gare au gorille a écrit : 29 novembre 2025 01:16
Kabé a écrit : 28 novembre 2025 20:05
Une fois de plus, vous faites déflexion et en même temps preuve de ne pas connaître la réglementation de l'audiovisuel qui statue également sur les mission de l'Arcom. Donc, quand vous dites "Après, l'Arcom condamner les média public, c'est pas trop la mission qui lui a été confiée", vous étalez votre ignorance, parce que si, justement, les médias publics comme privés font partie des missions de l'Arcrom et sont mesurés, analysés, jugés de la même façon. Que les médias publics respectent mieux les conventions établies avec l'Arcom que certaines chaînes privées est d'une toute autre ordre. Ils sont tous obligés de respecter cette même règle :
Que RSF a fait des mesures mieux en concordance avec les règlements en vigueur que le fait l'Arcom même, est plutôt à l'avantage de votre chaîne préférée, mais ne la dédouane pas.
Oui mais ça c'est votre regard sur l'Arcom et ce n'est pas obligatoirement le mien. J'ai trop vu le comportement de l'Arcom face à C8 pour avoir le droit de penser que l'Arcom est avant tout un organisme de censure politique que son président et la plupart des membres dirigeants ont été mis en place par la classe dirigeante et que s'ils se sont montrés empressés de faire du zèle pour faire taire C8, ils n'ont pas du tout la même pression pour taper sur les médias publics.
Quand à RSF c'est une organisation qui est maintenant totalement politisée qui mène un combat politique contre "l'extrême droite" et par ricochet contre la seule chaine de la TNT qui ne roule pas dans le bon sens politique. Ménard l'a très bien expliqué, il avait participé à la fondation de RSF pour défendre dans le monde la liberté d'expression des journalistes et déplore de voir aujourd'hui RSF devenu une organisation militante de la censure journalistique.
Toujours de l'enfumage, mais heureusement je veille!
RSF serait une ONG
qui est maintenant totalement politisée qui mène un combat politique contre "l'extrême droite" et par ricochet contre la seule chaine de la TNT qui ne roule pas dans le bon sens politique.
Ben un peu facile! Car le pluralisme de l'information est hélas attaquée par les pays où règnent des dictatures: Chine, Russie pour les plus visibles, mais dans nos démocraties dites occidentales d'est en ouest, de la Hongrie aux USA, par des partis d'extrême droite qui ont le pouvoir, de Fidesz-MPSZ à MAGA.
C'est une réalité.
En France, le RN n'a pas le pouvoir mais cherche à le conquérir; Vincent BOLLORE a monté un réseau de médias dont le but est de promouvoir l'extrême droite depuis 2022, avec son soutien à la campagne de Zemmour. Depuis, le RN est devenu le parti sponsorisé par la bollosphère.
C'est une réalité.
Et comme RSF lutte contre les atteintes au pluralisme sous toutes ses formes, il s'en prend aux "politiques autoritaristes, dictatoriaux, fachistes et d'extrême droite": il suffit de s'intéresser à RSF un minimum de son temps pour trouver les cibles de cette ONG
- Enquête sur le pluralisme en France : RSF répond aux contre-vérités
28.11.20
- La machine judiciaire du Kremlin tourne à plein régime contre les reporters ukrainiens arbitrairement détenus
28.11.2025
- Birmanie : comment la junte militaire intensifie sa répression des médias à un mois des élections
28.11.2025
- France : la couverture médiatique d’une opération de blocage contre un géant agrochimique asphyxiée par des violences policières
28.11.2025
- Nouvelle flambée de violence contre les journalistes en Équateur : RSF exige une enquête approfondie sur l’assassinat de Darwin Baque
RSF condamne l’assassinat du journaliste Darwin Baque, fondateur de Guayaquil al rojo vivo, abattu le 26 novembre 2025 à Guayaquil, dans le sud de l’Équateur.
Mais aussi des satisfecit à certains groupes de presse, comme
- France : le groupe EBRA devient le premier groupe de presse quotidienne régionale à renouveler sa certification JTI
Le cabinet indépendant Bureau Veritas a audité les neuf titres de presse quotidienne régionale du groupe EBRA présents sur 23 départements de l’est de la France. La certification JTI de chacune des marques du groupe est renouvelée pour deux ans.
Pour les sous informés "
Journalism Trust Initiative est un dispositif d’autorégulation visant à promouvoir les sources d’informations fiables dans un contexte technologique où des contenus de nature diverse (propagande, publicité, échange d’opinions, journalisme...) sont en concurrence directe.
Voilà pour rappeler la mission de RSF dans le monde et en France.
Quant au sujet de ce forum CNEWS-RSF-ARCOM , l'article du Monde que j'ai commenté envoie dans les cordes le caniche du RN. Suffit d'y retourner.
De plus
Libé a sorti de ses rotatives un ChekNews de grande qualité journalistique; puisque vous n'êtes pas abonnés, je vous le mets
CheckNews «Complément d’enquête» consacré à CNews : RSF s’est-il trompé dans ses chiffres pointant une surreprésentation de l’extrême droite ?
