Allez, les condamnations de cet "enfant de coeur"....
Condamnations
2011 : provocation à la discrimination raciale
Le 6 mars 2010, dans le cadre de la promotion de son livre Mélancolie française, Éric Zemmour affirme sur France Ô que les employeurs « ont le droit de refuser des Arabes ou des Noirs »[386]. Le même jour, dans l'émission Salut les Terriens animée par Thierry Ardisson, Canal+ diffuse ces propos du polémiste sur les contrôles au faciès : « Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait »[386]. Dans les jours suivant la télédiffusion de ces propos, la LICRA engage des poursuites judiciaires contre le journaliste. Dans le sillage de ces poursuites, le club Averroes et le MRAP saisissent le CSA[387].
Le MRAP déplore que les origines — et non pas la situation sociale — soient mises en rapport avec le taux de délinquance[388]. De même, la CGT condamne le « fait de lier les méfaits de délinquants à leur origine et non pas à leur marginalisation sociale marquée par la misère des quartiers ghettos »[389]. La procureure Anne de Fontette estime que Zemmour reprend le « vieux stéréotype qui assimile l'immigration à la délinquance ». Pour SOS Racisme, Zemmour définit « une population criminogène en fonction de son apparence et de son origine », ce qui « fait passer un mensonge pour un fait établi »[390].
Après plusieurs reports du fait de la multiplication des plaintes avec constitutions de parties civiles[391], le procès se tient en février 2011 et Zemmour bénéficie des témoignages de Robert Ménard et d'Éric Naulleau. Zemmour se défend en affirmant être un observateur fidèle de la réalité qui refuse le « politiquement correct »[386].
Le 18 février 2011, la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris le condamne pour provocation à la discrimination raciale[386]. Elle estime que Zemmour a « justifié une pratique discriminatoire illégale — la discrimination à l'embauche — en la présentant comme licite » et qu'il a « dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression »[386].
Dans un premier jugement, découlant des poursuites engagées par SOS Racisme, la LICRA et le MRAP, la 17e chambre du tribunal le condamne à une amende de 1 000 euros avec sursis ainsi qu'à verser 1 000 euros de dommages-intérêts et 2 000 euros de frais de justice à chacune des trois associations (soit un total de 9 000 euros)[392].
Le second jugement, concernant les poursuites de l'Union des étudiants juifs de France et J'accuse, ne concerne que les propos diffusés sur Canal+. Zemmour est condamné à une amende de 1 000 euros avec sursis ainsi qu'à verser 1 euro à chacune des parties civiles et 750 euros de frais de justice (soit un total de 1 502 euros)[386],[392].
Le 1er mars 2011, Zemmour annonce qu'il n'interjette pas appel[393]. Le 2 mars 2011, il est invité par Hervé Novelli[394] et ovationné par les parlementaires de l'UMP[395] à la convention nationale des Réformateurs. Il y suggère dans un discours aux députés UMP de supprimer les lois sur la discrimination raciale, les lois mémorielles, l'action pénale des associations antiracistes et leurs subventions[396]. À la suite de ce jugement, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, et la CGT demandent à Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions de tenir compte du procès et de prendre des sanctions contre Éric Zemmour[397].
2018 : provocation à la haine religieuse envers les musulmans
Dans l'émission C à vous sur France 5 du 6 septembre 2016, en promotion pour le lancement du livre Un quinquennat pour rien, Éric Zemmour déclare à propos des musulmans qu'il faut « leur donner le choix entre l'islam et la France » et que « tous les musulmans, qu'ils le disent ou qu'ils ne le disent pas », considèrent les jihadistes comme de « bons musulmans »[398]. Le 3 mai 2018, la cour d'appel de Paris estime que ces passages ne comportent « pas d’exhortation, même implicite, à la provocation à la haine ». Cependant la juridiction le condamne à 5 000 euros d'amende pour provocation à la haine religieuse, ainsi qu'à verser un euro de dommages et intérêts à l'association CAPJPO-EuroPalestine et 3 000 euros pour les frais de justice. La cour considère que les propos de Zemmour « visaient les musulmans dans leur globalité et constituaient une exhortation implicite à la discrimination », quand il déclarait que la France vivait « depuis trente ans une invasion » et que « dans les innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées » se jouait une « lutte pour islamiser un territoire », « un djihad »[399],[g].
