UBUROI a écrit : Sauf que travailler "avec le privé" c'est pas "dans le privé". Un fonctionnaire travaille avec le privé, sans doute pour beaucoup avec leurs compétences, mais souvent dans un rapport dominé-dominant et surtout dans le cadre d'un conflit d'intérêts (avec un s) entre l'Etat et l'entreprise privée.
Travailler dans le privé pour le connaître, mais en plus aux différents postes qui permettent de bien cerner TOUTES les difficultés, toutes les normes, toutes les déclarations aux organismes sociaux, publics et administratifs, toutes les obligations d'où découlent ces déclarations, ces consultations, ces autorisations, ces contrôles etc...
Vous déblatérez, les rouges assis dans vos fauteuils miteux, sur Mme Pénicaud: mais parler des réformes qui sont annoncées dans le lien "assemblée nationale"... Que dalle, incapables d'argumenter sur le scandale de telle ou telle mesure!
Du vent, du mélenchonnisme de pacotille.
Un exemple parlez donc de la FUSION DES INSTANCES en parlant de l'actuel et du futur annoncé! Quels changements?
Au boulot, et je vous aide sur ce chemin escarpé, celui de la réflexion et de la compréhension plutôt que, comme des gamins à qui on cède tout, de trépigner de fureur comme la Mélenche et son équipe de Schtroumpfs et Schtroumpfettes.
Sauf que bosser dans une entreprise ne donne en rien une compétence de bon gestionnaire public. Bosser dans une entreprise, ça ne fait qu'avoir l'expérience d'une infime partie du monde de l'entreprise. Outre le large éventail de professions, il existe un large éventail de domaines d'activité qui ont chacune leur pertinence DANS LEUR DOMAINE et ne rendent compte que d'elles même.
Ça ne rend compte rien d'autre qu'une compétence à un poste donné dans une entreprise donnée. Ça n'est ni un gage de compréhension, ni un gage d'efficacité pour devenir un bon politique et bon gestionnaire public.
Le problème du raisonnement que vous défendez, c'est comme si j'utilisais la biologie pour expliquer le mouvement des astres. C'est hors sujet. Un politicien n'est pas là pour agir comme dans une entreprise, penser corporate. Il est là pour gérer l'Etat, une population, un ensemble nommé société dont la diversité des fonctions et des problèmes demande autre chose qu'une expérience de quelques années dans une boîte privée pour faire plaisir aux demandes ridicules d'un électorat moyen-sup' qui ne jure que par l'entreprise et rien d'autre.
Un pays et un Etat, c'est autrement plus complexe, diversifié, répondant à des problématiques variées et exigeants des compétences assez spécifiques qu'une entreprise ne confère pas. Il serait temps que les macronistes pigent une chose : il n'y a pas que les entreprises sur Terre et tout ne gravite pas autour d'elles. Ce réductionnisme constant autour du secteur privé comme Saint Graal de la compétence est une fumisterie sans nom. On a d'ailleurs délégué des missions de service public à des acteurs privés, comme l'eau. Résultat, les communes préfèrent revenir à une gestion interne plutôt qu'externalisée, car coûtant moins cher au contribuable comme aux collectivités et pour une gestion d'efficacité égale.
Le privé, c'est pas que génial et ni même une garantie de succès. Le privé, c'est aussi des faillites, des dirigeants parfois corrompus ou incompétents, des organisations illégales comme les cartels, un salariat souvent épuisé par des techniques de management douteuses, un paternalisme occasionnellement puant comme l'esprit corporate qui demande la fidélité de ses salariés et qui demain peuvent être foutu à la porte pour diverses raisons, légitimes ou non. Et j'en passe.
Alors non, bosser dans le privé ne prépare pas un politicien à être un bon gestionnaire public. Cela dépend de la probité, des compétences acquises par formation, d'une capacité de synthèse des attentes d'acteurs (étatique et non-étatiques) allant de l'entreprise au syndicat en passant par les associations, les collectivités locales, etc. de jongler sur des questions internationales, etc.
Bref, bosser dans le privé, à part flatter les demandes de quelques cadres pompeux qui croient un peu trop en leur propre utilité et importance, ça n'est pas
conditio sine qua non pour que nos politiques fassent bien leur job. Et c'est un foutu mec considéré comme cadre qui le dit. Redescendez sur Terre et redevenez un peu réaliste.