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Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 00:07
par gare au gorille
Yaroslav a écrit : 23 mai 2026 12:29
jeandu53 a écrit : 23 mai 2026 12:18
En gros, il y a des gens qui vivent grâce à Bolloré, mais qui lui crachent à la gueule. L'emprise (réelle ou supposée) de Bolloré sur le cinéma français les embête. D'une certaine façon, Bolloré leur rend service en ne travaillant plus avec eux, ils devraient être contents.
Tout ce qu'il en ressort, c'est que si tu as la malheur d'émettre la moindre critique sur Bolloré, tu ne pourras de facto plus bosser.
C'est un problème, et ça ressemble bien à de la censure digne d'un autre régime politique..
Au fond, c'est peut-être Mélenchon qui a raison
sur cette question là.
Si Bolloré a les moyens de blacklister 1200 personnes du cinéma (on se demande combien il en reste...) parce qu'ils ont eu le malheur d'émettre une critique à son égard, ça veut dire qu'il faut démanteler l'empire de Bolloré pour mettre fin à son entreprise de nuisance.
Mais on a le même problème dans l'autre sens. Tout artiste qui ne fait pas allégeance à la gauche ou pire, sympathise avec "l'extrême droite" ne pourra de facto plus bosser. Il sera blacklisté sur le service public, verra les salles de spectacles se fermer les unes après les autres et ne bénéficiera plus d'aucune subvention publique pour monter le moindre spectacle.
Ca veut dire qu'il faut démanteler l'actuel système de la culture totalement entre les mains de la gauche pour mettre fin à l'entreprise de nuisance de cette gauche sectaire.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 06:00
par Corvo
gare au gorille a écrit : 24 mai 2026 00:07
Yaroslav a écrit : 23 mai 2026 12:29
Tout ce qu'il en ressort, c'est que si tu as la malheur d'émettre la moindre critique sur Bolloré, tu ne pourras de facto plus bosser.
C'est un problème, et ça ressemble bien à de la censure digne d'un autre régime politique..
Au fond, c'est peut-être Mélenchon qui a raison
sur cette question là.
Si Bolloré a les moyens de blacklister 1200 personnes du cinéma (on se demande combien il en reste...) parce qu'ils ont eu le malheur d'émettre une critique à son égard, ça veut dire qu'il faut démanteler l'empire de Bolloré pour mettre fin à son entreprise de nuisance.
Mais on a le même problème dans l'autre sens. Tout artiste qui ne fait pas allégeance à la gauche ou pire, sympathise avec "l'extrême droite" ne pourra de facto plus bosser. Il sera blacklisté sur le service public, verra les salles de spectacles se fermer les unes après les autres et ne bénéficiera plus d'aucune subvention publique pour monter le moindre spectacle.
Ca veut dire qu'il faut démanteler l'actuel système de la culture totalement entre les mains de la gauche pour mettre fin à l'entreprise de nuisance de cette gauche sectaire.
C'est vrai que le RN et la culture...
https://www.google.com/search?sca_esv=a ... 5&dpr=1.13
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 09:18
par jeandu53
Je répète ce que j'ai déjà dit, à savoir qu'à droite, de façon générale, on n'aime pas le monde de la culture. Trop élitiste, pas assez populaire. Des privilégiés qui se disent de gauche et qui passent leur temps à donner des leçons de tolérance alors qu'ils habitent dans les beaux quartiers de Paris. Donc on estime que l'argent public doit servir à autre chose qu'à financer ces gens-là. Mais à part ça, on ne prétend pas interdire quoi que ce soit.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 09:27
par Yaroslav
papibilou a écrit : 23 mai 2026 20:34Ça fait 13 ans que Bolloré est actionnaire majoritaire de canal. Et Canal, pendant toutes ces années a financé toutes sortes de films, des films qui ne sont pas des propagandes pour l'extrême droite.
