Mesoke a écrit : ↑18 avril 2023 15:31
Un crime c'est une infraction à la justice ou la culture d'un peuple. Donc bien sûr que les crimes sont condamnés par toutes les cultures. C'est dans la définition du mot.
Mais le truc dont on parle, c'est que des notions peuvent être considérées comme des crimes par un peuple et pas par un autre. Genre dans certaines rares cultures,
l'anthropophagie n'est pas un crime, et est au contraire encouragée.
Il existe sans doute quelques rares exemples de tabous culturels universels, de notions unanimement rejetées par tous les peuples, depuis des milliers d'années. Mais c'est rare. Le plus souvent, vu la diversité de cultures humaines, on n'a pas d'universalisme du bien et du mal.
Mais comme vous l'avez expliqué, l'anthropophagie est dans ce cas un rite funéraire. Et de ce que j'en ai compris, ce fil de discussion n'aborde pas spécialement les rites funéraires.
Si on prend le cas des sacrifices humains par exemple chez les mayas, ce n'étaient pas non plus des crimes, puisque c'étaient un rituel religieux.
Ne confondez pas tout, svp.
Mais attention, il y a tout de même eu de très grandes évolutions "morales" entre ces époques anciennes de l'humanité et le monde d'aujourd'hui.
Par exemple la relation à l'esclavagisme. Aujourd'hui l'esclavagisme est unanimement condamné (au moins officiellement) alors que cela a été longtemps vu comme étant quelque chose de naturel, voire même de juste.
Par exemple la pratique de l'esclavage n'a jamais choqué les philosophes antiques. Au contraire même, ils voyaient cela comme une chose juste et normale permettant à l'individu d'être débarrassé du travail et donc d'être libre de philosopher.
On peut dire que les droits de l'homme ont été une révolution morale.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville