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Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie

Posté : 03 novembre 2011 08:39
par Jarod1
Ils vont nous faire le coup de l'Algérie avec 10 ans de guerre civile ? Ou bien vont-ils immédiatement courber l'échine face aux barbus ?

Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie

Posté : 11 novembre 2011 08:17
par Crapulax
Elle est censée être la vitrine moderne des islamistes d'Ennahda: Souad Abderrahim, pharmacienne et femme d'affaires de 47 ans, non-voilée, a été élue facilement à Tunis lors des dernières élections qui ont vu son parti arriver en tête.

Rencontrée récemment par Le Parisien, elle expliquait que «la Tunisie pratique un islam modéré, et [que Ennahda] est un parti politique civil et modéré, respectueux des libertés» ajoutant que «non, la polygamie ne sera pas instaurée, non, on ne va pas imposer le voile».

Sauf que la nouvelle élue, candidate à la présidence de l'Assemblée constituante, semble adapter son discours selon les médias. Pour un quotidien français, une position d'ouverture, pour la radio arabophone française Monte Carlo Doualiya, des propos beaucoup plus rétrogrades.

Lors d'un débat sur les inquiétudes des femmes tunisiennes face à la montée d'Ennahda, elle s'est attaquée ainsi violemment aux mères célibataires. Selon elle, ces dernières ne «devraient pas aspirer à un cadre légal qui protège leurs droits» et sont «une infamie», traduit notamment Slate Afrique. Un peu plus loin, elle ajoute qu'«éthiquement, elles n'ont pas le droit d'exister».

Le site Tuniscope précise que «Souad Abderrahim a ajouté qu'en tant que Tunisiens, nous devrions préserver nos mœurs et se battre pour une liberté conforme aux normes d'une société arabo-musulmane, conforme aux coutumes et aux traditions.» «Il n'y a pas de place pour une liberté intégrale ou absolue», juge la membre d'Ennahda. Pour le professeur en islamologie à Toulouse 2 Mathieu Guidère, «ces propos sont inadmissibles d'un point de vue humaniste et démocratique, mais ils démontrent qu'il existe en Tunisie même des tendances féminines conservatrices, voire régressives, à côté de la mouvance féminine progressiste et libérale».

Libération.


Attention au double discours. :XD:(Excusez de ma part de l'avoir mis dans un topic renfermant le terme Islamiste mais je ne savais pas ou le placer).

Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie

Posté : 11 novembre 2011 12:53
par meulan
Celles et ceux qui semblent découvrir l'existence de femmes soumises au patriarcat et au puritanisme (a fortiori dans une population nord-africaine assignée et aliénée à l'islam) devraient lire ou relire :

"Des mères contre les femmes"
Maternoité et patriarcat au maghreb
Camille Lacoste-Dujardin
La Découverte - Paris 1985 puis 1996
ISBN 2-7071-2607-1

Ennahda prendrait la tête du gouvernement de coalition

Posté : 19 novembre 2011 15:37
par tisiphoné
Après la victoire des islamistes tunisiens d'Ennahda aux législatives du 23 octobre, restait à savoir quelle serait la composition du futur gouvernement de coalition. Un accord de principe a été trouvé dans la nuit du vendredi au samedi 19 novembre entre Ennahda et deux partis de gauche minoritaires.

Selon cet accord, le numéro 2 d'Ennada, Hamadi Jebali, deviendrait chef du gouvernement. Moncef Marzouki, leader du Congrès pour la République, serait nommé président de la République, tandis que Mustapha Ben Jaafar, du parti Ettakatol, occuperait le poste de président de l'Assemblée constituante.

Hamadi Jebali, islamiste du premier cercle d'Ennahda, a passé plus de 15 ans dans les geôles de Ben Ali. Sa candidature au poste de premier ministre avait été annoncée par Ennahda quelques jours après le scrutin du 23 octobre, lors duquel le parti a obtenu 89 sièges sur 217.

