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par Filochard »
Ce pauvre type de Guillon recommence avec Besson:
Malgré la vive polémique engagée suite à la-chronique-que-l’on-ne-cite-plus visant Eric Besson, Stéphane Guillon a récidivé ce matin dans sa chronique quotidienne, sur les ondes de France Inter, ayant pour thème, grosso modo, les conséquences de la mort du président et d’une partie du gouvernement.
"Cette nuit j’ai rêvé que Nicolas Sarkozy et une partie de son gouvernement mourait dans un accident d’avion", déclarait l’humoriste. Justement, parmi les « défunts » figure Eric Besson, ministre de l’Immigration entre autre, devenu depuis quelques temps la cible favorite du chroniqueur pour ses réactions. Le 22 mars dernier, il comparait le ministre à une taupe du FN et s’attaquait notamment à son physique en caricaturant l’homme avec des « yeux de fouine et un menton fuyant. »
Malgré les avertissements de Jean-Luc Hees, patron de Radio France, qui déclarait dans une tribune au Monde que "l'attaque personnelle, fondée sur le physique de la personne, fait partie de ces valeurs infranchissables" et que "la plaisanterie doit s'arrêter. L'humour a ses frontières", l’humoriste a remis ça ce mardi matin en s’intéressant à ceux qui seraient touchés par la mort du ministre.
La fouine à nouveau au coeur de la comparaison
De nouveau comparé à une fouine, ce dernier appréciera donc sûrement ce récent tacle : « La dépouille de Monsieur Besson se trouve toujours à Bruxelles (lieu du crash) car ni sa famille, ni l’UMP, ni évidemment le parti socilaliste ne souhaite la récupérer. Ah on me souffle dans mon oreillette que l’ADF, Association de Défense des Fouines, serait prête à accueillir la dépouille du ministre ! »
Stéphane Guillon y va aussi de sa petite remarque sur le président en soulignant: "C’est un tout petit cercueil, un cercueil d’enfant."
Même s’il se défendait dans Libération de ne pas être touché « par les attaques récurrentes sur (son) physique », nul doute qu’Eric Besson aura écho de cette nouvelle invective.
Savoir si Stéphane Guillon a le droit de s’exprimer ainsi n’est plus le débat qui s’impose. L’argument incontestable de la liberté d’expression a assez été utilisé pour sa défense. L’important est surtout de déterminer la limite entre la plaisanterie caricaturale et la méchanceté, c’est pourquoi une seule question est à se poser aujourd’hui : Stéphane Guillon fait-il encore rire ?