Et tout d'un coup, parce qu 'il y a une guéguerre entre l'audiovisuel public et celui de Bolloré, il faut critiquer Canal. Canal c'est devenu caca. Eh bien non et cette pétition imbécile n'a de comparable que la réaction tout aussi imbécile du patron de canal. Parce que c'est Canal que l'on critique pas un actionnaire, c'est Canal que l'on siffle , pas Bolloré.
La puérilité que vous le vouliez ou pas, est des 2 côtés dans un pays ou trop de monde prend n'importe quel prétexte pour souffler sur les flammes de la haine, de la discorde.
Que vous ne trouviez pas pertinente la tribune des signataires, c'est votre avis.
Et je pense qu'on a parfaitement le droit de ne pas être de votre avis et de pouvoir continuer à exercer son métier, sinon ça ressemble à quelque chose d'un peu dictatorial, vous ne croyez pas ?
Et par ailleurs, le réaction de Saada montre factuellement que les signataires de la tribune avaient parfaitement raison. Pour montrer que ces signataires avaient tort, il aurait fallu que Canal s'abstienne de toute chasse aux sorcières en guise de réponse, ce que les dirigeants de Canal n'ont donc pas fait.
Enfin, regardez ce qu'est devenu CNews, regardez ce qu'est devenu Europe1, regardez les premières mesures prises chez Grasset, et redites nous un coup pour voir que les craintes sur l'emprise de Canal dans le cinéma sont totalement injustifiées. Vous n'aurez aucune crédibilité.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 09:58
par jeandu53
Yaroslav a écrit : 24 mai 2026 09:27
papibilou a écrit : 23 mai 2026 20:34Ça fait 13 ans que Bolloré est actionnaire majoritaire de canal. Et Canal, pendant toutes ces années a financé toutes sortes de films, des films qui ne sont pas des propagandes pour l'extrême droite.
Et tout d'un coup, parce qu 'il y a une guéguerre entre l'audiovisuel public et celui de Bolloré, il faut critiquer Canal. Canal c'est devenu caca. Eh bien non et cette pétition imbécile n'a de comparable que la réaction tout aussi imbécile du patron de canal. Parce que c'est Canal que l'on critique pas un actionnaire, c'est Canal que l'on siffle , pas Bolloré.
La puérilité que vous le vouliez ou pas, est des 2 côtés dans un pays ou trop de monde prend n'importe quel prétexte pour souffler sur les flammes de la haine, de la discorde.
Que vous ne trouviez pas pertinente la tribune des signataires, c'est votre avis.
Et je pense qu'on a parfaitement le droit de ne pas être de votre avis et de pouvoir continuer à exercer son métier, sinon ça ressemble à quelque chose d'un peu dictatorial, vous ne croyez pas ?
Et par ailleurs, le réaction de Saada montre factuellement que les signataires de la tribune avaient parfaitement raison. Pour montrer que ces signataires avaient tort, il aurait fallu que Canal s'abstienne de toute chasse aux sorcières en guise de réponse, ce que les dirigeants de Canal n'ont donc pas fait.
Enfin, regardez ce qu'est devenu CNews, regardez ce qu'est devenu Europe1, regardez les premières mesures prises chez Grasset, et redites nous un coup pour voir que les craintes sur l'emprise de Canal dans le cinéma sont totalement injustifiées. Vous n'aurez aucune crédibilité.
Moi, je ne défends pas Bolloré. Au fond, je m'en fous, de Bolloré, et je persiste à penser que, les uns et les autres, vous donnez à ses médias plus d'importance qu'ils n'en ont réellement.
Le problème, c'est que les signataires de la pétition me donnent l'impression de cracher dans la soupe. Ils critiquent Bolloré, mais sont bien contents de percevoir son fric.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 10:12
par Yaroslav
gare au gorille a écrit : 24 mai 2026 00:07Mais on a le même problème dans l'autre sens. Tout artiste qui ne fait pas allégeance à la gauche ou pire, sympathise avec "l'extrême droite" ne pourra de facto plus bosser. Il sera blacklisté sur le service public, verra les salles de spectacles se fermer les unes après les autres et ne bénéficiera plus d'aucune subvention publique pour monter le moindre spectacle.
