
Cela fait 5 jours que l'Iran n'a plus de Guide suprême. Un conseil de direction provisoire a été mis en place dès le dimanche 1er mars, au lendemain de la mort d'Ali Khamenei avec une mission: assurer la continuité du pouvoir jusqu'à la désignation d'un nouveau Guide suprême. La Constitution iranienne prévoit qu'un successeur doit être désigné dans un délai de trois mois.
"Nous faisons de notre mieux", a déclaré ce mercredi Ahmad Khatami, un membre de l'Assemblée des experts, l'institution responsable pour le choix d'un nouveau guide. "Si Dieu le veut, le dirigeant sera nommé dès que possible. Nous sommes proches d'une décision mais la situation est celle d'une guerre", a-t-il ajouté à la télévision d'État, laissant entendre que le processus pourrait prendre du temps.
Officiellement, la tâche de désigner un nouveau Guide suprême revient à cette assemblée de 88 religieux chiites élus tous les huit ans au suffrage universel. Slimane Zeghidour, éditorialiste pour TV5MONDE, la décrit comme "un peu l'équivalent des cardinaux dans l'église catholique". Cet organe ne s'est activé qu'une seule fois depuis la révolution de 1979: en 1989, pour désigner Ali Khamenei lui-même à la mort de l'ayatollah Rouhollah Khomeini.
Mais les frappes en cours compliquent l'exercice. "88 religieux qui se rassemblent dans un seul endroit pour délibérer pendant des heures, peut-être des jours, ils seraient immédiatement une cible considérée comme cruciale", juge Slimane Zeghidour. Dans ce contexte, le régime pourrait s'affranchir des procédures constitutionnelles pour accélérer la transition.
Le ministre de la Défense israélien a d'ailleurs prévenu ce mercredi que "tout dirigeant nommé par le régime terroriste iranien sera une cible sans équivoque pour élimination". "Le Premier ministre et moi-même avons ordonné à l'armée de se préparer à agir par tous les moyens pour accomplir cette mission", a-t-il précisé.
Six noms circulent désormais.
1) Ali Larijani, "l'éminence grise d'Ali Khamenei" (c'est lui qui est responsable des massacres de janvier dernier)

"Son profil est atypique. Professeur de philosophie et mathématicien de formation, il est néanmoins issu d'une lignée cléricale: son père était ayatollah, son frère Sadeq a dirigé le pouvoir judiciaire pendant dix ans. Larijani a servi au sein des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), occupé quatre postes ministériels et présidé le Parlement pendant douze ans."
Pour le détail sur les 5 autres, c'est ici : https://information.tv5monde.com/intern ... nt-2812110

