Re: Schiappa promet un grenelle des violences conjugales.
Posté : 11 août 2019 09:48
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Loin d'etre systématique, il y a un lien évident entre le milieu culturel et les violences conjugales. Adepte de la bien-pensance, M Schiappa refuse de faire ce constat, c'est pourtant en traitant ce point que les féminicides diminueront le plus.gobsec a écrit : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/une-f ... x-20190725
c'est possible en se servant de sa têtelatresne a écrit : Comment est ce possible de ne pas adhérer au mouvement de Madame Schiappa .
A part être de gauche bien sur .Si l'idée venait d'Autain ou de Garrido ,tte la gauche serait aux taquets.
Pourquoi tu n'en as pas .Essaye une greffe !gobsec a écrit :c'est possible en se servant de sa têtelatresne a écrit : Comment est ce possible de ne pas adhérer au mouvement de Madame Schiappa .
A part être de gauche bien sur .Si l'idée venait d'Autain ou de Garrido ,tte la gauche serait aux taquets.
latresne a écrit : Comment est ce possible de ne pas adhérer au mouvement de Madame Schiappa .
A part être de gauche bien sur .Si l'idée venait d'Autain ou de Garrido ,tte la gauche serait aux taquets.

Source:Le Figaro.
C’est un décompte macabre qui s’égrène depuis des années mais qui provoque aujourd’hui un émoi d’une ampleur inédite. Entre janvier et début septembre, 100 femmes ont été tuées par leur mari ou leur ancien conjoint. Après un été meurtrier, le bilan de 2019 pourrait être pire que celui de 2018 où 121 femmes sont mortes dans ces circonstances. Ce phénomène représente à lui seul 20 % des homicides commis en France, selon la délégation d’aide aux victimes, rattachée au ministère de l’Intérieur.
Devant ces chiffres dramatiques, jamais l’attente d’une réponse politique n’avait été aussi forte. Face à la colère des familles de victimes, Marlène Schiappa a annoncé en juillet, dans l’urgence, la tenue d’un «Grenelle» sur les violences conjugales. Souvent décriée pour sa communication à tout va, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes sait qu’elle est attendue au tournant.
Cet événement, lancé ce 3 septembre à Matignon, réunira pendant trois mois des ministres, des administrations, des associations et des proches de victimes pour plancher sur des solutions concrètes. Des annonces d’Édouard Philippe sur la prévention, la prise en charge des victimes ou la sanction des auteurs de violences - soit les trois thèmes de ce Grenelle - y sont attendues dès mardi.
«Une opération de communication!» critiquent cependant nombre de militantes féministes. Certaines associations, comme le Collectif national pour les droits des femmes, estiment d’ailleurs avoir été «blacklistées» de l’événement. «Nous ne voulons pas un Grenelle du bla-bla ou un énième grand débat mais un véritable plan Marshall. Nous n’en pouvons plus des annonces qui ne sont pas suivies d’effets», avertit Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes.
Lundi, cette dernière a présenté des demandes précises, élaborées avec 25 associations. À commencer par la multiplication par cinq ou par six des moyens financiers dédiés à combattre ce fléau. La France dépense environ 78 millions d’euros par an pour lutter contre les violences conjugales. Un montant jugé très insuffisant par les associations. Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes avait estimé à 506 millions d’euros annuels le budget minimum nécessaire pour développer l’hébergement spécialisé, renforcer l’action des associations, financer la formation des policiers, des magistrats ou encore des professionnels de santé.
«Nous voulons un milliard»:
La création d’un fonds «Catherine», annoncé jeudi dernier par Marlène Schiappa, doté d’un million d’euros pour aider les associations locales de lutte contre les violences conjugales, a d’ores et déjà été jugée très en dessous des enjeux. «Nous voulons un milliard, pas un million», ont scandé dimanche dernier les manifestantes du collectif #NousToutes rassemblées pour dénoncer «le 100e féminicide» de l’année.
Une somme qui servirait notamment à financer des places d’hébergement supplémentaires pour les victimes de violences. Les associations estiment qu’il faudrait en créer 2000 avant la fin de l’année. Le collectif «Féminicides par conjoint ou ex» estime pour sa part qu’il faudrait plutôt développer des foyers pour les auteurs de violences, à leurs frais. «Demander à la victime de partir de chez elle alors qu’elle n’est coupable de rien, c’est terriblement injuste et coûteux. Il faut en finir avec cette double peine, plaide une des responsables du collectif. C’est aux conjoints violents d’être éloignés dans des foyers où ils seraient obligés de suivre des thérapies et de payer la facture.»
Une meilleure prise en compte des plaintes fait également partie des principales revendications. «Il faut considérer les violences dès le début, sans attendre les coups qui mènent à la mort. Les victimes devraient bénéficier d’une “présomption de crédibilité”. C’est la clé pour faire baisser les féminicides», martèle Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes en Seine-Saint-Denis. D’autres appellent à prendre des sanctions contre les membres des forces de l’ordre «qui manquent à leur devoir ». «Tous les policiers et gendarmes de France ne pourront pas être formés», avertit cependant Anne-Cécile Mailfert.
Pour sortir du traitement «aléatoire» des plaintes, la Fondation des femmes suggère d’instaurer une grille d’évaluation nationale du danger qui puisse servir de référence à tous les fonctionnaires. Sur le modèle de ce qui a été fait en Espagne, les associations plaident aussi pour une justice plus spécialisée avec la création de tribunaux ou de pôles judiciaires qui coordonnent les procédures au pénal et au civil. «Aujourd’hui, les femmes victimes de violences qui ont des enfants et se séparent doivent mener de front plusieurs procédures avec des avocats différents, des temporalités différentes, ce qui conduit à des absurdités, décrit Anne-Cécile Mailfert. Un mari violent peut être condamné au pénal alors qu’il aura auparavant obtenu la garde des enfants.»