Ca veut dire qu'il faut démanteler l'actuel système de la culture totalement entre les mains de la gauche pour mettre fin à l'entreprise de nuisance de cette gauche sectaire.
À ce que je sache, Jean Dujardin est plutôt de droite par exemple et fait une très belle carrière.
jeandu53 a écrit : 24 mai 2026 09:58Moi, je ne défends pas Bolloré. Au fond, je m'en fous, de Bolloré, et je persiste à penser que, les uns et les autres, vous donnez à ses médias plus d'importance qu'ils n'en ont réellement.
Le problème, c'est que les signataires de la pétition me donnent l'impression de cracher dans la soupe. Ils critiquent Bolloré, mais sont bien contents de percevoir son fric.
Donc c'est la situation quasi monopolistique de Bolloré dans le cinéma français qui pose problème.
On ne devrait jamais se retrouver dans uns situation telle qu'on doit lécher les bottes d'un tyran pour être autorisé à bosser dans le milieu de la culture (ou ailleurs).
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 24 mai 2026 11:25
par papibilou
Yaroslav a écrit : 24 mai 2026 10:12
Donc c'est la situation quasi monopolistique de Bolloré dans le cinéma français qui pose problème.
On ne devrait jamais se retrouver dans uns situation telle qu'on doit lécher les bottes d'un tyran pour être autorisé à bosser dans le milieu de la culture (ou ailleurs).
Ce n'est certainement pas une situation quasi monopolistique que celle de Bolloré, mais comme on ne parle que de lui on dirait qu'il occupe tout l'espace. Et je rappelle qu'il est majoritaire à Canal depuis 13 ans, que nombre de signataires ont bossé grâce à Canal, et qu'il ne s'agit pas de
lécher les bottes d'un tyran.
C'est trop facile d'utiliser des
mots outranciers pour faire croire à un scandale. Mais ça place bien politiquement dans ce milieu de critiquer Bolloré voire l'état. Certes le patron de canal aurait du laisser filer cette histoire idiote, je dis bien idiote. Demandez donc à un chef d'entreprise de vous embaucher après vous être fait connaître pour avoir critiqué l'entreprise, vous verrez si le DRH vous dit, "bienvenue, monsieur".
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 25 mai 2026 08:00
par Yaroslav
papibilou a écrit : 24 mai 2026 11:25
Yaroslav a écrit : 24 mai 2026 10:12
Donc c'est la situation quasi monopolistique de Bolloré dans le cinéma français qui pose problème.
On ne devrait jamais se retrouver dans uns situation telle qu'on doit lécher les bottes d'un tyran pour être autorisé à bosser dans le milieu de la culture (ou ailleurs).
Ce n'est certainement pas une situation quasi monopolistique que celle de Bolloré, mais comme on ne parle que de lui on dirait qu'il occupe tout l'espace. Et je rappelle qu'il est majoritaire à Canal depuis 13 ans, que nombre de signataires ont bossé grâce à Canal, et qu'il ne s'agit pas de
lécher les bottes d'un tyran.
C'est trop facile d'utiliser des
mots outranciers pour faire croire à un scandale. Mais ça place bien politiquement dans ce milieu de critiquer Bolloré voire l'état. Certes le patron de canal aurait du laisser filer cette histoire idiote, je dis bien idiote. Demandez donc à un chef d'entreprise de vous embaucher après vous être fait connaître pour avoir critiqué l'entreprise, vous verrez si le DRH vous dit, "bienvenue, monsieur".