Le 17 septembre 2019, la Cour de cassation, relevant contre lui « une exhortation implicite à la discrimination », « un appel à la discrimination », rejette son pourvoi, rendant sa condamnation en appel définitive en droit interne[400]. Zemmour saisit ensuite la Cour européenne des droits de l'homme sur le fondement de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme protégeant la liberté d'expression, son avocat, maître Antoine Beauquier, invoquant aussi « une atteinte au procès équitable »[401]. Le 20 décembre 2022, la CEDH le déboute, estimant que « ses propos, présentés comme le fruit d'une “analyse historique et théologique”, contenaient en réalité des assertions négatives et discriminatoires de nature à attiser un clivage entre les Français et la communauté musulmane » ; sa condamnation est donc validée[402],[403].
Juin 2021 : diffamation publique envers une administration publique
Le 25 juin 2021, l'Institut national d'études démographiques (INED) dépose une plainte pour « diffamation publique envers une administration publique » contre Éric Zemmour pour avoir affirmé sur CNews, le 2 avril précédent, que l'Ined « trafique les chiffres [sur l'immigration] »[404]. La cour d'appel réitère cette condamnation 11 décembre 2024 et condamne Éric Zemmour et CNews pour diffamation publique[405]. Le 27 janvier 2026, la Cour de cassation rejete les pourvois formés par Éric Zemmour et le directeur de la publication de CNews[405].
2020-2024 : provocation à la haine raciale et injures publiques à caractère raciste
Le 1er octobre 2020, le parquet de Paris ouvre une enquête pour « provocation à la haine raciale » et « injures publiques à caractère raciste » à la suite des propos d'Éric Zemmour, lequel a déclaré la veille dans l'émission Face à l'info de CNews, sur la question des mineurs isolés étrangers après une attaque terroriste devant les anciens locaux de Charlie Hebdo : « Ces jeunes, comme le reste de l'immigration […] n'ont rien à faire ici : ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont ; il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu'ils viennent »[406],[407]. Plusieurs départements, la LICRA et SOS Racisme portent plainte[408],[409].
Le CSA prononce en mars 2021 une amende de 200 000 euros à l'encontre de CNews pour les propos de Zemmour considérés comme une « incitation à la haine » et « à la violence ». C'est la première fois qu'une chaîne d'information en continu fait l'objet d'une sanction pécuniaire de la part de l'autorité de régulation[410]. En juillet 2022, le Conseil d'État rejette les demandes d'annulation de CNEWS et confirme l'amende de 200 000 euros[411]. En janvier 2025, la Cour européénne des droits de l'homme rejète le recours déposé par CNEWS et le polémiste[412].
Le 17 janvier 2022, Zemmour est condamné par une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris pour « complicité d'injure raciale et de provocation à la haine » à une amende de 10 000 euros[413]. La condamnation est confirmée par la cour d'appel de Paris[414], et en cassation[415].
Janvier 2023 : injure à caractère raciste
Le 12 janvier 2023, le tribunal de Paris condamne Zemmour à 4 000 euros d'amende et 3 000 euros de dommages et intérêts pour ses propos jugés racistes et outrageants tenus à l'égard d'Hapsatou Sy. Le polémiste fait appel de la décision judiciaire[416],[269],[417]. La condamnation est confirmée en appel le 28 mars 2024 par la cour d'appel de Paris, qui condamne par ailleurs Éric Zemmour à payer 3 000 euros supplémentaires à Hapsatou Sy pour ses frais de procédures[418],[419],[420]. Le 2 septembre 2025, la cour de Cassation rejette le pourvoi en cassation d'Éric Zemmour[421].
Février 2024 : complicité de diffamation
Le 7 février 2024, Éric Zemmour est condamné à 1 000 euros d'amende avec sursis et 1 000 euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel de Paris pour complicité de diffamation publique concernant des propos tenus en 2020 à l'encontre de la députée Danièle Obono qu'il avait accusée « de dire tout son amour pour Mohamed Merah, qui tue des enfants juifs »[422].
Février 2024 : condamnation pour provocation à la haine contre les migrants et les mineurs isolés
Le 25 septembre 2020, le tribunal judiciaire de Paris condamne Éric Zemmour à une amende de 10 000 euros pour « injure et provocation à la haine », en raison des propos qu'il avait tenus en septembre 2019 lors d'un violent discours à l'encontre des musulmans et de l'immigration[423], en ouverture de la convention de la droite organisée par des proches de Marion Maréchal. Dans son jugement, le tribunal considère que, « en distinguant parmi les Français l’ensemble des musulmans opposés aux « Français de souche » et en les désignant, ainsi que les immigrés musulmans vivant en France, non seulement comme des criminels auteurs des attentats de 2015 mais comme d’anciens colonisés devenus colonisateurs », les propos tenus « constituent une exhortation, tantôt implicite tantôt explicite, à la discrimination et à la haine à l’égard de la communauté musulmane et à sa religion ». Zemmour est également condamné à payer un euro de dommages et intérêts ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice à huit associations parties civiles, dont la Ligue des droits de l'homme et SOS Racisme[424].
