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Re: Procès RN en appel

Posté : 22 janvier 2026 11:49
par Mesoke
Patchouli38 a écrit : 22 janvier 2026 08:20 Les juges ne sont pas dupes de son manège. "C'est la faute au Parlement européen si on a fraudé sans le savoir", "c'est la faute à mes collègues", "je ne savais pas", etc., etc. Bref, elle peut avoir les meilleurs avocats au monde, mais même ces derniers ne peuvent rien faire face à des faits accablants.
Le pire c'est qu'elle contredit sa ligne de défense de l'année dernière ...

En première instance sa défense c'était qu'elle n'avait pas fraudé et que les juges font un jugement politique, maintenant sa ligne de défense c'est qu'elle a fraudé mais qu'elle ne savait pas que c'était une fraude, que les juges l'ont logiquement condamné en première instance mais que c'est de la faute du parlement européen qui ne l'a pas grondée à l'époque.

Rappelons nous de sa défense de l'année dernière, rappelons nous de ce que les médias de droite, les bolloréens en première ligne forcément, ont balancé comme tonne d'immondices sur la justice française politisée qui condamne des innocents aujourd'hui que les soit disant innocents avouent qu'ils sont coupables et que la justice les a logiquement condamnés. Vérités qu'on savait déjà l'année dernière, mais sur lesquels RN et médias avaient alors complètement éhontément mentis pendant des mois.

Re: Procès RN en appel

Posté : 22 janvier 2026 11:56
par lepicard
mic43121 a écrit : 22 janvier 2026 08:15
Fonck1 a écrit : 22 janvier 2026 07:51

Hélas, les verrues reviennent même quand on les traite en profondeur.
ces idéologies ne sont pas nouvelles, elles existaient déjà dans les années 30.
Il n'y a pas de traitement de fond, il faut juste de la rigueur pour surveiller que ça ne s'étende pas, et traiter la surface pour faire reculer ce point noir.
nous restons fort heureusement vigilants.

C'EST LA PUB rester vigilant .. :hehe:
J'ignore ce qui va se passer ..mais ce n'est pas l'éviction (ou l'interdiction des dirigeants du FN )
qui empêchera les électeurs d'exprimer leurs idées ....
On ne raye pas 40% de Français en coupant les têtes ..
:hello:
je pense que le vote pour le RN est un vote de circonstance ,donc extrêmement volatile , d'une manière générale l'électeur déteste les prétendus changements profonds , tout ce qui sent les restructurations ; en plus si c'est soumis par des guignols "sulfureux"
Prétendre voter RN c'est comme choisir des belles sandalettes parce c'est la mode ,,, mais en réalité on sait qu'elles sont nulles pour un usage au quotidien

Re: Procès RN en appel

Posté : 22 janvier 2026 12:33
par Corvo
Il est mal Loulou...il est mal.

Procès en appel du RN : Louis Aliot en difficulté à la barre de la cour d’appel
La cheffe de file de l’extrême droite, le Rassemblement national ainsi que dix autres prévenus sont rejugés jusqu’au 11 février, à Paris, dans le dossier dit des assistants parlementaires. La cour a entendu, ce jeudi 22 janvier, le maire de Perpignan Louis Aliot, eurodéputé de 2014 à 2017, interrogé sur le contrat d’assistance parlementaire de Laurent Salles, décédé l’an dernier.

Depuis une semaine, les ex-eurodéputés rejugés dans l’affaire des assistants parlementaires du RN défilent à la barre de la cour d’appel. Et leurs interrogatoires se ressemblent. Celui de Louis Aliot aussi ce jeudi 22 janvier. Il a, comme les autres, eu du mal à justifier que le contrat (du 1er juillet 2014 au 28 février 2015) de collaboration avec Laurent Salles qui, selon l’accusation, travaillait en même temps au sein de la délégation générale aux grandes manifestations du parti, n’avait rien de fictif.

