Re: Les Roms ont-ils vocation à rentrer chez eux ?
Posté : 25 septembre 2013 18:43
Roms : Amnesty en colère contre le gouvernement français
"Dans cette politique soi-disant de fermeté et d'humanité, il reste la fermeté, mais on ne voit pas beaucoup l'humanité".
Mardi, le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'une minorité de roms désiraient s'intégrer en France. Des propos qui ont suscité une polémique depuis, et qui ont poussé Amnesty à avancer à mercredi la publication de son rapport sur la situation des tziganes dans l'Hexagone : "Condamnés à l'errance : les expulsions forcées de roms en France".
"Ce que dit le ministre, c'est totalement déplacé et exagéré", a dénoncé Geneviève Garrigos au moment de la présentation de ce texte.
Des réponses "insuffisantes"
Ce rapport de 50 pages paraît un peu plus d'un an après la circulaire interministérielle du 26 août 2012 sur les évacuations de campements illicites, qui demandait aux préfets d'anticiper et d'accompagner le démantèlement des campements illégaux, en proposant d'autres solutions de logements.
Un an après, Amnesty juge "insuffisantes" les réponses apportées par le gouvernement pour protéger les quelque 20.000 roms originaires de Bulgarie et de Roumanie qui vivent dans plus de 400 camps en France.
L'organisation de défense des droits de l'homme dénonce également un nombre d'expulsions en hausse, avec des chiffres records atteints en 2012 et pendant l'été 2013.
Des chiffres que l'ONG explique par le caractère non contraignant de la circulaire de l'été dernier, qui laisse les préfets libres ou non de l'appliquer.
"Le respect des droits des roms migrants ne doit pas dépendre de la volonté de certains préfets et élus locaux, il s'agit d'une obligation incombant à l'Etat français", écrit Amnesty qui veut mettre un terme aux expulsions forcées et aux nombreuses évacuations de camps, parfois sans qu'une solution de rechange ne soit trouvée.
"Les personnes rencontrée sur le terrain ne se rappellent parfois même plus de combien de fois elles ont été évacuées, explique Marion Cadier, membre de l'association. "Elles sont chassées d'un endroit à un autre et sont condamnées à se réinstaller un peu plus loin, dans des campements où la situation est un peu plus difficile (...) C'est du nomadisme forcé", dénonce la jeune femme.
Amnesty veut de nouvelles mesures
L'ONG demande au gouvernement français de mettre en place des "garanties effectives" contre la pratique des expulsions forcées, en enjoignant notamment les préfets d'appliquer la circulaire.
Elle estime que de nouvelles mesures doivent être prises, comme l'interdiction des évacuations durant la trêve hivernale ou une consultation systématique et une proposition de relogement avant toute évacuation.
Menaces de Bruxelles
Amnesty International rappelle également que ces expulsions forcées de roms sont une violation du droit international en droits de l'homme.
La Commission européenne a d'ailleurs menacé mercredi la France de sanctions, rappelant que les roms, en tant que citoyens européens, ont le droit de circuler librement dans les tous Etats-membres de l'UE.
Il est de plus en plus évident que le problème rom est a régler a l'échelon européen et ce d'autant plus que des fonds pour l'intégration existe: 50 milliards selon Vivianne Redding, commissaire européen.
"Dans cette politique soi-disant de fermeté et d'humanité, il reste la fermeté, mais on ne voit pas beaucoup l'humanité".
Mardi, le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'une minorité de roms désiraient s'intégrer en France. Des propos qui ont suscité une polémique depuis, et qui ont poussé Amnesty à avancer à mercredi la publication de son rapport sur la situation des tziganes dans l'Hexagone : "Condamnés à l'errance : les expulsions forcées de roms en France".
"Ce que dit le ministre, c'est totalement déplacé et exagéré", a dénoncé Geneviève Garrigos au moment de la présentation de ce texte.
Des réponses "insuffisantes"
Ce rapport de 50 pages paraît un peu plus d'un an après la circulaire interministérielle du 26 août 2012 sur les évacuations de campements illicites, qui demandait aux préfets d'anticiper et d'accompagner le démantèlement des campements illégaux, en proposant d'autres solutions de logements.
Un an après, Amnesty juge "insuffisantes" les réponses apportées par le gouvernement pour protéger les quelque 20.000 roms originaires de Bulgarie et de Roumanie qui vivent dans plus de 400 camps en France.
L'organisation de défense des droits de l'homme dénonce également un nombre d'expulsions en hausse, avec des chiffres records atteints en 2012 et pendant l'été 2013.
Des chiffres que l'ONG explique par le caractère non contraignant de la circulaire de l'été dernier, qui laisse les préfets libres ou non de l'appliquer.
"Le respect des droits des roms migrants ne doit pas dépendre de la volonté de certains préfets et élus locaux, il s'agit d'une obligation incombant à l'Etat français", écrit Amnesty qui veut mettre un terme aux expulsions forcées et aux nombreuses évacuations de camps, parfois sans qu'une solution de rechange ne soit trouvée.
"Les personnes rencontrée sur le terrain ne se rappellent parfois même plus de combien de fois elles ont été évacuées, explique Marion Cadier, membre de l'association. "Elles sont chassées d'un endroit à un autre et sont condamnées à se réinstaller un peu plus loin, dans des campements où la situation est un peu plus difficile (...) C'est du nomadisme forcé", dénonce la jeune femme.
Amnesty veut de nouvelles mesures
L'ONG demande au gouvernement français de mettre en place des "garanties effectives" contre la pratique des expulsions forcées, en enjoignant notamment les préfets d'appliquer la circulaire.
Elle estime que de nouvelles mesures doivent être prises, comme l'interdiction des évacuations durant la trêve hivernale ou une consultation systématique et une proposition de relogement avant toute évacuation.
Menaces de Bruxelles
Amnesty International rappelle également que ces expulsions forcées de roms sont une violation du droit international en droits de l'homme.
La Commission européenne a d'ailleurs menacé mercredi la France de sanctions, rappelant que les roms, en tant que citoyens européens, ont le droit de circuler librement dans les tous Etats-membres de l'UE.
Il est de plus en plus évident que le problème rom est a régler a l'échelon européen et ce d'autant plus que des fonds pour l'intégration existe: 50 milliards selon Vivianne Redding, commissaire européen.