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Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 10:53
par 95D
GECKO a écrit :
c'est votre vision, mais
vous connaissez un autre métier qui touche au plus profond de l'éducation humaine,
comme celui de professeur/instituteur et ce dès le départ de l'enfance..?
et qui inter-réagit avec tous les foyers qui ont des enfants ?
et qui en fait finit par permettre par la connaissance de faire avancer la société..
moi je n'en voie pas
Beaucoup de métiers se considèrent bénis des dieux : les médecins, les agriculteurs, les boulangers. Sans parler des curés et des députés !!!
Tout ceci n'est que poudre aux yeux pour créer un esprit de caste et défendre ses avantages catégoriels.
La preuve que tout ceci n'est qu'un discours creux est le simple fait que les enseignants eux-mêmes n'ont plus la haute idée de leur métier qui les pousserait à le respecter eux mêmes par un niveau d'excellence qui les mettrait hors de portée de la critique !!!
Les premiers à dévaloriser ce métier "d'exception" sont les enseignants qui sont de moins en moins 'exceptionnels".
Si ce métier était réellement un sacerdoce et une vocation quasi-religieuse (par exemple plus que la médecine !!!), ils n'en seraient pas à se plaindre des contingences matérielles pour ne vivre que de l'accomplissement de leur "mission sacrée".
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 11:05
par capitaine
95D a écrit :
Beaucoup de métiers se considèrent bénis des dieux : les médecins, les agriculteurs, les boulangers. Sans parler des curés et des députés !!!
je vois que vous n'avez pas compris ce que je voulais vous dire..
comparer enseignant avec boulanger, député..ok c'est vous qui voyez
mais j'arrête là...pour ma part, sauf que j'insisterais une dernière fois pour dire que :
TOUS les métiers cités ont eu besoin de l'enseignement...
c'était ma dernière tentative de faire passer un message..
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 11:17
par 95D
GECKO a écrit : TOUS les métiers cités ont eu besoin de l'enseignement... .
Et tous les professionnels cités ont eu besoin d'une sage-femme pour les faire naître... Et d'un boulanger pour les nourir.
Les humains qui se croient plus importants que d'autres humains ne sont que des vaniteux.
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 12:15
par capitaine
95D a écrit :
Et tous les professionnels cités ont eu besoin d'une sage-femme pour les faire naître... Et d'un boulanger pour les nourir.
Les humains qui se croient plus importantsque d'autres humains ne sont que des vaniteux.
vous déformez mes propos, manque d'arguments certainement
mais débattez en tout seul..

Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 12:32
par christine
95D a écrit :
Tout ceci n'est que poudre aux yeux pour créer un esprit de caste et défendre ses avantages catégoriels.
La preuve que tout ceci n'est qu'un discours creux est le simple fait que les enseignants eux-mêmes n'ont plus la haute idée de leur métier qui les pousserait à le respecter eux mêmes par un niveau d'excellence qui les mettrait hors de portée de la critique !!!
Les premiers à dévaloriser ce métier "d'exception" sont les enseignants qui sont de moins en moins 'exceptionnels".
Si ce métier était réellement un sacerdoce et une vocation quasi-religieuse (par exemple plus que la médecine !!!), ils n'en seraient pas à se plaindre des contingences matérielles pour ne vivre que de l'accomplissement de leur "mission sacrée".
Quelles généralisations sans fondements.
pour reprendre votre dernier paragraphe,peut être qu'en payant le prix équivalent des chirurgiens,pour qu'ils arrêtent de se plaindre,"comme les médecins",on pourrait peut être leur donner les même salaires que dans la médecine?
Les enseignants ne se considèrent pas comme exceptionnels,ils travaillent dans un secteur difficile,avec une époque d'enfants rois,tiraillés par les syndicats rétrogrades et l'état hypocrite,et font pour la plupart comme ils peuvent avec des directions d'enseignement de gens qui n'enseignent pas,et dont ils se doivent d'en respecter les programmes souvent décalés.
Si les gens décideurs savaient de quoi ils parlaient,et qu'on laissait d'avantage d'autonomie aux enseignants,en leur laissant des grandes lignes de programme,plutôt que leur imposer quel tableau il faut mettre à tel endroit,peut être alors que tout fonctionnerait mieux.mais bon,il vaut mieux se satisfaire d'avis populistes et réducteurs n'est ce pas?
