encore une fois, si les entreprises françaises avaient été moins gourmandes en salaires disproportionnés et versement de dividendes aux actionnaires , avec en contrepartie, plus d'investissement dans la recherche et l'innovation, elles auraient été bien plus compétitives qu'elles ne le sont aujourd'hui.Victor a écrit :
Ce que tu as du mal à comprendre, c'est que le pouvoir d'achat des français ne correspond plus du tout à la richesse produite en France.
Il y a de moins en moins de richesses produites en France (on importe de plus en plus de produits et même des services comme les télé-opérateurs) alors que le pouvoir d'achat des français reste élevé voire même continue d'augmenter lentement.
Tu comprends bien que cette situation est totalement anormale et provoque des déséquilibres (balance commerciale, balance des paiements, chômage, déficits publics, dette) qui ne sont pas tenables à terme.
Un pays qui ne produit pas de richesses ne peut pas être un pays où les salaires et le pouvoir d'achat sont élevés.
Normalement dans une situation telle que nous sommes, la monnaie devrait être fortement dévaluée pour refléter le niveau de performance économique du pays qui est très faible.
Ainsi, le montant de ton salaire ne baisse pas, sauf que tu es payé avec une monnaie qui ne vaut plus grand chose.
Le prix des produits importés (donc quasiment tout aujourd'hui) augmente fortement et ton pouvoir d'achat en produits importés baissefortement.
Par contre le prix des produits made in France restent identiques en France et deviennent très compétitifs dans les produits à monnaie forte.
La production de richesse peut ainsi être relocalisée dans un pays qui redevient compétitif.
Mais aujourd'hui, ce scénario de sortie de crise n'est pas possible car nous avons l'euro.
Il faut donc trouver d'autres moyens pour à la fois baisser le coût de production du made in France et baisser le pouvoir d'achat des français dans les produits importés.
La réglementation et le coût du travail ont bon dos, mais sont loin de tout expliquer ; on voit bien que toutes les mesures d'aides mises en oeuvre n'ont jamais inversé la tendance.
et oui, l'Europe et l'euro, tels qu'ils existent aujourd'hui, sont un fléau pour la France bien plus qu'une chance, et c'était largement prévisible ; j'ai du mal à croire que nos brillants économistes et politiques n'aient pas su l'anticiper
mais en ouvrant les vannes sur les délocalisations, le personnel détaché, les privatisations ou entreprises bradées aux investisseurs étrangers, et en distribuant l'argent public sans contrepartie depuis des dizaines d'années, nos politiques sont les seuls responsables du pillage graduel de la France et donc de la situation actuelle
alors pleurer aujourd'hui et faire porter le chapeau aux salariés français est particulièrement ignoble et malhonnête.

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