Zemmour interjette appel. La cour d'appel de Paris prononce sa relaxe le 8 septembre 2021[425]. Le parquet général forme un pourvoi en cassation[426]. Le 21 février 2023, la Cour de cassation annule la relaxe et ordonne un nouveau procès devant la cour d'appel de Paris pour injures publiques et provocation à la haine raciale[427].
De nouveau jugé en appel le 22 février 2024, Éric Zemmour est condamné pour provocation à la haine contre les migrants et les mineurs isolés à la suite de sa diatribe. La cour d’appel de Paris qui le reconnait coupable d’injures publiques en raison de l’origine, l’ethnie et la Nation le condamne à 15 000 euros d'amende. Le polémiste est également condamné à verser 1000 euros de dommages et intérêts et 2000 euros de frais de procédure à quatre associations antiracistes[428],[429]. La Cour de cassation confirme cette dernière condamnation en appel en septembre 2025[430].
Mars 2025 : condamnation pour injure raciale
Le 26 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris condamne Éric Zemmour à une peine de 9 000 €, pour injure raciale, pour des propos tenus à l'occasion de l'affaire de Crépol. La cour précise que faute de versement de l'amende, une incarcération de l'homme politique pourrait avoir lieu[431],[432],[433].
Avril 2025 : condamnation pour contestation de crime contre l'humanité
Le 14 octobre 2019, dans l’émission Face à l’info, Bernard-Henri Lévy accuse Éric Zemmour de révisionnisme lorsque celui-ci affirme que « Pétain avait sauvé les juifs français ». Le polémiste maintient alors que « Pétain a été plus royaliste que le roi, il a édicté des décrets en 1940 que l’Allemagne ne lui a pas demandés » [434],[435],[436]. Pour ces derniers propos, il est alors entendu par la 17e chambre correctionnelle le 9 décembre 2020 pour contestation de crime contre l'humanité.
Il est relaxé le 4 février 2021 par le tribunal judiciaire de Paris. Les magistrats estiment que les propos relèvent bien du négationnisme[437] mais qu'ils sont intervenus « dans un contexte » d'une réponse « à brûle-pourpoint lors d'un débat sur la guerre en Syrie »[437],[438]. En mai 2022, sa relaxe est confirmée en appel[439] car les magistrats estiment alors que l'infraction de « contestation de crimes contre l'humanité n'est pas caractérisée » parce qu'en avril 1945, la Haute Cour de justice n'avait pas reconnu Pétain coupable de crimes contre l'humanité[440]. Le 19 mai, le parquet général forme un pourvoi en cassation[441]. Le 5 septembre 2023, la relaxe est cassée par la Cour de cassation qui estime que « les propos reprochés peuvent constituer un délit même s'ils portent sur une personnalité qui n'a pas été condamnée pour crime contre l'humanité ». Le 12 février 2025, il est de nouveau jugé par la cour d’appel de Paris[442],[443],[444],[417],[436].
Le 2 avril 2025, il est condamné par la cour d'appel de Paris à 10 000 € d'amende[445],[446],[447]. Dans la foulée, il annonce à travers un communiqué se pourvoir en cassation et affirme qu'il n'a « à aucun moment souhaité défendre Pétain »[448],[74]. La cour d’appel l’a également condamné à verser 1 € de dommages et intérêts et 1 200 € au titre des frais de justice à chacune des cinq associations parties civiles[449].
Contrefaçons de droits d'auteur
Le 4 mars 2022, Éric Zemmour, le parti Reconquête et François Miramont, alors responsable de l'association Les Amis de Zemmour, sont condamnés par le tribunal judiciaire de Paris à verser 165 000 euros aux plaignants, parmi lesquels les sociétés Gaumont et EuropaCorp, les réalisateurs Luc Besson et François Ozon, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) ou encore les ayants droit du réalisateur Henri Verneuil et de l'écrivain Jacques Prévert, qui l'avaient attaqué pour l'usage non autorisé d'extraits de leurs films dans son clip d'annonce de candidature. Le tribunal a jugé que le droit de courte citation ne s'appliquait pas dans ce cas, car les extraits de films étaient utilisés pour illustrer le clip et non pour « un but exclusif d'information immédiate en relation directe avec les œuvres dont ils sont issus »[119],[450]. Éric Zemmour ne fait pas fait appel de la décision judiciaire[417].
