Hdelapampa a écrit :
Et c'est reparti pour un tour.
Une cible: les fonctionnaires, à qui Victor doit reprocher la sécurité de l'emploi et DONC la liberté de se syndiquer sans se faire virer, l'absence de crainte d'être viré après une grève.
Il y a lien évident entre le niveau de déficit et de dettes de l'état et notre fonction publique hypertrophiée.
Tu te refuses à le voir, parce que tu es toi-même fonctionnaire, ce qui te conduit à un blocage intellectuel qui t'empêche de voir la réalité en face.
De plus, je reconnais que le métier d'enseignant compte tenu de l'évolution de la société loin d'être toujours positive doit être de plus en plus difficile et insuffisamment socialement et monétairement reconnu.
Donc tu pars de ton expérience personnelle d'enseignant (je pars du principe que tu es un enseignant compétent, rigoureux et impliqué dans sa mission, je n'en doute pas.) pour généraliser à l'ensemble du fonctionnariat français.
Tout ce mille-feuille administratif a un coût qui se retrouve dans le déficit, donc dans la dette, puis le remboursement de cette dette. Tu as toi-même remarqué, et je t'en remercie que le remboursement de la dette est le premier poste de dépense budgétaire, ..., c'est bien la preuve que l'état est bien trop endetté.
Et tout ce surcoût de dépenses administratives se retrouvent également dans le niveau d'imposition record français qui plombe notre compétitivité vis à vis de nos partenaires européens. C'est le point clé si l'on veut vraiment lutter contre le déclassement de la France, sa désindustrialisation et son chômage de masse.
Le problème économique français ne pourra se résoudre qu'en s'attaquant vraiment à ce problème, c'est à dire en réduisant de manière importante la masse salariale (et le coût des retraites), des fonctionnaires.
Comme il n'est pas question de baisser les salaires, qui, on l'a vu, sont souvent trop faibles, il n'y a qu'une seule autre solution qui est la réduction du nombre de fonctionnaires.
Alors, évidemment ce n'est pas facile à faire, et cela ne doit pas être fait n'importe comment et de manière mécanique.
Il faut par exemple s'attaquer à tous les doublons dans les fonctions territoriales.
Quand on compare en détail la fonction publique française et allemande, on voit que l'écart se fait, non dans la fonction publique nationale mais dans au niveau local et territorial.
Il faut par exemple organiser au plus tôt la fusion des départements et des régions, sur la base des anciennes régions (avant le regroupement bizarroïde hollandien).