Je crois que l'idiotie la plus crasse consiste à croire ou faire croire qu'il n'y a aucun risque de censure politique dans le cinéma financé par Canal sachant :
- les idées politiques de Bolloré,
- l'évolution éditoriale (factuelle) de CNews, Europe1, le JDD, Grasset,
- la réaction de Saada à la tribune contre Bolloré,
- des témoignages qui existent déjà maintenant :
Il y a un an, le cinéaste gay Christophe Honoré racontait une autre anecdote au magazine «Trois Couleurs»: «Sur 'Plaire, aimer et courir vite', Vincent Bolloré siégeait au comité de validation des films de Canal +. Il y avait deux films proposés, dont le mien, et 'En guerre' de Stéphane Brizé, sur un syndicaliste. Vincent Bolloré avait dit:
'Pas de pédé, pas de syndicaliste'. Résultat: les deux films ont été éjectés du financement principal de Canal+.»
Le petit écran n’est pas en reste. Selon «Le Canard Enchaîné», Vincent Bolloré a fait réécrire la deuxième saison de la série historique «Paris Police» car celle-ci devait initialement évoquer la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, promulguée en 1905 et à la base de la conception française de la laïcité. Aujourd’hui,
des consignes ont été passées aux producteurs qui viennent pitcher leurs fictions: pas de personnages LGBT+, pas de thématiques féministes, pas de mention de l’avortement ou de la religion. Les effets concrets de ces décisions ne seront mesurables que dans quelques années.
https://www.blick.ch/fr/monde/france/ca ... 70099.html
Cette dernière phrase citée est importante. Les régimes autoritaires mettent souvent de longues années à s'installer et s'il est vrai que l'évolution de CNews, Europe1 et le JDD a été assez rapide et spectaculaire, elle serait sans doute plus longue dans le milieu du cinéma,
mais ça ne veut en aucun cas dire qu'elle n'existerait pas. Au contraire, les 13 ans de Bolloré chez Canal montre uniquement que Bolloré est bien installé et qu'il peut prendre le temps de le faire.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 25 mai 2026 08:18
par vivarais
Corvo a écrit : 24 mai 2026 06:00
gare au gorille a écrit : 24 mai 2026 00:07
Mais on a le même problème dans l'autre sens. Tout artiste qui ne fait pas allégeance à la gauche ou pire, sympathise avec "l'extrême droite" ne pourra de facto plus bosser. Il sera blacklisté sur le service public, verra les salles de spectacles se fermer les unes après les autres et ne bénéficiera plus d'aucune subvention publique pour monter le moindre spectacle.
Ca veut dire qu'il faut démanteler l'actuel système de la culture totalement entre les mains de la gauche pour mettre fin à l'entreprise de nuisance de cette gauche sectaire.
C'est vrai que le RN et la culture...
https://www.google.com/search?sca_esv=a ... 5&dpr=1.13
C'est une obsession de mettre le RN à toutes les sauces
Le culturel pour le RN ne fait pas partie des priorités pour traiter les problèmes que rencontrent les français
Il est coutume de dire que pour satisfaire le peuple il faut lui donner des jeux et du pain
Pour le RN la priorité c'est le PAIN (que le frigo ne soit pas vide le 15 du mois) pas les jeux
Ciotti en association avec le RN a supprimé les subventions à certains évènements faisant ainsi économiser aux niçois 6 millions d''euros
Le syndicalisme doit se financer avec les cotisations des adhérents et la culture comme cela se faisait avant par de mécènes associés à parfois des profits
Ce n'est pas au contribuable de payer pour cela
Ceux qui veulent être protégé professionnellement ; c'est à eux de soutenir le syndicalisme
Ceux qui veulent une activité culturelle c'est à eux de la financer
Il ne faut pas vouloir des choses en les faisant payer par les autres
L'état ne doit aux français et les taxer pour cela que pour les services régaliens
Les fonctions régaliennes de l'État comprennent généralement
Sécurité intérieure et maintien de l'ordre public : police, gendarmerie, sécurité civile.
Défense et sécurité extérieure : armée, diplomatie, protection du territoire.
Justice : définition des lois, administration judiciaire, tribunaux.
Souveraineté économique et financière : émission de monnaie, fiscalité, contrôle des finances publiques.