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 14:51
par Alogos
clint a écrit : Une allocation !?
Ce n'est tout de même pas à la collectivité de supporter les désirs de changement des profs, ou des autres d'ailleurs !
Mais le poids des délocalisations, c'est à la collectivité de les supporter ? Toi tu vires quelqu'un quand tu n'arrives pas à faire ton chiffre et après tu stigmatises les chomeurs que tu as crées ??
Tu n'as donc jamais mis les pieds dans une salle de classe ??? tu savais lire de naissance ???

Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 14:56
par Alogos
Eax a écrit : Il faut aussi bien choisir où l'on enseigne.Je ne pense pas qu'ils soivent à plaindre.
Les voeux propulsent un enseignant dans l'académie visée : hélas pas dans l'établissement le mieux fréquenté. .... l'alphabétisation des masses est en cours mais je ne croive pas, pour employer le même niveau de langue que le votre, en voir la fin.

Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 14:58
par Alogos
clint a écrit : Vous êtes tous excessifs.
Et donc irréfléchis.
Et nuls.

c'est trop d'honneur.
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 14:59
par 95D
christine a écrit :
pour reprendre votre dernier paragraphe,peut être qu'en payant le prix équivalent des chirurgiens,pour qu'ils arrêtent de se plaindre,"comme les médecins",on pourrait peut être leur donner les même salaires que dans la médecine?
Pas de problème pour moi. Si les citoyens de ce pays veulent payer les enseignants au prix où ils payent leurs médecins, çà ne me pose aucun problème que les enseignants soient payés au niveau des médecins.
Mais peut-être que justement, les français ne considèrent pas que l'enseignement fourni à leurs "petits" vaut autant que la santé fournie à eux-mêmes !!!
christine a écrit :Les enseignants ne se considèrent pas comme exceptionnels,ils travaillent dans un secteur difficile,avec une époque d'enfants rois,tiraillés par les syndicats rétrogrades et l'état hypocrite...
Je suis plutôt d'accord avec vous : les enseignants sont des professionnels comme les autres qui se débattent avec leurs difficultés professionnelles comme chacun se débat avec les siennes. Je ne faisais que répondre à certains ici qui considèrent que l'enseignement est un "métier à part" et qu'il mérite une attention spécifique de la part de la commnunauté !!! Vanitas vanitatum...
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 14:59
par Alogos
GECKO a écrit :
oui monsieur, pour ceux de ma famille qui l'ont vu ainsi,
ils ont eu un juste retour de leurs élèves des années après..
+1 +1 +1
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 15:07
par Alogos
95D a écrit :
Je n'ai aucun doute sur le fait que le métier d'enseignant soit compliqué, stressant et astreignant comme beaucoup d'autres.
Je dis seulement que ceux (dans l'enseignement ou ailleurs) qui ne sont pas contents de leur sort peuvent aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Je précise que les enseignants ne sont pas a priori les plus mal formés en France pour imaginer se reconvertir au cours de leur vie. En tant que bac+3/+4, on est censé être assez formé pour envisager une autre voie si celle qu'on a choisi en premier lieu ne convient pas.
On peut légitimement se demander combien d'enseignants parmi ceux qui ne supportent pas les élèves, le chahut et le manque de respect ne restent que parce qu'ils y voient un certain nombre d'avantages qui n'existent pas ailleurs : congés conséquents, salaire et retraite assurés, retraite précoce, absence de hiérarchie...
Il rève celui qui écrit ça !
Retraite précoce : un mauvais coup de la part d'un élève ou de son papa, et hop un retraité nouveau.
Pas de hiérarchie ; faut aller le dire aux proviseurs qu'ils sont inexistants voire inutiles. Leur corporation réagit illico. Les proviseurs se reposent sur les enseignants pour faire respecter un rêglement dont ils ignorent tout....
L'EN = gros sujet à problème - trop d'aliens.
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 18:29
par Steph
Alogos a écrit :
L'EN = gros sujet à problème - trop d'aliens.
La plupart des personnes réduisent l'éducation nationale à l'enseignant.
Alors que le problème est structurel et administratif.
