"On fait ce qu’il faut pour Dati"

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Corvo
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

le chimple a écrit : 03 février 2026 11:56
Corvo a écrit : 03 février 2026 10:25 Viva Léa !...

Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés

La présentatrice du journal télévisé de France 2 Léa Salamé, confrontée aux questions de députés sur son compagnon, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a défendu son travail de "femme libre" lundi, tout en réaffirmant qu'elle quittera le 20h s'il devient candidat à la présidentielle. "Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais, "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", a affirmé la vedette de l'info de France Télévisions, lors d'une audition d'environ 2h30. Elle répondait au rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public, le député du parti UDR, allié du Rassemblement national, Charles Alloncle. Il l'a interrogée sur ses "garanties" d'impartialité, alors qu'elle "partage (sa) vie avec Raphaël Glucksmann", cofondateur du parti de gauche Place publique et candidat potentiel à la présidentielle de 2027.

"Jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo", a poursuivi celle qui a animé le débat d'entre-deux-tours de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Avant d'interroger M. Alloncle: "pensez-vous vraiment qu'en 2026, une femme pense (...) vote (...) prie comme son mari, qu'une femme fait ce que lui demande de faire son mari ?". Léa Salamé a rappelé le principe déjà énoncé par France Télévisions au moment de sa nomination à la rentrée 2025: "S'il est candidat, je sors de l'antenne". Charles Alloncle, puis la députée RN Caroline Parmentier, lui ont demandé si la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. "J'espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu'à ce que son compagnon soit candidat", a répondu l'ancienne figure de la matinale de France Inter.

"Animateur producteur"
Les questions ont fait débat, la députée LR Virginie Duby-Muller trouvant "désolant de constater en 2026 qu'une femme puisse encore être réduite ou reléguée dans l'ombre de son compagnon". Léa Salamé s'est aussi expliquée sur son double statut à France Télévisions : salariée pour le 20h et co-productrice, via sa société Marinca Prod, de l'émission phare du samedi soir "Quelle époque!", une situation "d'animateur producteur" aux yeux de Charles Alloncle. Elle a répondu n'avoir "pas demandé un euro de plus" au salaire que lui avait proposé France Télévisions - le montant n'a pas été dévoilé durant les échanges -, en assurant avoir reçu des "offres beaucoup plus lucratives" dans le privé. "Je tenais à être co-productrice" de "Quelle Epoque!", parce que "je voulais la maîtrise éditoriale et (...) aussi un droit moral", a-t-elle expliqué: "Si j'étais pas coproductrice (...), cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre" ou être "rachetée par une société étrangère".

Elle a aussi lancé un plaidoyer pour l'audiovisuel public: "C'est énorme ce que fait le service public: sur la culture, l'histoire, les grands documentaires, l'international ; et ça, non, les chaînes privées ne le font pas ou beaucoup moins".

https://www.cbnews.fr/medias/lea-salame ... es-deputes
Perso ,, je crains pas cette fille .
Mais peut elle dire le contraire sans se faire lourder du public ??? :icon_winks:
Craindre ? :aille:
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le chimple
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par le chimple »

Corvo a écrit : 03 février 2026 12:15
le chimple a écrit : 03 février 2026 11:56

Perso ,, je crains pas cette fille .
Mais peut elle dire le contraire sans se faire lourder du public ??? :icon_winks:
Craindre ? :aille:
Dans le sens , elle me met pas les abeilles comme Cohen ou Yann Barthès ... :content36
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Corvo
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

Charles Alloncle ou Charlot l'oncle ?...