Enfin, la reconnaissance du terme «féminicide» ne manquera pas de faire débat. Si tous les acteurs de cette lutte ne s’accordent pas sur l’inscription du terme dans le Code pénal, ils sont nombreux à réclamer la création d’un observatoire qui puisse mesurer ce phénomène.
Georges61 a écrit : On peut faire autant de Grenelle que l'on veut, tant que les policiers et gendarmes recevront les plaintes avec leur air narquois, voire en les classant dans la poubelle, où tout bonnement refusant de prendre la plainte comme cela se fait encore trop souvent, cela ne servira à rien.
Une amie de ma femme est allé porter plaintes contre les coups de son mari, avec plusieurs certificats médicaux et preuve visibles sur son visage. Réponse du flic de service : "Vous n'êtes pas morte ou très gravement blessée, alors quand votre mari essaiera de vous tuer et que vous en aurez la preuve revenez nous voir."
Source:Le Parisien.
Depuis le début de l'année, deux femmes ont été victimes de féminicides en Seine-Saint-Denis. Elles étaient quatre l'an passé. Le département est l'un des territoires les plus touchés par les violences conjugales.
C'est donc naturellement qu'a été lancé mardi après-midi, en préfecture, le « Grenelle » abordant ces questions. Pendant près de trois heures, différents acteurs du territoire (police, justice, conseil départemental…) ont dressé un panorama des violences et des dispositifs mis en œuvre au niveau local. Ceci devant un parterre de professionnels et associatifs parfois révoltés du manque de moyens alloués par l'Etat pour prendre en charge ce fléau.
3 391 plaintes en 2019. Depuis le début de l'année, 3 391 victimes ont déposé plainte (contre 3 100 l'an passé). « On ne sait pas si les violences augmentent ou si la parole se libère », remarque François Léger, directeur territorial de la sécurité de proximité. Depuis le 15 mai, un nouveau dispositif est ainsi expérimenté à la Maison des femmes de l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, où un policier intervient une fois par semaine afin d'enregistrer des plaintes, notamment de victimes hospitalisées. Depuis son lancement, 20 plaintes ont été déposées. Des stages ont également été lancés pour former les policiers à l'accueil des femmes qui se rendent au commissariat. « 121 fonctionnaires en ont bénéficié sur 4 000, on a encore de la marge », reconnaît le responsable.
La justice débordée. « Il y a des jours où un coup de fil sur deux que je reçois concerne des violences conjugales, ça montre l'ampleur du phénomène chez nous », souligne Juliette Gest, premier vice-procureur au tribunal de grande instance de Bobigny. L'an passé, 600 violences par conjoint ont donné lieu à des poursuites dans le département (dont 90 en comparution immédiate). Dix poursuites ont également été déclenchées suite au non-respect d'une ordonnance de protection.
Le succès des téléphones grand danger. Lancé dès 2009 en Seine-Saint-Denis, le téléphone grand danger - remis aux victimes sur lesquelles pèsent les plus forts risques de nouvelles agressions - a permis de protéger 618 femmes en 10 ans. Elles sont géolocalisées grâce à l'appareil en cas de danger. « Chacune des 239 interventions recensées en 10 ans a donné lieu à une intervention des forces de l'ordre », insiste François Léger. 36 téléphones sont actuellement en service dans le département.
L'enjeu du relogement. L'an passé, 348 familles, soit 822 personnes ont fait appel au 115 en se déclarant dans une situation de détresse à la suite d'événements de violences conjugales. Des solutions de mises en sécurité ont été proposées à 196 familles. « On a une grosse difficulté en Seine-Saint-Denis. Nos besoins en matière d'hébergement ne sont pas proportionnés aux moyens dont on dispose », reconnaît Fadela Benrabia, la préfète à l'Égalité des chances. 130 familles ont été redirigées vers des hôtels du 115. « Une solution qui reste dix fois plus cher que des places en foyer pérennes », s'est indignée une participante dans l'assistante. Le département compte six structures d'hébergement spécialisées équivalent à 260 places et deux accueils de jour gérés par les associations L'Amicale du Nid 93 et SOS Femmes 93.
Le grenelle comment ça marche?
Si les échanges étaient parfois tendus mardi lors du lancement du Grenelle contre les violences conjugales en préfecture de Bobigny, les débats vont se poursuivre à travers trois ateliers qui seront organisés les 20 et 23 septembre et le 17 octobre. Ils porteront notamment sur plusieurs questions : le meilleur repérage des victimes, l'amélioration de leur parcours judiciaire et de leur accompagnement sanitaire et social. Y participeront les acteurs institutionnels (police, justice, éducation…) et les professionnels et associatifs. À l'issue de la concertation, le préfet en tirera des idées qu'il fera remonter au gouvernement.
Crapulax a écrit : Il y a de bonnes mesures qui sont engagées.
Et il est temps en France de respecter les femmes..Et de renouer avec cette tradition justement bien Française de la politesse et de la courtoisie envers la gente féminine..Qui nous a longtemps définis dans l'histoire.
Une femme n'est ni un clebs,ni un punching-ball,ni la bonne et encore moins une serpillère....Quand aux écervelées il y en aussi mais à la vue du comportement primitif présent chez pas mal d'hommes elles ont de quoi voir venir.