Certaines interprétations modernes incluent également la sécurité sanitaire, environnementale et sociale, élargissant le concept traditionnel pour protéger les citoyens contre les risques majeurs
Il y avait le loto sportif et le loto pour le patrimoine sans impliquer tous les français ; mais ils ont été vendus à la haute finance
Nous avons 36 ministères et secrétariats d'état alors que seulement 4 de chaque seraient suffisant
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 25 mai 2026 11:31
par papibilou
Yaroslav a écrit : 25 mai 2026 08:00
papibilou a écrit : 24 mai 2026 11:25
Ce n'est certainement pas une situation quasi monopolistique que celle de Bolloré, mais comme on ne parle que de lui on dirait qu'il occupe tout l'espace. Et je rappelle qu'il est majoritaire à Canal depuis 13 ans, que nombre de signataires ont bossé grâce à Canal, et qu'il ne s'agit pas de
lécher les bottes d'un tyran.
C'est trop facile d'utiliser des
mots outranciers pour faire croire à un scandale. Mais ça place bien politiquement dans ce milieu de critiquer Bolloré voire l'état. Certes le patron de canal aurait du laisser filer cette histoire idiote, je dis bien idiote. Demandez donc à un chef d'entreprise de vous embaucher après vous être fait connaître pour avoir critiqué l'entreprise, vous verrez si le DRH vous dit, "bienvenue, monsieur".
Je crois que l'idiotie la plus crasse consiste à croire ou faire croire qu'il n'y a aucun risque de censure politique dans le cinéma financé par Canal sachant :
- les idées politiques de Bolloré,
- l'évolution éditoriale (factuelle) de CNews, Europe1, le JDD, Grasset,
- la réaction de Saada à la tribune contre Bolloré,
- des témoignages qui existent déjà maintenant :
Il y a un an, le cinéaste gay Christophe Honoré racontait une autre anecdote au magazine «Trois Couleurs»: «Sur 'Plaire, aimer et courir vite', Vincent Bolloré siégeait au comité de validation des films de Canal +. Il y avait deux films proposés, dont le mien, et 'En guerre' de Stéphane Brizé, sur un syndicaliste. Vincent Bolloré avait dit:
'Pas de pédé, pas de syndicaliste'. Résultat: les deux films ont été éjectés du financement principal de Canal+.»
Le petit écran n’est pas en reste. Selon «Le Canard Enchaîné», Vincent Bolloré a fait réécrire la deuxième saison de la série historique «Paris Police» car celle-ci devait initialement évoquer la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, promulguée en 1905 et à la base de la conception française de la laïcité. Aujourd’hui,
des consignes ont été passées aux producteurs qui viennent pitcher leurs fictions: pas de personnages LGBT+, pas de thématiques féministes, pas de mention de l’avortement ou de la religion. Les effets concrets de ces décisions ne seront mesurables que dans quelques années.
https://www.blick.ch/fr/monde/france/ca ... 70099.html
Cette dernière phrase citée est importante. Les régimes autoritaires mettent souvent de longues années à s'installer et s'il est vrai que l'évolution de CNews, Europe1 et le JDD a été assez rapide et spectaculaire, elle serait sans doute plus longue dans le milieu du cinéma,
mais ça ne veut en aucun cas dire qu'elle n'existerait pas. Au contraire, les 13 ans de Bolloré chez Canal montre uniquement que Bolloré est bien installé et qu'il peut prendre le temps de le faire.
Écrire que Bolloré a refusé de financer " en guerre" et se rendre compte qu'il a quand même été tourné montre que le financement du cinéma est multiple et mondial. Bolloré ( qui j'en suis sûr a autre chose à faire que décider s'il finance tel ou tel film) n'est qu'un minuscule maillon.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 26-5182720
Au final, les signataires n'ont sans doute pas fragilisé le cinéma en général mais le cinéma français peut-être.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 25 mai 2026 14:06
par Kabé
papibilou a écrit : 25 mai 2026 11:31
Écrire que Bolloré a refusé de financer " en guerre" et se rendre compte qu'il a quand même été tourné montre que le financement du cinéma est multiple et mondial. Bolloré ( qui j'en suis sûr a autre chose à faire que décider s'il finance tel ou tel film) n'est qu'un minuscule maillon.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 26-5182720
Au final, les signataires n'ont sans doute pas fragilisé le cinéma en général mais le cinéma français peut-être.