Le 16 janvier 2026, Éric Zemmour est condamné pour contrefaçon pour avoir diffusé des extraits du documentaire le Collège d’à côté de Marc Aderghal sans autorisation préalable. Il était accusé d’avoir détourné des interviews dans un esprit opposé à celui du film, « lequel entendait promouvoir la déconstruction des préjugés racistes et la tolérance »[451].
Relaxes
2008 : plainte pour diffamation contre son livre Petit Frère
En 2008, à la suite de la parution de son roman Petit Frère, dans lequel un Juif est tué par un jeune maghrébin sur un parking, Zemmour reconnaît s'être inspiré d'un fait divers survenu quelques années plus tôt : le meurtre de Sébastien Selam par Adel Amastaibou, son ami d'enfance et voisin de palier[452],[453]. Zemmour est poursuivi en justice par la famille qui demande l'interdiction du livre. Selon l'avocat de la famille, dans le roman, la victime est décrite comme un mauvais juif, sa mère diffamée et son grand-père accusé des pires maux[452]. Zemmour gagne le procès[454].
2014 : chronique sur RTL
Le 17 juin 2014, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), saisi par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN)[455], met « fermement en garde » RTL après une chronique d'Éric Zemmour diffusée le 6 mai, estimant les propos tenus « de nature à encourager des comportements discriminatoires vis-à-vis des populations expressément désignées, et de pouvoir inciter à la haine ou à la violence à l'encontre de celles-ci »[456]. Les propos incriminés sont : « Notre territoire, privé de la protection de ses anciennes frontières, renoue dans les villes, mais aussi dans les campagnes, avec les grandes razzias, les pillages d'autrefois. Les Normands, les Huns, les Arabes, les grandes invasions d'après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d'Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent »[457]. Le CSA a également estimé que RTL avait « manqué, en permettant la diffusion de ces propos, à l'obligation de maîtrise de l'antenne », rappelant que la chronique avait été communiquée préalablement par son auteur aux responsables de la station[456].
Poursuivi pour « incitation à la haine raciale » pour ces propos, Zemmour est relaxé en septembre 2015 par le tribunal correctionnel de Paris, qui a jugé qu'« aussi excessifs, choquants ou provocants que ces propos puissent paraître », ils ne s'appliquent « qu'à une fraction des communautés visées et non à celles-ci dans leur ensemble »[458]. La cour d'appel de Paris confirme la relaxe le 22 juin 2016[459].
2014 : propos sur les musulmans dans le Corriere della Sera
Le 30 octobre 2014, il déclare au journal italien Corriere della Sera : « Les musulmans ont leur code civil, c'est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s'en aller ». Le journaliste lui demande alors : « Mais vous ne pensez pas que ce soit irréaliste de penser qu'on prend des millions de personnes, on les met dans des avions pour les chasser ? »[460]. Zemmour répond : « Je sais, c'est irréaliste, mais l'histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu'un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d'Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu'après la guerre, cinq ou six millions d'Allemands auraient abandonné l'Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? »[461].
Le 17 décembre 2015, Zemmour est condamné en première instance à 3 000 euros d'amende, pour provocation à la haine envers les musulmans. La condamnation est confirmée par la cour d'appel de Paris le 17 novembre 2016[462]. En janvier 2018, la Cour de cassation annule la condamnation. Éric Zemmour est relaxé le 29 novembre 2018 par la cour d'appel de Paris, les juges estimant qu'« il n'est pas prouvé que Zemmour, poursuivi en tant qu'interviewé, savait que ce journal était publié en France »[463].
2016 : accusation de diffamation par Cécile Duflot pour des propos sur l'affaire Baupin
Le 12 mai 2016, Éric Zemmour déclare sur RTL qu'en publiant les échanges téléphoniques de Denis Baupin, « Mediapart a violé toutes les règles du respect de la vie privée » et que ces journalistes se font « aussi et surtout les instruments consentants de la vengeance politicienne de Cécile Duflot contre Emmanuelle Cosse, la compagne de Denis Baupin, qui l'a trahie pour un plat de lentilles ministériel ». Le 6 février 2018, le tribunal correctionnel de Paris relaxe Éric Zemmour, estimant que ses allégations envers Cécile Duflot ne sont pas diffamatoires[464].
2017 : propos d'Éric Zemmour sur la discrimination, annulation de la décision du CSA
Le 2 février 2017, Éric Zemmour déclare sur RTL : « La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l'égalité alors qu'elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d'un individu roi ». Le 14 juin 2017, RTL est mis en demeure par le CSA pour avoir diffusé un « éloge de la discrimination » sans aucune « contradiction ni mise en perspective ». Le 15 octobre 2018, le Conseil d'État annule la décision du CSA[465].
