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Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 14:40
par Patrick_NL
elem a écrit :
il n'empêche que même 30 ou 35% pour les islamistes, ça fait beaucoup pour une communauté que je pensais plus sensible à la démocratie que ça
C'est vrai que c'est beaucoup mais cela reste minoritaire et c'est en quelque sorte le pendant d'autres extremismes.
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 14:47
par elem
Patrick_NL a écrit :
C'est vrai que c'est beaucoup mais cela reste minoritaire et c'est en quelque sorte le pendant d'autres extremismes.
si c'était un vote municipal en France, je te donnerais raison
mais là, les Tunisiens qui ont voté en France ne le font pas en représailles contre les extrémismes que tu sous-entends, à moins que je ne me trompe sur le sens de ta phrase
donc, on est bien obligé de penser qu'ils le font par conviction
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 15:13
par Jarod1
L'islam radical s'affiche de plus en plus outrageusement en France, donc ça ne m'étonne pas.
Et puis, il y a chez certains tunisiens un sentiment clairement anti-français, que ce soit pour des faits historiques anciens (la colonisation) ou plus récents (l'attitude de la France pendant la "révolution").
Le problème est toujours le même : si la France est si malfaisante, pourquoi s'y installer ?
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 15:23
par elem
Jarod1 a écrit : L'islam radical s'affiche de plus en plus outrageusement en France, donc ça ne m'étonne pas.
Et puis, il y a chez certains tunisiens un sentiment clairement anti-français, que ce soit pour des faits historiques anciens (la colonisation) ou plus récents (l'attitude de la France pendant la "révolution").
oui, je suis d'accord là-dessus
mais en quoi ça va les consoler de livrer leur pays aux barbus? ça n'arrangera pas leurs bidons en France....
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 15:38
par Jarod1
elem a écrit :
oui, je suis d'accord là-dessus
mais en quoi ça va les consoler de livrer leur pays aux barbus? ça n'arrangera pas leurs bidons en France....
Bah, ils existent, c'est "communautaire"...Comme certains Algériens qui vont à la Poste retirer leur RSA avant d'aller au stade siffler la Marseillaise avec notre bénédiction de cons de français.
En définitive, y a des cons partout, à Alger, à Tunis, et à Paris. C'est humain.
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:04
par Jarod1
Le
parti islamiste Ennahda aura au moins 60 sièges sur 217 dans l'assemblée, affirme un dirigeant dumouvement sous couvert de l'anonymat.
Le mouvement Ettakatol (
gauche) de Mustapha Ben Jaafar et le Congrès pour la République (CPR,
gauche nationaliste) de Moncef Marzouki se disputent la deuxième place au scrutin de dimanche en Tunisie, selon les estimations données par ces partis à l’AFP.
«Nous aurons autour de 15% des suffrages, ce qui se traduirait par un minimum de 30 sièges selon des statistiques à l’échelle nationale», déclare à l’AFP Khalil Zaouia, numéro 2 d’Ettakatol. Selon un autre responsable du parti, Ettakatol arrivera «en 2e ou 3e position».
Le Parti démocrate progressiste (PDP), parti tunisien du
centre-gauche qui était donné par les sondages en seconde position pour le scrutin historique de dimanche, prend acte de sa défaite.
«Les tendances sont très claires. Le PDP est mal positionné. C’est la décision du peuple tunisien. Je m’incline devant ce choix. Je félicite ceux qui ont obtenu l’approbation du peuple tunisien», déclare Maya Jrib, la secrétaire générale, affirmant que son parti se rangerait dans le camp de l’opposition à la future majorité qui devrait être conduite par les islamistes d’Ennahda
Donc islamiste et "gauche" (encore que j'ignore ce qu'est "la gauche" tunisienne.

Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:22
par Patrick_NL
Jarod1 a écrit : Le
parti islamiste Ennahda aura au moins 60 sièges sur 217 dans l'assemblée, affirme un dirigeant dumouvement sous couvert de l'anonymat.
Le mouvement Ettakatol (
gauche) de Mustapha Ben Jaafar et le Congrès pour la République (CPR,
gauche nationaliste) de Moncef Marzouki se disputent la deuxième place au scrutin de dimanche en Tunisie, selon les estimations données par ces partis à l’AFP.
«Nous aurons autour de 15% des suffrages, ce qui se traduirait par un minimum de 30 sièges selon des statistiques à l’échelle nationale», déclare à l’AFP Khalil Zaouia, numéro 2 d’Ettakatol. Selon un autre responsable du parti, Ettakatol arrivera «en 2e ou 3e position».
Le Parti démocrate progressiste (PDP), parti tunisien du
centre-gauche qui était donné par les sondages en seconde position pour le scrutin historique de dimanche, prend acte de sa défaite.
«Les tendances sont très claires. Le PDP est mal positionné. C’est la décision du peuple tunisien. Je m’incline devant ce choix. Je félicite ceux qui ont obtenu l’approbation du peuple tunisien», déclare Maya Jrib, la secrétaire générale, affirmant que son parti se rangerait dans le camp de l’opposition à la future majorité qui devrait être conduite par les islamistes d’Ennahda
Donc islamiste et "gauche" (encore que j'ignore ce qu'est "la gauche" tunisienne.