Vous avez raison de relativiser les choses un petit peu. Il y a à peu près la moitié des films français qui ne sont pas co-financé par Canal+ (et je souligne "
co-financé"). C'est quand même beaucoup, et avec les 170 millions d'euros l'année dernière (une diminution de 50 million par rapport à 2024...), ce n'est pas minuscule comme maillon. Mais, quand on voit que les investissements dans la production cinématographique s'élevaient à 1,37 milliards d'euros en 2025, en effet, l'apport de Bolloré n'est pas rien, mais pas tout non plus. Loin de là.
La position de diffuseur de Canal+ amène des obligations d'investissement dans la production cinématographique. Si jamais Bolloré ne voulait que produire des films à son image, il serait avisé - en effet - d'acquérir son propre réseau de salles de cinéma, ce qu'il projette de faire avec une future acquisition des salles UGC (le catalyseur de la pétition - avec en arrière-fond l'affaire Grasset -, sujet de ce fil). Est-ce que cela serait rentable ? Je ne pense pas. Actuellement, l'empire Bolloré dans le domaine des médias et de la culture est plutôt déficitaire et c'est en partie à cause des choix éditoriaux que cet actionnaire principal impose (cf. C8, la perte des parts de marché de CNews, le pétrain dans lequel se trouve actuellement Grasset...).
Le cinéma français survivra sans Bolloré, Bolloré sans doute aussi sans le cinéma français. Mais tant qu'il veut exploiter Canal+ comme aujourd'hui, il aura des obligations d'investissement dans le cinéma. Si cela lui mène à une orientation idéologique de ce cinéma (et les exemples cité ci-dessus par Yaroslav sont quand-même assez parlants), les pétitionnaires ont raison de s'inquiéter et d'exprimer leur inquiétude. Canal+, par la voix de Maxime Saada n'a fait que confirmer que ces inquiétudes étaient bien fondées...
Quoi qu'il en soit, le cinéma français se remettra de Bolloré.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 25 mai 2026 19:48
par vivarais
Kabé a écrit : 25 mai 2026 14:06
papibilou a écrit : 25 mai 2026 11:31
Écrire que Bolloré a refusé de financer " en guerre" et se rendre compte qu'il a quand même été tourné montre que le financement du cinéma est multiple et mondial. Bolloré ( qui j'en suis sûr a autre chose à faire que décider s'il finance tel ou tel film) n'est qu'un minuscule maillon.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 26-5182720
Au final, les signataires n'ont sans doute pas fragilisé le cinéma en général mais le cinéma français peut-être.
Vous avez raison de relativiser les choses un petit peu. Il y a à peu près la moitié des films français qui ne sont pas co-financé par Canal+ (et je souligne "
co-financé"). C'est quand même beaucoup, et avec les 170 millions d'euros l'année dernière (une diminution de 50 million par rapport à 2024...), ce n'est pas minuscule comme maillon. Mais, quand on voit que les investissements dans la production cinématographique s'élevaient à 1,37 milliards d'euros en 2025, en effet, l'apport de Bolloré n'est pas rien, mais pas tout non plus. Loin de là.
La position de diffuseur de Canal+ amène des obligations d'investissement dans la production cinématographique. Si jamais Bolloré ne voulait que produire des films à son image, il serait avisé - en effet - d'acquérir son propre réseau de salles de cinéma, ce qu'il projette de faire avec une future acquisition des salles UGC (le catalyseur de la pétition - avec en arrière-fond l'affaire Grasset -, sujet de ce fil). Est-ce que cela serait rentable ? Je ne pense pas. Actuellement, l'empire Bolloré dans le domaine des médias et de la culture est plutôt déficitaire et c'est en partie à cause des choix éditoriaux que cet actionnaire principal impose (cf. C8, la perte des parts de marché de CNews, le pétrain dans lequel se trouve actuellement Grasset...).