D'un côté, la corporation des syndicats avec une politique digne de l'époque communiste au niveau de la gestion des enseignants, de l'autre le ministère résonnant uniquement avec une calculatrice par soucis de sois disant économies et au milieu les profs.
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 18:45
par Alogos
Cela me semble bien plus compliqué encore : les chiffres résonnent en mairie? dont les proviseurs font le siège avec une assiduité qui les honore ; au conseil départemental pour les lycées.
Avec la sauce parentale : j'explique . Tenir compte de la vie familiale de l'élève, dont je crois qu'il est au centre du système, dixit Allègre - Tant de paramètres qui rendent le quotidien du prof insupportable ! Quand on peut s'en sortir , ok . car la vocation existe malgré les ricanements de certains.
Mais qui peut concevoir le choc réel du jeune enseignant, qui a réussi 4 à 5 ans d'études pour se retrouver devant une classes d'ânes et fiers de l'ètre ??? Ne parlant pas le français, ils se plaignent que le prof va trop vite et qu'il le fait exprès - par démagogie, on donne suite. Craignant de faire le moindre effort, ils ne lisent pas, n'écrivent pas, sauf dans leur dysorthographie qui vaut séance de divination pour le correcteur. Je laisse de coté leur langage : cf celui des parents.
Et la hiérarchie qui condamne l'enseignant au lieu de le soutenir comme le font les autres administrations.
Les objectifs (chiffrés) à atteindre, surtout au bac : gloire des rectorats - afficher un taux de réussite de 83 % au bac ! quelle hypocrisie.
Lafforgue a nommé les hommes du ministères des "khmers rouges" dans un courriel - ce doc privé a été rendu public ! Vous imaginez l'atmosphère viciée qui traine là-bas d'dans ?
Brrrrr je comprends qu'un prof rève de changer son métier -sinon changer de métier.
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 15 octobre 2009 19:06
par Steph
Alogos a écrit :
Les objectifs (chiffrés) à atteindre, surtout au bac : gloire des rectorats - afficher un taux de réussite de 83 % au bac ! quelle hypocrisie..
Absolument. A titre d'exemple, les sujets du bac 2009, furent sous évalués par rapport au niveau demandé en terminal.
Ce qui explique le fort taux de réussite alors que beaucoup d'élèves à niveau équivalent n'aurait pas eu le Bac. Encore une fois, les rectorats brandissent leur chiffres au ministère sans ce préoccuper du problème de fond.
Brrrrr je comprends qu'un prof rève de changer son métier -sinon changer de métier.
C'est une vision malheureusement individualiste, car en changeant de métier, on ne change pas le (vaste) problème de l'école publique.
Re: Ces profs qui rêvent de changer de métier...
Posté : 16 octobre 2009 09:59
par 95D
Alogos a écrit : Cela me semble bien plus compliqué encore : les chiffres résonnent en mairie? dont les proviseurs font le siège avec une assiduité qui les honore ; au conseil départemental pour les lycées.
Avec la sauce parentale : j'explique . Tenir compte de la vie familiale de l'élève, dont je crois qu'il est au centre du système, dixit Allègre - Tant de paramètres qui rendent le quotidien du prof insupportable ! Quand on peut s'en sortir , ok . car la vocation existe malgré les ricanements de certains.
Mais qui peut concevoir le choc réel du jeune enseignant, qui a réussi 4 à 5 ans d'études pour se retrouver devant une classes d'ânes et fiers de l'ètre ??? Ne parlant pas le français, ils se plaignent que le prof va trop vite et qu'il le fait exprès - par démagogie, on donne suite. Craignant de faire le moindre effort, ils ne lisent pas, n'écrivent pas, sauf dans leur dysorthographie qui vaut séance de divination pour le correcteur. Je laisse de coté leur langage : cf celui des parents.
Et la hiérarchie qui condamne l'enseignant au lieu de le soutenir comme le font les autres administrations.
Les objectifs (chiffrés) à atteindre, surtout au bac : gloire des rectorats - afficher un taux de réussite de 83 % au bac ! quelle hypocrisie.
Lafforgue a nommé les hommes du ministères des "khmers rouges" dans un courriel - ce doc privé a été rendu public ! Vous imaginez l'atmosphère viciée qui traine là-bas d'dans ?
Brrrrr je comprends qu'un prof rève de changer son métier -sinon changer de métier.
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