-il ajouté, évoquant un «espionnage».
Cette plainte envoie un signal aux médias de Vincent Bolloré, espère Antoine Ricard : «ce sont des pratiques illégales, qui peuvent potentiellement caractériser des délits pénaux. Elles ont des effets très concrets sur Thomas Legrand.»
https://www.liberation.fr/economie/medi ... R2DYTN6TM/