Le cinéma français survivra sans Bolloré, Bolloré sans doute aussi sans le cinéma français. Mais tant qu'il veut exploiter Canal+ comme aujourd'hui, il aura des obligations d'investissement dans le cinéma. Si cela lui mène à une orientation idéologique de ce cinéma (et les exemples cité ci-dessus par Yaroslav sont quand-même assez parlants), les pétitionnaires ont raison de s'inquiéter et d'exprimer leur inquiétude. Canal+, par la voix de Maxime Saada n'a fait que confirmer que ces inquiétudes étaient bien fondées...
Quoi qu'il en soit, le cinéma français se remettra de Bolloré.
Ce qui fait que la moitié de films ou séries qui n'auront pas pu être financé ou a petit budget seront remplacés par des productions étrangères
Déjà que sur les chaines TV françaises on bouffe 80 ù de films et séries étrangères
Quoi qu'il en soit, le cinéma français se remettra de Bolloré.
Parce que vous croyez que Canal + va cesser de coproduire alors qu'on viendra le solliciter
Vous vous attribuez un ORA que vous n'avez pas
Les 600 signataires viendront quémander de participer au tournage des films coproduits par canal +
Que s'est il passé pour le théâtre antique d'ORANGE
Ce qui avec tapage avaient annoncé leur boycott aujourd'hui viennent solliciter des créneaux pour s'y produire ne faisant plus que des bouches trou dans les planning
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 26 mai 2026 01:24
par latresne
Si Bolloré nefinance plus ,il y aura de moins en moins de films et de plus en plus d'acteurs actrices au chomage.Et l'on verra les Depardon ,Haenel et consorts crier :"Revenez svp Mr Bolloré,on a besoin de vos sous de droite."
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 26 mai 2026 05:50
par Fonck1
moi je suis pour faire sauter le verrou de la part prélevée sur les tickets de cinémas qui vont direct à canal plus, c'est une sorte de monopole inacceptable.
Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 26 mai 2026 07:05
par Yaroslav
papibilou a écrit : 25 mai 2026 11:31
Yaroslav a écrit : 25 mai 2026 08:00
Je crois que l'idiotie la plus crasse consiste à croire ou faire croire qu'il n'y a aucun risque de censure politique dans le cinéma financé par Canal sachant :
- les idées politiques de Bolloré,
- l'évolution éditoriale (factuelle) de CNews, Europe1, le JDD, Grasset,
- la réaction de Saada à la tribune contre Bolloré,
- des témoignages qui existent déjà maintenant :
Cette dernière phrase citée est importante. Les régimes autoritaires mettent souvent de longues années à s'installer et s'il est vrai que l'évolution de CNews, Europe1 et le JDD a été assez rapide et spectaculaire, elle serait sans doute plus longue dans le milieu du cinéma,
mais ça ne veut en aucun cas dire qu'elle n'existerait pas. Au contraire, les 13 ans de Bolloré chez Canal montre uniquement que Bolloré est bien installé et qu'il peut prendre le temps de le faire.
Écrire que Bolloré a refusé de financer " en guerre" et se rendre compte qu'il a quand même été tourné montre que le financement du cinéma est multiple et mondial. Bolloré ( qui j'en suis sûr a autre chose à faire que décider s'il finance tel ou tel film) n'est qu'un minuscule maillon.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... 26-5182720
Au final, les signataires n'ont sans doute pas fragilisé le cinéma en général mais le cinéma français peut-être.
Correction : Bolloré a sans doute fragilisé le cinéma français.
Et vous ne savez pas dans quelle mesure le film évoqué aurait reçu le même niveau de financement que s'il avait été soutenu par Canal, ni combien de films "avec des pédés ou des syndicalistes" n'ont pas pu être financés parce que Bolloré les déteste.