gare au gorille a écrit : 26 décembre 2025 12:38
Once a écrit : 26 décembre 2025 06:49
Bien vu.
En fait je commence à me demander si ce n'est pas le fameux " bloc central" qui commence à foutre sérieusement le bordel dans le jeu politique et électoral français actuel.
Et je poursuivrai ma réflexion ainsi : peut-être bien qu'il n'y ait plus qu'une seule vraie gauche qui mérite d'exister en France (celle de LFI) et une seule vraie droite qui mérite d'exister en France (celle du RN) tout le reste (= le "bloc central" réunissant les macronistes et leurs alliés du PS et de LR) ne servant qu'à parasiter les enjeux de ce combat majeur pour tenter de s'accrocher coûte que coûte au pouvoir en défendant coûte que coûte leurs existences déclinantes au lieu d'accepter de mourir une fois pour toutes.
C'est en tout cas ce qu'a démontré Macron depuis la dissolution puisqu'il a refusé de nommer à Matignon, dans l'ordre : un PM issu de la Nupes, puis un PM issu du RN. En bafouant les règles les plus élémentaires de la démocratie. Et on en est toujours là.
Non, le président n'a pas vraiment bafoué les règles de la démocratie puisque aucune majorité ne s'est dégagée des législatives.
Pas au sens juridique du terme mais d'un point de vue de
la légitimité démocratique, oui.
Le NFP arrivé premier en voix et en sièges aurait dû avoir la priorité pour gouverner : en ne respectant pas cet ordre d'arrivée, Macron a crée une situation malsaine qui n'a fait qu'encourager la montée des extrêmes et la colère populaire.
Certes, le NFP aurait été éjecté à la suite de la censure du RN et cela aurait dû être ensuite au tour du RN de tenter de gouverner : il aurait été censuré par LFI et alors Macron serait passé au bloc central : mais là au moins,
une légitimité démocratique aurait été respectée.
Mais laissons Macron un moment de côté : le malaise vient en fait du fait que la V° République permet ce genre de situation où le vote populaire ne débouche pas clairement sur le pouvoir.
Que faudrait-il faire alors ?
1) Clarifier le lien entre législatives et gouvernement avec obligation de nommer le Premier ministre du bloc arrivé en tête
2) Instaurer un véritable régime parlementaire avec une réduction du pouvoir présidentiel pour mettre fin à la monarchie républicaine française.
3) Introduire la proportionnelle dans le cadre d'une réforme électorale majeure
4) Rendre la dissolution plus encadrée avec interdiction de dissoudre pour simple convenance politique.
Compte tenu de la nouvelle donne qui semble désormais résulter du vote des Français avec une division en 3 blocs et la perspective qu'il n'y ait plus jamais de majorité absolue à l'Assemblée (et ce : même après chaque nouvelle élection présidentielle), ces réformes s'imposeront d'elles mêmes, sinon ce sera toujours le bordel.
Problème : pour le moment, les Français semblent toujours attachés à la monarchie républicaine, donc on tourne en rond. Mais, objectivement, c'est un luxe que le pays ne pourra plus se permettre longtemps.
Solution ? Bazarder une fois pour toutes ce bloc central nuisible parce qui ne fait qu'entretenir des petites ambitions personnelles médiocres (Attal, Retailleau, Gluksmann etc) brouillant toutes les pistes sans positionnements clairs et sans bases de partis forts et puissants.
Pour faire quoi ? Et bien pour en revenir à une bipolarité tranchée = la vraie gauche avec son mâle dominant en leader (LFI) contre la vraie droite (RN) avec son mâle (ou sa femelle) dominant(e).
Et basta.
Nul doute qu'une fois arrivé au pouvoir, l'un ou l'autre de ces deux partis sera obligé de mettre un peu (si ce n'est pas : beaucoup) d'eau dans son vin ce qui ...entrainera inévitablement la formation de groupes encore plus extrêmes sur leurs ailes. Rien que de plus normal.
Mais au moins les choses seront plus claires.
Et mon point de vue est que c'est le bloc central qui fout le bordel dans ce pays.