Réservé aux abonnés
L’Arcom conteste les calculs de Reporters sans frontières, mentionnés jeudi 27 novembre sur France 2, mais refuse de communiquer ses données. Les informations de l’ONG semblent cependant davantage complémentaires à celles de l’Arcom que contradictoires.
Pour son étude, Reporters sans frontières a analysé plus de 700 000 bandeaux diffusés sur CNews en mars 2025. (Arthur N. Orchard/Hans Lucas via AFP)
ParLuc Peillon•Jacques Pezet
Publié le 28/11/2025 à 20h20
Les chiffres concernant l’exposition de l’extrême droite sur CNews étaient-ils faux ? Quelques heures avant la diffusion, jeudi 27 novembre au soir, de l’émission Complément d’enquête, consacrée à la très droitière chaîne du groupe Bolloré, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a semblé démentir, dans un article du Point, les conclusions d’une enquête de l’ONG de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), qui devaient figurer dans le documentaire de France 2. Sur le temps d’antenne accordé aux formations politiques, «nos résultats ne sont pas ceux de RSF», a ensuite résumé l’Arcom auprès de l’AFP, tout en ajoutant n’avoir «pas de doute» sur ses propres calculs.
Cette réaction, publiée un peu moins de six heures avant le début de l’émission, a conduit la rédaction de Complément d’enquête à retirer un extrait de deux minutes, dans lequel RSF présentait son analyse de plus de 700 000 bandeaux (affichés en bas d’écran) diffusés durant le mois de mars 2025 sur les antennes de quatre chaînes d’information en continu.
L’organisation affirmait que CNews contourne les règles du pluralisme de l’Arcom en diffusant des discours de personnalités politiques de gauche la nuit, tout en mettant en avant l’extrême droite aux heures de grande écoute. Auprès du blogueur média Clément Garin et du Parisien, France 2 affirme avoir supprimé la séquence uniquement parce qu’il était techniquement impossible d’ajouter à temps la réaction de l’Arcom. En précisant néanmoins que «tout était vrai».
Que dit le rapport de RSF ?
Si l’analyse de RSF a été coupée du documentaire, ses conclusions ont tout de même été citées par le journaliste Tristan Waleckx, à la fin de l’émission, lors de la confrontation avec Philippe Ballard, député RN, ex-journaliste de LCI et vice-président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, venu commenter le reportage et défendre la ligne de CNews.
Lors de cet échange, Tristan Waleckx a présenté à son invité «l’étude de RSF, dévoilée cette semaine, qui montre que les hommes et les femmes politiques de gauche sont diffusés la nuit sur CNews pendant que les gens dorment, alors que l’extrême droite est diffusée très majoritairement en prime time». «Rien de nouveau sous la lune», a répondu Philippe Ballard, citant les cas de discours de petits candidats comme Philippe Poutou ou François Asselineau.
Pluralisme sur les chaînes d’info en continu : «CNews est la seule chaîne à tricher de manière manifeste»
Cette étude de RSF, intitulée «Pluralisme en France : sur CNews, le grand contournement», a été publiée le 26 novembre. Pour mesurer le pluralisme sur les quatre chaînes française d’information en continu (CNews, BFMTV, France Info et LCI), l’ONG a procédé à une analyse des bandeaux affichés à l’antenne. En prenant une capture d’écran toutes les dix secondes durant tout le mois de mars 2025, l’organisation a constitué un corpus de plus d’un million d’images, vérifié par tests préalables, détection automatique des doublons et contrôles manuels. Chaque capture a ensuite été soumise à une reconnaissance optique de caractères afin d’extraire et regrouper les bandeaux concernant les «sujets» et les «personnes» présentes à l’antenne. RSF a ainsi analysé près de 700 000 bandeaux. Comme le reconnaît l’ONG, cette méthodologie ne permet pas «de donner à la seconde près le temps d’antenne de chaque intervenant», mais elle estime que «la masse de données collectées et leur fréquence assurent une photographie assez précise permettant de savoir qui parle et de quoi on parle».
Les premières données collectées par RSF indiquent que la gauche est la famille politique la plus représentée dans le temps de parole sur CNews. L’ONG compare alors ses chiffres (voir le visuel ci-dessous) avec les temps de parole enregistrés par l’Arcom. Et relève la même tendance : la gauche paraît plus largement exposée que les autres blocs politiques.
L’organisation décide ensuite de creuser et examine qui parle, mais aussi à quelle heure. Elle constate que François Hollande, sans actualité particulière au mois de mars, apparaît comme la troisième personnalité la plus présente à l’écran. La raison ? Des discours de l’ex-président de la République, au son médiocre, sont diffusés en pleine nuit. Idem pour d’autres personnalités de gauche, comme Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel ou Manuel Bompard, qui ont droit à des «tunnels» aux heures où les téléspectateurs dorment.
