papibilou a écrit : 12 juin 2026 09:15
Kabé a écrit : 11 juin 2026 21:15
On répète : "...un rapport de l'Inspection générale de la Justice
et de l'Inspection générale de la police nationale..." Et de cette dernière, Darmanin était bien le ministre de tutelle en 2023. Est-ce qu'il aurait tout oublié de ses précédents fonctions maintenant qu'il est garde des sceaux ?
Si vous pensez que, dans cette affaire, il ne s'agit que d'un "loupé judiciaire", je pense que vous n'avez toujours pas compris l'étendu du problème : ce n'est pas qu'un loupé judiciaire, il s'agit d'un dysfonctionnement systémique de la justice et de la police, avec des loupés judiciaires prévisible et à la pelle à cause des mauvais choix politiques dans le passé. Comme le prédisait ce rapport de 2023, alors remis - entre autres - au ministre de l'intérieur de l'époque, Gerald Darmanin. Le même qui aujourd'hui est ministre de la justice et qui essaie d'accuser les magistrats pour se dédouaner...
Je n'ai aucune complaisance à l'égard des ministres quels qu'ils soient, mais je sais être honnête. Quand un ministre se trouve confronté à une pénurie de moyens humains chroniques qui dure depuis des décennies, on ne lui reproche pas les carences du système. C'est comme si vous reprochiez à Macron le manque de médecins alors que c'est lui qui a permis de faire sauter le verrou du numerus clausus que aucun de ses prédécesseurs n'avait fait. Or pour former un médecin comme un magistrat il faut de nombreuses années et Darmanin comme Macron auront depuis longtemps quitté leurs fonctions quand nous aurons le résultat des décisions prises aujourd'hui.
Si dans le cas précis et malgré la circulaire qui recommande de prioriser les atteintes sexuelles sur les enfants, des responsables locaux, procureur, gendarmes, ont failli,c'est à eux que l'on doit adresser les reproches, pas au ministre.
Bonjour Papibilou,
Ce que les magistrats reprochent surtout à G. Darmanin, c'est de prioriser sur les priorités des priorités, etc.
Ainsi, lors de chaque événément portant atteinte à l'individu (viols, assassinat, etc.), G. Darmanin demande de prioriser.
Par exemple : l'affaire Pélicot. G. Darmanin demande de prioriser les dossiers de viols sur conjoint. Puis, l'affaire Abbé Pierre, G. Darmanin veut prioriser les dossiers de viols envers les femmes en général. De ce fait, les viols sur conjoint ne sont plus prioritaires. Puis l'affaire Lyhannah arrive et G. Darmanin veut prioriser les dossiers de viols sur enfant. Les viols envers les femmes ne sont plus prioritaires, et ainsi de suite. Les magistrats sont surchargés de dossiers s'entassant les uns sur les autres et le manque de personnel accentue le problème.
Pourquoi ne pas avoir recours à la spécialisation ?
Exemple : des magistrats spécialisés dans les dossiers de pédophilie / assassinat sur des mineurs
- des magistrats spécialisés dans les dossiers de trafics de drogue, meurtres envers des trafiquants
- des magistrats spécialisés dans les viols sur conjoint / femmes et hommes en général
- etc., etc.
Ainsi, tous les dossiers prioritaires seraient traités en même temps.
G. Darmanin a une part de responsabilité c'est certain et qu'il refuse de reconnaître. Il préfère rapidement pointer du doigt la magistrature afin de détourner l'attention de ses propres fautes. Ce qui est grave, surtout que l'enquête débute à peine...