"La gauche" n'existe pas comme groupe homogene. Plusieurs partis desunis se sont presentes a ces elections.Le plus gros se positionne avant tout comme anti-religieux.
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:31
par Jarod1
Pourquoi aucun parti de "droite" dans les premiers classés ? Ils sont assimilés à "l'Ancien régime" ?
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:34
par elem
pfff! c'était bien la peine...
ils vont se retrouver avec la charia et la beurka, ça ne va pas traîner
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:41
par Jarod1
Le discours officiel de ce parti n'est pas aussi radical, d'ailleurs il prétend ne pas vouloir instaurer la charia truc chouette.
Mais on le dit financé par des "donateurs étrangers" plus douteux, ce qui impliquerait quelques contreparties.
Enfin, c'est ce qu'on lit ci ou là.
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:48
par Pascale
Que les autres s entendent et ses 6O sièges ne leur serviront que de repose derrière.
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 17:56
par elem
Jarod1 a écrit : Le discours officiel de ce parti n'est pas aussi radical, d'ailleurs il prétend ne pas vouloir instaurer la charia truc chouette.
Mais on le dit financé par des "donateurs étrangers" plus douteux, ce qui impliquerait quelques contreparties.
Enfin, c'est ce qu'on lit ci ou là.
le discours, c'est une chose...
qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour gagner des sièges?

Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 18:28
par gemmill
elem a écrit : pfff! c'était bien la peine...
ils vont se retrouver avec la charia et la beurka, ça ne va pas traîner
je ne connaissais pas la "beurka"
c'est de quelle couleur ??
Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie
Posté : 24 octobre 2011 18:37
par elem
gemmill a écrit :
je ne connaissais pas la "beurka"
c'est de quelle couleur ??
couleur muraille, ça se fait bien pour avoir l'air encore plus inexistante
je précise que j'ironise, suis plus portée à plaindre les femmes qui la porte qu'à les condamner
des islamistes radicaux contrôleraient des dizaines de mosqu
Posté : 02 novembre 2011 19:19
par tisiphoné
Des islamistes radicaux ont pris le contrôle de 150 à 200 mosquées et salles de prières en Tunisie cette année, a déclaré ce mercredi à Reuters Djamel Oueslati, directeur de cabinet du ministre des Affaires religieuses.
Le contrôle des 5.000 mosquées et lieux de prières s'est relâché depuis la «révolution de jasmin» qui a chassé du pouvoir le 14 janvier le président Zine ben Ali, juge Djemel Oueslati, permettant aux salafistes de s'en emparer.
Dans certains cas, des imams et leurs fidèles ont contrecarré les tentatives de prise de contrôle par des salafistes, ajoute-t-il, sans pouvoir donner de chiffres précis.
«Après le 14 janvier, des courants extrémistes ont envahi certaines mosquées», a-t-il expliqué. «Le ministère n'avait pas les moyens de faire pression sur eux (...). Cette tendance est une réaction aux années d'oppression et au manque de liberté d'expression. Ils ont à présent l'occasion d'exprimer leur vision, souvent de façon agressive», poursuit-il.
Le parti islamiste Ennahda, qui se présente comme modéré et qui a obtenu 90 des 217 sièges de la nouvelle Assemblée constituante, se dit prêt à former une large coalition regroupant tous les anciens opposants à Zine ben Ali.
Création d'une chaîne de télévision tunisienne islamique envisagée
Face à l'inquiétude que suscite leur arrivée au pouvoir, les islamistes tunisiens ont multiplié les propos rassurants, disant notamment vouloir associer aux consultations sur l'avenir institutionnel la quasi-totalité des partis politiques, mais aussi les organisations de la société civile ou les syndicats.
Djamel Oueslati a indiqué n'avoir aucune indication pouvant attester que des groupes salafistes tunisiens bénéficient de soutien venu de l'étranger.
Il explique également que son ministère, qui est chargé de superviser le contrôle des lieux de culte et de valider les aptitudes des imams, ne rencontrait aucun problème avec les islamistes radicaux sous l'ère Ben Ali.
Mais depuis l’avènement de la démocratie, les autorités ne peuvent plus demander à la police d'expulser les salafistes, dit-il.
En outre, les autorités tunisiennes s'inquiètent de télévisions satellitaires diffusant une pratique rigoriste de l'islam, éloignée de celle plus libérale présente en Tunisie.
«La plupart des gens veulent poser des questions sur des sujets touchant à la religion. Quand les Tunisiens ne trouvent personne vers qui se tourner, ils vont sur les chaînes satellitaires au risque d'être désorientés», poursuit-il, précisant que la création d'une chaîne de télévision tunisienne islamique était envisagée par le nouveau pouvoir.