Octobre 2019 : plainte pour injure à caractère homophobe
Le 28 septembre 2023, Éric Zemmour est condamné en première instance à 4 000 euros d'amende pour injure homophobe après avoir déclaré sur Cnews en octobre 2019 que « que les personnes homosexuelles avaient asservi l’État à leur profit »[466],[467]. Il est relaxé en appel le 12 septembre 2024, la cour estime que « les propos incriminés ne sont pas injurieux envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle »[468]. L’avocat de l’association Stop Homophobie indique vouloir former un pourvoi en cassation[468].
Janvier 2022 : accusation de provocation à la discrimination
En janvier 2022, il affirme sur Public Sénat que les délinquants en France ne sont que « des immigrés ou des enfants d’immigrés » et que « si nous avons une délinquance aussi explosive c'est à cause de l'immigration ». La ligue des droits de l'homme et SOS Racisme le poursuivent alors pour « provocation à la discrimination »[469]. Il est relaxé en juillet 2025, les magistrats du tribunal correctionnel de Paris jugeant que les propos reprochés « ne répondent pas aux caractéristiques du délit de provocation à la haine »[470].
Février 2022 : plainte pour diffamation
Éric Zemmour comparaît le 12 février 2024 devant le tribunal judiciaire de Paris pour diffamation après avoir comparé plusieurs villes de France à l'Afghanistan le 7 février 2022 sur la radio de France Inter durant la campagne présidentielle de 2022[471]. Il est relaxé le 12 novembre 2024[472].
Affaires en cours
Cette section est liée à une affaire judiciaire en cours (décembre 2021).
Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie.
2020 : plainte pour diffamation publique homophobe
Le 19 février 2020, des organisations de défense des droits LGBT (Mousse, STOP Homophobie et Adheos) portent plainte contre Éric Zemmour pour « diffamation publique homophobe »[473],[474]. Cette plainte fait suite aux propos tenus par Zemmour sur CNews le 15 octobre 2019 où il accusait notamment les personnes LGBT, « d'avoir la main sur l'État et de l'asservir à [leur] profit » ainsi que de « désagréger la société »[473],[475]. Il est condamné en septembre 2023 à 4 000 € (4 080,02 €2024) d'amende ainsi qu'à 5 000 € (5 100,03 €2024) de dommages et intérêts ainsi que frais de justice envers les associations portées parties civiles[476], mais est relaxé en appel en septembre 2024, Stop Homophobie indique se pourvoir en cassation[477].
Printemps 2021 : plainte pour diffamation envers une association
L'association L214 porte plainte pour diffamation contre Éric Zemmour pour avoir affirmé que des membres de l'association « taguent les bouchers en les traitant de nazis et en disant que les élevages sont des camps d’extermination d’Auschwitz »[478].
Mars 2022 : deuxième plainte pour contestation de crime contre l'humanité
En mars 2022, neuf organisations de défense des droits LGBT dont l'Inter-LGBT, STOP Homophobie, SOS Homophobie et Les Oublié·e·s de la Mémoire se constituent partie civile contre Éric Zemmour pour contestation de crime contre l'humanité en réaction à une phrase écrite dans son livre La France n'a pas dit son dernier mot qualifiant la déportation des homosexuels en France de « légende »[479],[480]. Les organisations se basent sur des recherches historiques réalisées par Arnaud Boulligny, Jean-Luc Schwab et l'historien Frédéric Stroh[481],[482],[417]. Lors du procès, Éric Zemmour se fait représenter le 10 juin 2025 par son avocate auprès du tribubal de Paris, le délibéré est prononcé le 18 septembre 2025[480] et relaxe Zemmour, les associations plaignantes annoncent faire appel[483].
Mars 2022 : procès pour provocation publique à la haine ou à la violence et pour injure publique
En mai 2024, Éric Zemmour est renvoyé devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris pour ses propos tenus en 2021 sur CNews : « Je n'ai pas dit que tous les Sénégalais sont des trafiquants. J'ai dit tous les trafiquants de cracks sont des Sénégalais ». et pour avoir affirmé sur la même chaîne en mars 2022 que « la plupart des vendeurs de cracks sont Sénégalais clandestins »[484].
Avril 2022 : plainte après un démarchage auprès de Français identifiés comme Juifs
Le 12 avril 2022, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire après une plainte de l'Union des étudiants juifs de France et l'association J'accuse[485]. La plainte vise l'envoi de SMS redirigeant vers un « Message d'Éric Zemmour aux Français de confession juive » à plusieurs milliers de personnes le 8 avril 2022, avant le premier tour de l'élection présidentielle. La CNIL ouvre une enquête pour les mêmes faits[486].
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