Le cirque en plein d’air
Mesdames et messieurs, petits et grands, approchez, approchez ! Sous le grand chapiteau de l’Assemblée, vous allez assister à un spectacle extraordinaire ! Des clowns qui défient toutes les lois de la bienséance, des équilibristes tentant de maintenir un semblant de décence, une extrême droite au taquet et un public affligé, c’est tout cela, la commission d’enquête sur le service public audiovisuel. Et la revue du mercredi 4 février n’a pas dérogé à la règle. Le rapporteur ciottiste, Charles-Henri Alloncle, a poursuivi son entreprise de dénigrement du service public via, cette fois, la société de production Mediawan qui produit et vend des émissions. Alloncle a accusé la société créée par Pierre-Antoine Capton, Matthieu Pigasse et Xavier Niel d’être un agent de l’étranger vu que plus de la moitié de ses actionnaires seraient étrangers. «La désinformation, ça va bien cinq minutes», s’est donc insurgé le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons).

Piqué, Alloncle a d’emblée sous-entendu que son n + 1 avait peut-être des liens financiers avec Mediawan, vu qu’il les défendait. Un niveau digne du Plus grand cabaret du monde – Patrick Sébastien sera d’ailleurs prochainement entendu par cette commission, on a hâte (non) – et qui a conduit à la suspension de séance prononcée par Patrier-Leitus. Et là, comme n’importe quel enfant réalisant qu’il a poussé le bouchon un peu loin, Alloncle a fait le choqué : «Mais Jérémie, franchement ? Pourquoi tu interromps ma question ?» Peut-être parce que les limites du n’importe quoi ont été franchies, on ne sait pas ?

https://www.liberation.fr/politique/com ... SSQVGB4GI/
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par UBUROI »

CNews est bien emmerdé avec cette commission d'enquête CONTRE l'audio visuel public... que devait réformer la harpie Dati, alliée de circonstances.

Un boomerang dans la tronche à Alloncle, et du miel pour Cohen et Legrand.

DATI poursuivie pour parjure? Y a des chances Alloncle :mdr3:
Commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public : un parfum de parjure autour de Rachida Dati

Les journalistes de l’émission d’investigation de France 2 « Complément d’enquête », auditionnés jeudi, ont démenti l’accusation faite par la ministre de la culture de soudoiement de témoin. Loin de s’apaiser, les tensions tendent à se déplacer sur le terrain judiciaire.

Par Aude Dassonville

Hier à 23h45, modifié à 09h13
Lecture 3 min
...


https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html

L’audition de Rachida Dati par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public s’était refermée, le 5 février, sur un incroyable suspense. Avec aplomb, elle avait en effet accusé l’émission d’investigation de France Télévisions « Complément d’enquête » d’avoir tenté de monnayer le témoignage d’une personne vulnérable de sa famille, dans le cadre d’une enquête à son sujet. Témoignant sous serment mais avançant sans preuve, la ministre de la culture allait-elle être contredite par les journalistes ?

« Nous n’avons évidemment pas donné d’argent, ou proposé d’argent, à quiconque dans l’entourage de Mme Dati, fut-ce par un tiers », a assuré le présentateur Tristan Waleckx, jeudi 12 février en début d’après-midi à l’Assemblée nationale, devant les députés. A ses côtés, l’auteur du reportage, Louis Milano-Dupont, a appuyé : « J’ai reçu un mail il y a quelques jours d’un proche de madame Dati (…) qui s’est reconnu dans les propos qui ont été tenus ici. Et il affirme clairement que Complément d’enquête ne lui a jamais proposé d’argent. » Ce courriel sera communiqué aux députés.


Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Calvados, Horizons), et le rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République) demanderont à Rachida Dati d’apporter la preuve de son accusation. Si la ministre se trouve dans l’incapacité de le faire, l’autorité judiciaire pourra être saisie de ce qui constituerait un parjure.

Lire aussi
Des députés dénoncent une « chasse aux sorcières » au sein de la commission sur l’audiovisuel public
Il est beaucoup question de recours à la justice, ces derniers jours, à la commission d’enquête de plus en plus désertée par les députés. Jeudi soir, M. Patrier-Leitus envisageait d’intenter une procédure en diffamation contre le site L’Incorrect s’il ne supprimait pas, dans les vingt-quatre heures, un article le concernant. Le média d’extrême droite – à l’origine des extraits vidéos d’une conversation volée entre les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen et deux cadres du Parti Socialiste – prétendait depuis le matin « révéler » des soupçons « d’enrichissement personnel via des fonds parlementaires ». Une accusation démentie par la questure de l’Assemblée nationale. Le député « ne bénéficie pas de la dotation d’hébergement d’un montant de 1 200 euros par mois pour la location d’un logement parisien et n’en a jamais bénéficié par le passé », contrairement à ce que donnait à croire la publication, a-t-elle attesté.

