mic43121 a écrit : 22 décembre 2025 08:23
Yaroslav a écrit : 21 décembre 2025 12:46
Moi j'aurais plutôt tendance à mépriser cette approche et toute la logique "gilets jaunes" qu'il y a derrière.
Pourquoi au fond j'ai du respect pour les syndicats mais pas pour les gilets jaunes ?
Parce que les gilets jaunes sont pour moi représentatifs de la critique de tout et du soutien de rien. Au fond, c'est de la critique pour la critique. Quand on a demandé aux gilets jaunes quel était leur projet au delà de leur opposition au pouvoir, ils ont commencé à se désagréger...
Moi quand je ne comprends pas une décision, je me renseigne d'abord sur le pourquoi du comment de la décision et ensuite je râle s'il y a encore lieu de râler... Or c'est souvent dans ces moments là qu'on peut comprendre le bien fondé de nombreux choix, saisir que c'est souvent la moins pire des options qui a été retenue, ou une des moins pires. Mais ce n'est plus ce que font la plupart des gens malheureusement. Ils ne bitent rien à rien, mettent en avant leur irresponsabilité plutôt que leur responsabilité, et ça gueule en racontant n'importe quoi.
Je me rends bien compte que c'est une vision sévère et un peu médisante qui ne risque pas de combler le gouffre qui se creuse dans la société. Mais c'est bien comme ça que je le ressens (avec quelques autres ici).
Te souviens tu du motif qui a CRÉE les GJ ?
Le prix des carburants qu'allait impacter tous ceux qui roulent ..
Grace à eux ça n'est pas activé ...
Ensuite les casseurs qui se sont greffés sur ce mouvement ...C'est la faute à Macron ...
Leur première revendication était légitime et puis c'est devenu n'importe quoi... Pour pouvoir discuter avec le gouvernement, il aurait fallu un leader, un représentant de tous les gilets jaune de France. Il n'y en avait aucun. Or le gouvernement a besoin d'avoir un représentant, et non de discuter avec plusieurs personnes aux revendications disparates. Parce que ça a commencé par le prix du carburant pour finir par des revendications sans queue ni tête.
C'est exactement ce qui s'était passé lors du blocage de mon établissement prof. en 2018.
Les étudiants bloqueurs avaient leurs assemblées générales sous ma fenêtre et j'entendais leur chef parler car il utilisait un mégaphone.
Au début, ils n'avaient qu'une seule revendication, pour finir par des réclamations diverses et variées qui n'avaient plus rien à voir avec leur mouvement d'origine. J'entends encore leur chef, dire à sa troupe, à l'aide du mégaphone, qu'il quittait le groupe car il ne se reconnaissait plus dans ce dernier. Les blocages ont fini par des dégradations ayant coûté plus de 1 million d'euros au contribuable. De plus, mes collègues et moi allions dans nos bureaux, derrière une colonne de CRS, et sous les hués et les insultes des étudiants bloqueurs... Alors qu'on avait absolument rien fait, notre seul tord étant de travailler dans les ressources humaines...
Non, ce n'est pas la faute à E. Macron s'il y a eu des casseurs, ces derniers étaient issus de l'ultra-droite et de l'ultra-gauche. Il y en a eu aussi lors du blocage de mon lieu de travail, de l'ultra-gauche, et ce sont eux qui ont commis les dégradations.
En revenant aux gilets jaunes, ce mouvement a été récupéré par le RN et LFI qui voyaient, en ce dernier, le moyen de déstabiliser le gouvernement, voir provoquer sa démission.
Ce qui est surprenant est que, plusieurs années après, avec la guerre en Ukraine, l'inflation a provoqué une hausse du prix du carburant à plus de 5 centimes, et là, point de gilets jaunes.....