Moncef Marzouki est lui aussi un ancien opposant au régime de Ben Ali. Médecin de formation, âgé de 66 ans, il a vécu pendant 10 ans en exil en France avant de revenir en Tunisie après la Révolution. Son parti, qui se qualifie de gauche nationaliste, détient 29 sièges à l'Assemblée.

Mustapha Ben Jaafar est également un ancien opposant à Ben Ali. Agé de 71 ans, médecin lui aussi, il dirige le parti de gauche Ettakatol (Forum), qui compte 20 sièges.

Les trois partis doivent annoncer officiellement ces nominations d'ici lundi, les discussions se poursuivant ce week end sur la répartition des portefeuilles du gouvernement. Cet accord devra en outre être validé par l'Assemblée, qui tiendra sa première réunion mardi.

Sa principale mission sera de rédiger une nouvelle constitution pour le pays, après la chute de l'ancien président Ben Ali en janvier.

Re: les islamistes dans les rues, la tension monte en Tunisie

Posté : 19 novembre 2011 18:33
par gemmill
puisque les tunisiens ont votés pour , qu'ils s'en débrouillent et surtout qu'ils ne viennent pas aprés "chercher refuge" chez nous.
sinon , pour éviter la propagation de la peste verte , le régime algérien a pris des mesures drastiques , faisant fermer plus de 900 mosquées et salles de priéres ou les islamistes préchaient un discours de haine et d'appels au djihad. alors , l'algérie va t'elle succomber a son tour ?? qu'en pense B.H.L ( Bernard.Héros.Lybien) ??

Accord de coalition entre islamistes et laïcs en Tunisie

Posté : 22 novembre 2011 07:44
par tisiphoné
Les partis de la coalition au pouvoir en Tunisie après les élections constituantes du 23 octobre ont signé lundi soir l'accord de répartition des principaux postes à la tête de l'Etat.

Ils sont également convenus d'organiser de nouvelles élections d'ici un an.

Hamadi Jbeli, secrétaire général du mouvement islamiste Ennahda (Renaissance), arrivé en tête du scrutin, dirigera le futur gouvernement de coalition.

La présidence de la République est octroyée à Moncef Marzouki, chef de file du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste).

Le poste de président de l'Assemblée constituante reviendra à Moustafa ben Jaafar, dirigeant d'Ettakatol (gauche laïque).

Ennahda a remporté 90 des 217 sièges de la Constituante, le CPR 30 et Ettakatol 21.

La Tunisie a joué un rôle de pionnier du "printemps arabe" en évinçant du pouvoir le 14 janvier le président Zine ben Ali, en exil en Arabie saoudite. Depuis, "la révolution de jasmin" a fait des émules notamment en Egypte, au Bahreïn, au Yémen, en Libye et en Syrie avec des succès divers.

L'accord de coalition a été signé lundi soir à Tunis par Rachid Ghannouchi, qui dirige Ennahda, Moncef Marzouki et Moustafa ben Jaafar, qui dirigent les deux partis laïcs associés aux islamistes.

"C'est un jour historique", a commenté Marzouki, évoquant "le plus beau jour de (sa) vie".

Les nouveaux dirigeants tunisiens doivent à présent former le gouvernement provisoire.

Selon un haut responsable d'Ennahda, les ministres des Finances et de la Défense, de même que le gouverneur de la Banque centrale devraient rester en fonctions. En revanche, a ajouté ce responsable, la composition du reste du cabinet donnera lieu à de nombreux changements.

Une partie des militants laïcs de Tunisie redoutent que la coalition dirigée par les islamistes remette en question le modèle social tunisien. Ennahda s'est engagé à ne pas chercher à imposer les règles de l'islam et à respecter les droits des femmes.

Re: islamisation en Tunisie

Posté : 22 novembre 2011 13:09
par Jarod1
Entre les barbus et les gauchistes, je leur souhaite bien du bon temps...