Ce n’est pas la première fois que Jérémie Patrier-Leitus voit sa probité bafouée. Le 4 février, il avait brusquement suspendu l’audition de quatre anciens ministres de la culture lorsque le rapporteur avait insinué qu’il aurait « des liens avec des actionnaires de Mediawan », le groupe audiovisuel cofondé par Pierre-Antoine Capton, Matthieu Pigasse (membre du conseil de surveillance du Groupe Le Monde) et Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Monde) – « des accusations très graves », s’était emporté le député. Au début du mois encore, le syndicat de France Télévisions CGC-Média, représenté par l’avocat proche de l’extrême droite Gilles-William Goldnadel, l’a menacé d’une plainte, au motif qu’il n’a pas reçu la convocation que le président de la commission certifie avoir envoyée – les syndicalistes pourraient être auditionnés dans les prochains jours.

Débusquer d’éventuels conflits d’intérêts
Ce même syndicat est à l’origine d’une autre plainte, révélée par le média en ligne La Lettre. Une information judiciaire a été ouverte contre la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte pour détournement de biens publics et abus de biens sociaux ; cette fois, c’est la note de l’hôtel Palace Majestic, lors du Festival de Cannes de 2023, qui est en cause. « Aucun euro d’argent public » n’a été dépensé, a répété le directeur financier de France Télévisions, Christian Vion, auditionné jeudi.

Le Monde Jeux
Chaque jour de nouvelles grilles de mots croisés, Sudoku et mots trouvés.
Jouer
Comme Delphine Ernotte le 10 décembre 2025, le dirigeant a tenté d’expliquer que ces chambres – « des suites à 1 700 euros la nuit pour certaines », rappelle Charles Alloncle –, ont été financées par la cession d’espaces publicitaires invendus à un tiers. « Je n’ai pas de réprobation sur un échange de marchandises qui ne pèse pas sur le résultat de la maison », a plaidé le responsable des finances du groupe public. Le rapporteur, lui, y voit « une forme de prise illégale d’intérêt », et l’on devine qu’il s’efforcera de la prouver.

Lire aussi
Un audiovisuel public biaisé, trop cher… Quatre critiques récurrentes passées au crible
Un peu plus tard au cours de cette audition de jeudi (tendue, comme chacune d’entre elles), le député ciottiste a une nouvelle fois remis en cause la communication financière du groupe, qu’il estime mensongère. Il est aussi revenu sur les avis du « comité d’investissement des programmes », une instance qui se réunit chaque semaine pour décider des programmes à acheter. Le secrétaire général de France Télévisions, Christophe Tardieu, lui avait assuré, le 10 décembre 2025, « qu’ils n’existaient pas », avant de lui adresser un exemplaire de ce relevé de décisions – « une simple liste de oui », « non », « sans justification », a regretté le rapporteur, qui espérait sans doute y débusquer d’éventuels conflits d’intérêts. « France Télévisions, derrière, a fait un tweet (…) en expliquant que je propageais des mensonges (…) Noir sur blanc, je le prouverai » [qu’on a voulu l’abuser ], s’est-il emporté, furieux.

Pour la première fois, mardi 10 février, Charles Alloncle avait avoué qu’il y avait « peut-être un risque » que son rapport ne soit pas adopté (il doit l’être à l’unanimité, sans quoi il ne paraîtra pas). Refermer « sa » commission d’enquête sur la démonstration d’un parjure lui offrirait une porte de sortie autrement plus glorieuse.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par UBUROI »

Elle est mal la Dati! Si elle peut raconter des bobards au Conseil de Paris, sur les plateaux télé, c'est un peu différent qu'en on a "prêter serment" dans une commission d'enquête parlementaire!