Depuis une semaine, les ex-eurodéputés rejugés dans l’affaire des assistants parlementaires du RN défilent à la barre de la cour d’appel. Et leurs interrogatoires se ressemblent. Celui de Louis Aliot aussi ce jeudi 22 janvier. Il a, comme les autres, eu du mal à justifier que le contrat (du 1er juillet 2014 au 28 février 2015) de collaboration avec Laurent Salles qui, selon l’accusation, travaillait en même temps au sein de la délégation générale aux grandes manifestations du parti, n’avait rien de fictif.

Louis Aliot l’avait embauché peu après son élection au printemps 2014. « Sans entretien, sans discuter salaire, souligne la présidente de la cour. Il a dit avoir découvert être votre assistant en signant son contrat », relève-t-elle. « Non, il m’avait remis une lettre avec son CV et nous avions discuté dans mon bureau pour lui dire à quelles tâches je l’affectais au départ », conteste Louis Aliot. « C’est bizarre qu’il ait dit ça », insiste la magistrate. « Il a dit d’autres choses aussi », évacue le prévenu…

« Peu de traces d’un travail » et un seul « SMS échangé »
Quelles missions avait ce collaborateur ? interroge aussi la cour. Réponse : « Du secrétariat, à Paris. Durant la campagne, beaucoup de courriers, de papiers, arrivaient au siège du parti, dont j’étais aussi vice-président. Et ma première préoccupation à ce moment-là, c’était de mettre de l’ordre dans tout ça ». Dans l’annuaire du mouvement en 2014, Laurent Salles était mentionné comme assistant à la délégation générale aux grandes manifestations du FN. « Ça établit plutôt qu’il travaillait non pas sous la casquette Parlement européen, mais sous la casquette FN », souligne encore la présidente, Michèle Agi. « L’annuaire est basé sur la localisation des postes téléphoniques », tente le maire de Perpignan, visiblement sans convaincre la cour.

Elle insiste : « L’étude de la boîte mail de Laurent Salles montre une majorité de mails en lien avec l’organisation de manifestations ». Pour Louis Aliot, « c’est là un travail de militant au siège du FN, pas son activité professionnelle ». Les investigations n’ont montré en revanche que « très peu de traces d’un travail parlementaire », réalisé pour le prévenu, relève la magistrate. Et « un seul SMS échangé entre vous » durant la période du contrat. « Laurent Salles a dit aussi ne pas connaître vos autres assistants parlementaires », poursuit-elle. « Il n’avait pas à les connaître, il n’y avait pas d’interaction, ils ne faisaient pas le même travail. » Autre élément accablant : l’agenda de Laurent Salles ne mentionne Louis Aliot qu’une seule fois, pour une galette des rois. « C’était son agenda militant et personnel », tente-t-il.

« Vous trouvez ça sérieux de dire qu’il a travaillé pour vous ? »
Au terme d’un interrogatoire délicat, un des deux représentants du ministère public enfonce le clou : « Vous n’avez fourni aucune preuve. On n’a rien, on a un échange téléphonique et une galette des Rois », commence-t-il. « Est-ce que vous pensez sérieux de dire aujourd’hui que Laurent Salles a travaillé pour vous ? Est-ce que vous trouvez ça sérieux de dire aussi qu’il n’y a aucun lien avec les autres assistants parlementaires ? » Louis Aliot dit que « oui » et explique qu’il partageait son temps entre trois lieux de travail (Le Parlement européen, Paris et Perpignan). « Laurent Salles faisait un travail de secrétariat », assure-t-il enfin.

En première instance, le maire de Perpignan, candidat à un nouveau mandat, a été condamné à une peine de 18 mois d’emprisonnement dont six ferme sous bracelet électronique, 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Cette dernière condamnation avait été prononcée sans exécution immédiate, les juges indiquant avoir tenu compte des « montants détournés, relativement modestes » (29 967 € pris en charge par le Parlement européen) et le besoin de « préserver la liberté des électeurs », permettant ainsi à l’ancien compagnon de Marine Le Pen de conserver jusqu’alors sa mairie.

https://www.ouest-france.fr/politique/r ... 68311a6ee2