RSF compare alors l’exposition des différents courants politiques sur les chaînes d’information durant la nuit, entre minuit et 7 heures du matin, et durant les heures de grande écoute, de 7 à 10 heures et de 18 à 21 heures. Selon ses relevés, lorsque l’audience est très faible, «les bandeaux avec des politiques de gauche sont largement surreprésentés», avec 60 % d’entre eux consacrés à des invités de gauche (LFI, PS, PCF, EELV), contre moins de 2 % pour l’extrême droite (RN, Debout La France, l’UDR d’Eric Ciotti, Philippe de Villiers, Reconquête).
A l’inverse, aux heures de «prime time», l’extrême droite représente près de 41 % des bandeaux, contre 15 % pour la gauche. «CNews diffuse de nombreuses personnalités de gauche pendant que les Français dorment et l’extrême droite aux heures de fortes audiences. Ça s’appelle du rattrapage et c’est interdit», conclut RSF, ajoutant que «sur les quatre chaînes d’info, il n’y a que sur CNews où nous avons constaté de tels déséquilibres en mars 2025».
Que dit l’Arcom ?
Dans l’article du Point, publié peu avant l’émission Complément d’enquête, l’Arcom contredit fermement les conclusions de l’ONG. Selon le gendarme de l’audiovisuel, «il n’y a pas de contournements de nos règles de pluralisme sur le mois de mars 2025 et s’il y en avait eu, on les aurait identifiés et on serait intervenus». L’autorité se dit même «un peu tombée des nues sur l’idée selon laquelle les temps de nuit seraient utilisés pour contourner la règle de pluralisme», ajoutant que, même si la loi ne lui impose pas de contrôler heure par heure, elle affirme le faire dans les faits.
L’Arcom observe ainsi que «La France insoumise et le Parti socialiste disposent sur CNews au mois de mars 2025 d’un temps de parole qui est supérieur au poids qu’ils représentent dans le débat public». Pour cela, le gendarme de l’audiovisuel compare le temps de parole accordé en mars au poids politique de ces formations lors des élections. «C’est vrai sur l’ensemble du mois de mars, mais c’est vrai aussi si on neutralise les temps de nuit et qu’on ne s’en tient qu’au temps de jour», poursuit l’Arcom.
L’autorité considère également que RSF surestime le poids des discours nocturnes, à cause de son raisonnement en pourcentage, sans considération du volume horaire. Ce qui revient aussi à contester la méthodologie des bandeaux, qui ne mesurent pas du «temps de parole».
En réponse à ces critiques, RSF a publié un communiqué dans lequel l’ONG dit maintenir «l’intégralité des données et analyses partagées dans son enquête». Et note que l’Arcom «ne fournit aucun chiffre en appui de sa démonstration et n’a manifestement pas de moyen de contrôle effectif en dehors des déclarations des chaînes».
Les calculs de «CheckNews»
Pour rappel, les règles de l’équité dans les médias audiovisuels imposent la représentation suivante du temps d’antenne : un tiers du temps de parole pour l’exécutif, et le reste au prorata du poids de chacune des formations politiques («majorité» comprise) en fonction de leurs résultats électoraux et de leur place dans le débat public.
En mars 2025, selon les chiffres communiqués par CNews à l’Arcom, et recalculés par CheckNews en retirant l’exécutif et en rangeant Philippe de Villiers dans la catégorie «extrême droite» et non dans les «divers droite» comme le fait l’Arcom, on obtient la répartition suivante des principaux blocs politiques, mise en regard de leur poids à l’Assemblée nationale.
D’où il ressort, sur les 70 heures en mars où apparaissent des personnalités politiques sur CNews, que la gauche apparaît comme effectivement surreprésentée sur l’antenne de la chaîne (d’un peu plus de 6 points) comparativement à son poids à l’Assemblée nationale. A l’inverse, la «majorité» présidentielle (-2 points) et l’extrême droite (-3 points) sont un peu sous-représentées.
Mais ces données ne sont pas forcément contradictoires avec celles de RSF, bien que basées sur les bandeaux et non sur le temps de parole effectif. Car ce que dénonce RSF, c’est que les responsables politiques de gauche sont diffusé·es en partie la nuit, tandis que droite et extrême droite bénéficient très majoritairement des horaires en prime time (7h-10h et 18h-21h).
Contactée pour obtenir les données par tranches horaires, afin de voir si la présence des partis politiques en temps d’antenne effectif correspond aux tendances mises en avant par RSF avec sa méthode des bandeaux, sur la nuit, la journée dans son ensemble et les prime time en particulier, l’Arcom nous a opposé une fin de non-recevoir, bloquant ainsi tout travail fin de vérification. Et ce, alors même qu’elle avait assuré au Point disposer de ces informations. L’Arcom, enfin, nous déclare qu’elle n’a pas «émis d’opinion sur les autres éléments rendus publics par RSF».
https://www.liberation.fr/checknews/com ... 5SOQFIFME/