Et c'est Ministre! :pleur4:

Même Le Figaro y va

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/audio ... n-20260212

Audiovisuel public : la commission d'enquête va demander à Rachida Dati des preuves d'une accusation

Complément d’enquête «ont proposé, via un tiers, auprès d’un membre de ma famille, de pouvoir le payer» pour des informations la concernant, avait déclaré la ministre le 5 février devant la commission d’enquête.

La commission d'enquête sur l'audiovisuel public va demander à la ministre de la Culture Rachida Dati les documents appuyant ses accusations envers le magazine de France 2 Complément d'enquête, a indiqué jeudi son président Jérémie Patrier-Leitus. Par cette démarche, il s'agit de déterminer qui de la ministre ou de l'équipe de Complément d'enquête dit la vérité. Cela pourrait conduire à une saisine de la justice pour suspicion de parjure, chacun ayant fait des déclarations contradictoires sous serment sur le sujet, devant les députés de la commission d'enquête.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

UBUROI a écrit : 14 février 2026 04:38 Elle est mal la Dati! Si elle peut raconter des bobards au Conseil de Paris, sur les plateaux télé, c'est un peu différent qu'en on a "prêter serment" dans une commission d'enquête parlementaire!

Et c'est Ministre! :pleur4:

Même Le Figaro y va

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/audio ... n-20260212

Audiovisuel public : la commission d'enquête va demander à Rachida Dati des preuves d'une accusation

Complément d’enquête «ont proposé, via un tiers, auprès d’un membre de ma famille, de pouvoir le payer» pour des informations la concernant, avait déclaré la ministre le 5 février devant la commission d’enquête.

La commission d'enquête sur l'audiovisuel public va demander à la ministre de la Culture Rachida Dati les documents appuyant ses accusations envers le magazine de France 2 Complément d'enquête, a indiqué jeudi son président Jérémie Patrier-Leitus. Par cette démarche, il s'agit de déterminer qui de la ministre ou de l'équipe de Complément d'enquête dit la vérité. Cela pourrait conduire à une saisine de la justice pour suspicion de parjure, chacun ayant fait des déclarations contradictoires sous serment sur le sujet, devant les députés de la commission d'enquête.
Elle a intérêt à apporter des preuves vite fait sinon elle pourra faire une croix sur la mairie de Paris. Alors bye bye Rachida ?...La suite et fin dans le prochain épisode.
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Re: "On fait ce qu’il faut pour Dati"

Message par Corvo »

Affaire à suivre...

L’affaire Renault-Ghosn, ce procès qui pourrait coûter à Rachida Dati la mairie de Paris
Publié le 25/02/2026 à 22h12, mis à jour le 26/02/2026 à 6h00

La désormais ex-ministre de la Culture doit être jugée en septembre notamment pour corruption et trafic d’influence. Elle risque une peine inéligibilité, qui lui ferait perdre un hypothétique mandat de maire de Paris.

Les affaires judiciaires vont-elles empêcher la maire LR du VIIe arrondissement de Paris de régner sur la capitale entière ? Après un bail de deux ans au ministère de la Culture, Rachida Dati a remis sa démission à Emmanuel Macron mercredi 25 février afin de «mener le combat de sa vie» dans les élections municipales de mars. Le scrutin s’annonce serré face au candidat de la gauche unie (hors LFI), Emmanuel Grégoire, notamment à cause du caillou macroniste dans son Louboutin, Pierre-Yves Bournazel. Mais même si elle venait à être élue maire de Paris, Rachida Dati est menacée. Elle pourrait perdre son mandat dans quelques mois à peine.

L’ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy doit en effet être jugée en septembre pour corruption et trafic d’influence. Sauf report - la défense ayant multiplié les recours tout au long de la procédure -, le procès doit se dérouler du 16 du 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris.

Qu’est-ce qui est reproché à Rachida Dati ?
L’année dernière, Rachida Dati a été renvoyée devant le tribunal correctionnel, pour y être jugée notamment pour corruption et trafic d’influence passifs. Les faits qui lui sont reprochés - elle nie farouchement - sont survenus entre octobre 2009 et février 2013. A l’époque, Rachida Dati était à Bruxelles, élue comme députée européenne.

La désormais ex-ministre de la Culture est accusée d’avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen, pour le compte du constructeur Renault et son patron d’alors Carlos Ghosn, lui aussi renvoyé devant le tribunal.

Entre 2009 et 2013, Rachida Dati a reçu de la part de RNBV, la structure néerlandaise chapeautant l’alliance Renault-Nissan, la somme de 900 000 euros sur trois ans au titre d’une convention de rémunération forfaitaire d’avocats. La prévenue soutient n’avoir fait qu’un travail d’avocate tout à fait légal.

Que risque-t-elle ?
Selon la loi en vigueur à l’époque des faits, Rachida Dati encourt au titre de peine principale dix ans d’emprisonnement pour la corruption passive, et 450 000 euros d’amende - la moitié de la somme litigieuse - pour recel. Autre souci, et pas des moindres, l’élue du VIIe, à la tête de la mairie de cet arrondissement cossu du centre de Paris, est aussi passible au titre de peine complémentaire d’une inéligibilité de cinq ans.

Coup de chance pour la candidate LR, en raison de la période des faits, Rachida Dati aura à son avantage de bénéficier d’une législation plus clémente que celle aujourd’hui en vigueur. Dans le courant des années 2010, la loi encadrant la corruption passive s’est considérablement durcie. Un million d’euros d’amende et dix ans d’inéligibilité seraient par exemple encourus avec la législation actuelle.

Comme le requiert le code pénal depuis les lois Sapin 2 et pour la confiance dans la vie politique votées en 2016 et 2017, en cas de condamnation de Rachida Dati, une mesure d’inéligibilité ne serait pas quasi automatiquement prononcée à son encontre. La peine complémentaire serait laissée à l’appréciation du tribunal, qui devrait la justifier.

Quels sont les scénarios envisageables ?
Si le tribunal relaxe Rachida Dati, il est fort probable que celle-ci doive faire face à un appel du parquet national financer (PNF) et donc faire l’objet d’un second procès. De quoi laisser imaginer une longue procédure judiciaire qui s’étalerait possiblement sur plusieurs années.

Dans l’éventualité d’une déclaration de culpabilité et de condamnation à de l’inéligibilité, l’enjeu crucial pour Rachida Dati serait le prononcé ou non de l’exécution provisoire. C’est-à-dire son application immédiate même en cas d’appel. C’est cette même mesure dont Marine Le Pen a fait l’amère expérience à l’issue son procès en première instance.

Généralement, les juges justifient l’exécution provisoire par la gravité des faits, le risque de récidive ou encore la nécessité d’effectivité d’une peine. Une inéligibilité avec exécution provisoire entraîne la déchéance immédiate des mandats locaux, catégorie dans laquelle rentrent des fonctions électorales parisiennes, mais non de mandats nationaux, qui peuvent eux être menés à leur terme.

Dans ce cas de figure, et si elle était entre-temps élue maire de Paris en mars, Rachida Dati perdrait immédiatement son mandat à l’Hôtel de ville.
Sans exécution provisoire, l’inéligibilité n’entre en vigueur qu’une fois la condamnation devenue définitive, généralement avec le rejet par la Cour de cassation d’un pourvoi contre une condamnation en appel, ce qui peut prendre plusieurs années. Ce qui est arrivé en novembre au maire de Roubaix Guillaume Delbar, démis de son mandat à quatre mois des municipales.

«Personne ne connaît rien de ce dossier, ce n’est pas de l’argent public donc je n’ai rien à me reprocher», a estimé début février Rachida Dati, se disant «très sereine».

https://www.liberation.fr/politique/ele ... YHGODBCDM/
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